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Critiques Séries : Impastor. Saison 1. Pilot.

4 Juin 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Impastor

Critiques Séries : Impastor. Saison 1. Pilot.

Impastor // Saison 1. Episode 1. Pilot.


TV Land c’est la chaîne qui nous a apporté un vent de nostalgie ces dernières années avec Hot in Cleveland mais elle semble vouloir s’éloigner des comédies en multi-cam afin d’aller vers quelque chose de beaucoup plus jeune et moins vieillot. C’est donc avec Younger (et tout est dans le titre) que TV Land a tenté de toucher un nouveau public (après la tentative ratée de l’an dernier Jennifer Falls, dans un registre plus familial). Et pour le coup cela semble avoir fonctionné puisque Younger a gagné son pass pour une saison 2. Impastor est une nouvelle tentative de la part de TV Land de nous apporter une petite comédie en single cam. Si Younger ne renouvelle en rien le monde des comédies, elle est plutôt efficace en son genre et fonctionne en grande partie autour de son twist. Cela sera probablement pareil pour Impastor qui permet de renouer avec Michael Rosenbaum qui avait disparu depuis l’arrêt de Breaking In (FOX) il y a quelques années de ça. Maintenant qu’il a retrouvé des cheveux (c’était Lex Luthor dans Smallville), on ne peut que saluer Buddy Dobbs, le personnage qu’il incarne dans cette série. Tout au long de ce premier épisode il est le héros de la série et parvient à porter cette comédie grâce à un script plutôt bien inspiré et à des personnages haut en couleurs.

Un pauvre homme criblé de dettes fuit ses débiteurs et se cache dans une petite ville. Il y trompe les habitants en se faisant passer pour un pasteur gay...

Il était nécessairement d’avoir un casting de personnages tous plus pimpants les uns que les autres à commencer par Dora incarnée par une Sara Rue absolument fabuleuse. J’adore déjà ce personnage et je pense que cela ne risque pas de s’arrêter de si tôt. Les confrontations avec Buddy risquent d’être tout aussi jouissives si cela reste du même acabit que ce que l’on voit dans ce premier épisode. Dans sa façon d’introduire l’histoire, Impastor est tout aussi amusante et change réellement de ce que l’on a pour habitude de voir ces dernières années dans le monde des comédies. Ce n’est donc pas une comédie de potes, pas une comédie familiale, pas une comédie de bureau, pas une comédie romantique, c’est une comédie complètement différente. Le fait qu’elle parte d’une tromperie est quelque chose qu’une autre série de TV Land connaît bien (dans Younger, l’héroïne fait croire qu’elle a 26 ans alors qu’elle a dépassé les 40 ans pour retrouver du travail) et cela fonctionne une fois de plus ici. Je dois vous avouer que je ne m’attendais pas du tout à tomber sous le charme d’une comédie comme celle-ci. Je m’attendais en effet au contraire, à ce que cela ne soit pas aussi efficace que prévu et que l’on s’ennuie donc terriblement. Car j’ai aussi un passé de comédies avec TV Land et il n’est pas forcément glorieux.

Quoi qu’il en soit, Michael Rosenbaum est parfait dans le rôle de l’imposteur/faussement gay et faussement pasteur. C’est amusant car je ne m’attendais pas du tout à quelque chose de ce genre là quand j’avais entendu parler de ce projet de série. Mais peu importe, l’alchimie est là et l’on sent que cette comédie pourrait renouer avec des racines comiques que je n’avais pas vu depuis GCB (ABC) il y a quelques années produite par un certain… Darren Star qui n’est autre que le créateur de… Younger. Il y a quelques degrés de séparation entre ces deux comédies à ce que je vois. En misant sur une idée originale, quelques scènes sortent donc du lot. La première sera la scène d’ouverture, aussi ridicule qu’amusante qui nous met dans le bain et nous donne tout de suite envie d’en voir un peu plus. Il y a aussi la confrontation avec ce jeune garçon incarné par Graham Patrick Martin (cela fait bizarre de le voir retourner à la comédie après l’avoir vu jouer Rusty dans Major Crimes) qui était là aussi un joli moment de cet épisode ou encore toutes les interventions de Sara Rue qui sont fabuleuses à souhait.

« I see you love birds »
« You already got me »

Je vais donc regarder religieusement la suite de la saison en espérant être aussi surpris que ce premier épisode.

Note : 7/10. En bref, c’est frais, amusant et apporte quelque chose de différent au monde des comédies actuelles. A suivre en somme…

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