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Critiques Séries : The Astronaut Wives Club. Saison 1. Pilot.

20 Juin 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Astronaut Wives Club

Critiques Séries : The Astronaut Wives Club. Saison 1. Pilot.

The Astronaut Wives Club // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Créée par Stephanie Savage (Gossip Girl, Newport Beach), The Astronaut Wives Club est la première série créée uniquement par Stephanie Savage alors qu’habituellement elle est toujours entourée de Josh Schwartz. Le fait que The Astronaut Wives Club soit créée par une femme est probablement tout ce dont cette série avait besoin. Le problème c’est que cela manque de quelque chose même si le charme est là. Visuellement, on retrouve tous les gimmicks des séries d’époque polissées américaines (Pan Am, Manhattan, etc.) avec la petite musique d’ambiance qui colle avec le tout. Basée sur le best-seller de Lily Koppel du même nom, cette série avait toutes les cartes en main pour me séduire complètement et malgré un très joli casting, je n’ai pas été complètement conquis. La série a cependant connu des problèmes lors de son développement alors que ABC a demandé à ce que la série se concentrer plus sur les astronautes et leurs missions afin de donner plus de contexte historique et surtout de rattacher les téléspectateurs à une partie de l’histoire des Etats-Unis en plein combat de la conquête de l’espace avec les russes. Du coup, le point de vue féminin n’est pas toujours le meilleur aspect de cette série alors que le contexte et le point de vue n’ont de cesse de changer tout au long de ce premier épisode.

La véritable histoire des premiers astronautes dans les années 60, et le combat quotidien de leurs femmes et de leurs enfants qui sont catapultés du jour au lendemain sous le feu des projecteurs...

On a donc parfois l’impression que des changements ont été fait mais que ceux-ci n’ont pas réussi à être mis ensemble de la façon la plus fluide qu’il soit. La série en fait tellement du côté des femmes que celles-ci deviennent rapidement des personnages un peu trop clichés de la ménagère qui tout d’un coup est sous la feux de la rampe. C’est mignon comme série, mais je crois que cela s’arrête là. Le casting ne parvient pas à donner plus d’ampleur aux personnages malgré la présente de Yvonne Strahovski, Odette Annable ou encore Erin Cummings. Ce sont des noms choisis avec soins et que la série sait mettre en valeur en termes de costumes et de décors, mais cela s’arrête malheureusement ici. Le scénario que l’on nous offre à côté n’est pas toujours très fluide malgré quelques belles tentatives. Certaines scènes sont donc plus marquantes que d’autres (le test de lancement qui vire au drame et qui induit tout de suite le fait que les russes sont en train de lancer des hommes dans l’espace ce qui veut dire que les américains n’ont plus le temps de patienter et doivent le faire tout de suite) et puis des scènes n’ont pas de grand intérêt si ce n’est nous donner l’impression d’être dans le dernier téléfilm Hallmark Channel (la scène finale de ce pilote où l’on retrouve nos femmes d’astronautes en train de danser le twist).

C’est justement ces scènes pleines de bons sentiments et de bienveillances qui plombent complètement The Astronaut Wives Club. Si cette série devait être en premier lieu une série féminine, elle l’est, sauf que ce n’est pas ce que je préfère. Je préfère largement les astronautes, leur façon d’interagir avec leurs femmes, etc. C’est sans parler de Dunk incarné par Evan Handler (Californication) dont le changement de registre est le bienvenu. Après l’avoir vu presque nu dans sa précédente série, il est agréable de le voir bien habillé ici. Surtout que l’acteur est globalement bon dans ce rôle de personnage un peu secondaire qui est sensé être un lien entre l’univers de la série et les personnages. Je vais probablement regarder la suite de cette série, notamment car un acteur que j’aime bien va faire son apparition dans la seconde moitié de la saison mais je pense que la série a raté complètement ce qu’elle aurait pu faire de plus soigné pour une série qui a tout du téléfilm de l’après-midi pour faire son repassage sans être trop attentif. J’ai eu envie de décrocher à un moment de ce premier épisode malgré l’aspect visuel plutôt léchouillé (et c’est pour le coup assez mignon dans le genre séries historiques me rappellent ce que Pan Am avait déjà fait de sympa par le passé).

Note : 4/10. En bref, je m’attendais à quelque chose d’un peu moins capilotracté.

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