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Critique Ciné : Mr. Robot. Saison 1. Episode 3.

9 Juillet 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Mr Robot

Critique Ciné : Mr. Robot. Saison 1. Episode 3.

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Après le cliffangher choc de la semaine dernière, Elliot pouvait-il mourir ? La réponse est non et tout le monde le savait déjà bien avant. Mais dès que Elliot pense qu’il est hors jeu, il y a toujours quelque chose qui est fait pour le remettre dedans. Mais avant d’entrer dans les détails de l’épisode, je dois avouer que j’adore la musique de la série. Le choix de mettre « Jägerchor » de Johannes Wildner était un choix judicieux. J’aime beaucoup ce titre, très connu. Dans cette scène sur fond de cette musique, Gideon passer un coup de fil au sujet de Alsace Security, Tyrell arrive à la maison pour voir sa femme et ils discutent alors qu’ils préparent un jeu SM et Elliot arrive à Fsociety afin d’annoncer son plan. C’est une façon presque étrange de conclure cet épisode mais une façon pourtant assez logique. Il fallait que l’on termine sur un faux cliffangher, quelque chose dont l’attente n’est pas à tomber la mâchoire au sol. Ce que l’on a envie d’apprendre maintenant c’est le plan d’Elliot. Pendant ce temps, tout un tas de théories au sujet de Mr Robot sont en train de fleurir sur Internet et la plus intéressante (et qui pour moi était déjà la mienne) c’est que Mr Robot et Elliot sont la même personne, un peu comme le twist de Fight Club. Je ne serais d’ailleurs pas surpris que les deux prennent le même chemin étant donné que l’on retrouve un peu de la liberté et de la critique de la société qu’il y avait dans le film de David Fincher.

Elliot a beau se vouloir rebelle à certains moments, c’est Mr Robot le vrai rebelle pendant que lui se conforte dans sa petite vie de paranoïaque qui boit des lattes Starbucks (l’un des symboles du consumérisme américain tout de même, comme IKEA dans Fight Club). Christian Slater est excellent sous les traits de Mr Robot et je pense que la série va jouer encore un peu avec lui avant de nous révéler s’il est réel ou non. Je vote pour le twist Fight Club-esque car ce serait le plus sympathique à mon humble avis. Quoi qu’il en soit, en guise de troisième épisode, je crois que l’on ne pouvait pas en demander moins de la part de la série. Cette dernière veut encore plus nous plonger dans la vie de chacun des personnages alors qu’Elliot prend un peu place au second plan. Il doit se remettre de ses blessures à l’hôpital. Cet épisode nous permet aussi d’en apprendre un peu plus sur Tyrell Wellick. C’est un homme gay qui se cache (la scène de sexe et tout ce qui s’en suit autour, comme quoi il est quelqu’un d’étrange et exceptionnel à la fois n’était pas too-much et au contraire rappelle le côté imprévisible de l’homme qu’est Tyrell) et je me demande si au fond cette façon de cacher son homosexualité n’est pas un retour aux années 80 où tout était secret, suggéré.

Cette petite réflexion vient probablement du documentaire Tellement Gay (ARTE) que j’ai pu voir récemment et que j’ai adoré dans sa façon de parler de l’évolution de la virilité homosexuelle dans les fictions. Mais je me demande aussi si au fond la sexualité n’est pas pour Tyrell juste un moyen de pénétrer dans l’intimité (sans mauvais jeu de mots) de gens (il met bien un truc sur le téléphone de son plan cul et je ne pense pas que cela soit pour se tourner les pouces dessus). Ensuite, nous avons la révélation autour de sa femme, enceinte, et de ce petit jeu sexuel qu’ils vont jouer tous les sens. Parfois, j’ai aussi l’impression de retrouver un peu de Bret Easton Ellis dans cette série. Ce n’est pas une mauvaise référence, celui qui aime justement parler de l’Amérique en version pas très rose (American Psycho est probablement l’un des meilleurs exemples qui pourrait soutenir la référence ici). Par ailleurs, c’est aussi un épisode qui permet de faire évoluer un peu certains personnages : d’un côté Angela et de l’autre Ollie. Ce ne sont pas les personnages les plus importants au premier abord sauf que cela peut facilement le devenir et c’est ce qui m’intéresse pour le moment. Mr Robot rappelle donc un peu l’Amérique des années 80, un peu Guerre Froide et cela me donne des frissons. J’adore ce genre de thrillers.

Note : 9/10. En bref, toujours de surprises en surprises.

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