Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Ballers. Saison 1. Episode 3. Move the Chains.

20 Juillet 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Ballers

Critiques Séries : Ballers. Saison 1. Episode 3. Move the Chains.

Ballers // Saison 1. Episode 3. Move The Chains.


Les deux premiers épisodes de Ballers étaient corrects sans éclats. Si jusqu’à présent c’était presque un hommage sympa à Entourage, cet épisode ressemble énormément à la série de Doug Ellin mais dans ses plus mauvais retranchements. J’adore Entourage, j’en suis encore un grand fan et je pourrais voir chaque année de nouveaux épisodes même quand la série était médiocre car il y avait une notion fondamentale qui était celle de l’amitié et qui fonctionne toujours. Le problème avec cet épisode c’est que l’on ne ressent pas vraiment l’esprit amical qu’il y avait dans la série produite par Stephen Levinson. Du coup, Ballers déçoit car cet épisode représente un peu ce qui s’est fait de plus médiocre dans Entourage et accessoirement ici c’en est une pâle copie. Très pâle. Car même Dwayne Johnson et cool-attitude incarnée ne parvient pas à sauver cet épisode. Tout n’est pas à jeter, mais globalement il manque un petit truc. Cet épisode est moins bon car il ne cherche pas à mettre en place quoi que ce soit. Les deux premiers épisodes étaient médiocres mais disons qu’ils se concentraient un peu plus sur les personnages et les enjeux que la série voulait développer autour de chacun d’eux. Les deux épisodes précédents s’étaient donc concentré sur le drama, le côté ultra masculin de la série et les problèmes financiers de certains. Sauf que cet épisode ne cherche en rien à faire ce genre de choses.

Cet épisode fait tout le contraire. C’est pour Spencer et Joe le besoin de se trouver de nouveaux clients, tout cela au milieu d’une petite sauterie qu’il vont avoir organisé. Le fait que cet épisode se déroule durant une soirée n’est pas une mauvaise idée. Fondamentalement, il n’y a rien de mauvais là dedans. Je dirais même que globalement cela fonctionne car les personnages savent être tous plus ou moins au rendez-vous de façon complètement différentes. Ce n’était pas une mauvaise idée que de donner à Spencer et Joe le besoin de se trouver de nouveaux clients. Après tout, c’est aussi un peu le but de ces personnages et de Ballers. Mais voilà, cela s’arrête un peu là car l’épisode ne sert strictement à rien. Il y a parfois de bonnes répliques, un The Rock très en forme qui en bousculant simplement quelqu’un peut l’envoyer valser comme Superman (et ce moment est même l’un de mes préférés). Mais j’ai bien peur que cela s’arrête là car le problème c’est que la série ne sait pas trop quoi faire de chacun de ces personnages. On a vu la série tenter de les développer et j’ai l’impression que cela s’arrête presque là. Dwayne Johnson a donc enfin l’occasion d’être drôle dans une comédie qui cherche encore à trouver une façon de le mettre en avant. Tout n’est pas à jeter dans cette série mais pas mal de choses ne fonctionnent peut-être pas comme j’aurais pu le souhaiter.

Du coup, si les lignes de dialogues sont bonnes entre lui et Rob Corddry, la petite fête qu’ils organisent manque de pep’s. A côté d’eux, tout est superficiel. Si le monde que dépeint Ballers veut cette superficialité, cela ne veut pas dire que cela doit aussi se ressentir dans le scénario. Car le scénario est ultra paresseux. Cela donne une excuse pour la série de tomber dans certains mauvais clichés misogynes (car il faut bien qu’il y ait des groupies) tout en créant des intrigues qui manquent cruellement d’efficacité (Reggie et sa coke par exemple, pas ce que je préfère ici). Au départ, Ballers était présentée comme une série légère estampillée HBO. J’avais fortement envie de croire qu’il était possible de faire beaucoup plus mais je me rends compte rapidement des problèmes narratifs de cette série et de son incapacité à surprendre le spectateur là où il ne s’y attend pas. Je pense donc que tout ce qui est brillant et clinquant dans cet épisode est ce qui fonctionne le moins. Ce qu’il y a de mieux c’est le reste, ces petites répliques ici et là qui provoquent deux ou trois petits rictus (il ne faut pas déconner, Ballers ce n’est pas la comédie de l’année dans le registre des fous rires). Allez, on va se dire que ce n’est qu’une erreur de passage, de débutant.

Note : 3/10. En bref, déçu je suis.

Commenter cet article