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Critiques Séries : Ballers. Saison 1. Episodes 4 et 5.

30 Juillet 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Ballers

Critiques Séries : Ballers. Saison 1. Episodes 4 et 5.

Ballers // Saison 1. Episodes 4 et 5. Heads Will Roll / Machete Charge.


Il y a quelque chose de vraiment sympa dans cette série sauf que j’ai l’impression qu’elle ne va pas suffisamment loin dans ou qu’en tout cas elle ne va pas vraiment dans le bon sens. Avec ces épisodes, j’ai eu l’impression que « Heads Will Roll », certes médiocre, était une bonne avancée pour la suite de la saison jusqu’à ce que « Machete Charge » arrive et change la donne : Ballers ce n’est pas vraiment de la bonne came. Elle reste encore trop attachée à ses modèles (notamment Entourage) et ne parvient donc pas vraiment à sortir du lot. Il y a quelque chose de vraiment touchant aussi dans cette série qui tente de survivre au dessus de la série sauf qu’une fois de plus, je ne sais pas pourquoi, cela ne fonctionne pas nécessairement comme j’aurais probablement pu le souhaiter. Dans cet épisode, on ouvre sur un flashback à l’époque où Spencer était encore un joueur sur le terrain. C’est sympa ce genre de choses mais ce n’est pas suffisant pour autant non plus. Le problème c’est que la série a beau tenter de faire des tas de choses, elle ne parvient pas à être à la hauteur des attentes. On est sur HBO bordel ! On veut une série qui ose quelque chose, pas qui vit dans un passé ou sur les restes d’une série qui manque à beaucoup de téléspectateurs (je parle d’Entourage) dans un univers différent.

Si seulement cela fonctionnait… Mais le passé de Spencer est justement l’une des pistes que Ballers devrait suivre. Les flashbacks sont les trucs les plus intéressants et pourtant, tout part en cacahuète très facilement et la série n’a donc de cesse de me décevoir. Car Ballers, pour des raisons qui me sont encore inconnues, ne semble pas avoir envie de nous en dire plus que ça (ou en tout cas, le fait de façon un peu trop lente à mon goût). C’est frustrant car Dwayne Johnson est quelqu’un qui a un certain charisme d’athlète qui peut tout de suite passer à l’écran. Ballers me rappelle un peu les opportunités manquées de tout un tas d’autres séries dans le milieu du sport et notamment Necessary Roughness. Cette dernière était une assez bonne série (bien mieux que Ballers) surtout quand elle s’est rebootée à un moment donné mais elle connaissait aussi le problème de la médiocrité qui ne semble pas pouvoir aller beaucoup plus loin. C’est sincèrement dommage car dans cet épisode, tout ce qu’il y a de plus intéressant c’est justement tout ce qui n’a pas attrait à l’intrigue globale. La situation médicale étrange de Spencer apparaît donc comme l’élément le plus intéressant et pourtant, ce n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux non plus dans tout ce que Ballers a pu faire depuis ses débuts.

Mais je crois qu’il faut s’y habituer. Avec tout cela, Ballers est donc à son zénith quand elle tente de parler des problèmes des athlètes (et c’est pourquoi avoir Dwayne Johnson en dehors des terrains est peut-être une mauvaise chose). On se retrouve donc cette semaine avec Tracy qui, après avoir passé la soirée avec Spencer, lui demande d’aller voir un docteur. C’est ce qu’il y a de mieux ici, en grande partie car il y a tout le charme de cette comédie touchante que Ballers peut être parfois mais aussi d’une comédie avec un personnage charismatique. Spencer EST charismatique, le scénario qui l’entoure l’est juste beaucoup moins. L’acteur est parfait à l’écran et je n’en attendais pas moins de la part de la série. Ce que j’espère c’est que ces deux épisodes et leurs problèmes ne sont que passager et que l’avenir de Ballers est beaucoup plus radieux car ce n’est pas comme si cette série était sans aucun potentiel. Joe a côté de ça est sympathique lui aussi mais quand une série n’inspire qu’une certaine forme (et légère) de sympathie, cela en veut pas forcément dire qu’elle est réussie car elle ne raconte toujours rien de bien mémorable. Spencer et Jason négocient de leur côté le contrait de Vernon avec les Dolphins. Le côté démesurée de certaines choses me rappelle Entourage mais ici en beaucoup moins bien fagoté.

Il n’y a donc pas de grands intérêts de cette série, des enjeux très peu marqués (et donc trop peu intéressants à mon goût) ce qui laisse forcément peu de place aux bonnes surprises. Avec « Machete Charges », les choses sont encore plus mauvaises. C’est tout ce que je n’avais pas envie de voir dans Ballers. Il y a énormément de problèmes narratifs dans cet épisode et cela ne va pas en s’arrangeant. Le souci avec cet épisode c’est que les soucis narratifs de la série sont présents de partout, dans toutes les intrigues de tous les personnages alors forcément, le téléspectateur que je suis à de quoi être terriblement déçu. S’il y a un truc que j’ai encore du mal à cerner par exemple avec Ballers c’est pourquoi son style narratif semble autant être éloigné des femmes. Si Silicon Valley a réussi à montrer pourquoi elle le faisait (et à l’assumer), ici c’est un peu différent car il y a des femmes mais elles n’ont pas forcément les meilleures places. Cet épisode est autrement aussi un concept assez intéressant dans le fond. C’est un épisode qui pose des questions sur comment les athlètes peuvent ruiner leurs carrières. Cela va forcément passer par tout un tas de clichés en tout genre, sans qu’il n’y ait de véritable envie d’aller au delà. Il n’y a donc rien de bien intéressant là dedans si ce n’est que Ballers tente encore et encore de nous surprendre à sa façon.

C’est bête mais la série a au moins le mérite de faire tout un tas de choses différentes et ce même si cet épisode est tout ce que j’ai envie de détester dans cette série. Il y a donc des clichés en tout genre, des personnages qui manquent cruellement de capital sympathie (ou en tout cas dont la série ne sait que faire), des intrigues fainéantes qui vont certes au bout des choses mais qui n’ont pas de grand intérêt primaire, etc. C’est toutes ces choses là qui ne fonctionnent pas mais que j’aimerais voir fonctionner. Spencer a beau être le supposé héros de la série, je trouve que Ballers n’en fait pas pour autant le héros. Ou en tout cas, ne l’utilise pas à bon escient, surtout dans un épisode comme celui-ci. Avec mon envie de voir une série grandir, Ballers ne fait que régresser. Elle tombe dans l’auto-parodie particulièrement désolante avec « Machete Charges » alors qu’ils auraient pu justement faire tout autre chose. Au delà du problème féminin (qui en est un important), la série use et abuse de certains clichés de multi-millionnaires avec le besoin constant de faire dans la démonstration de moyens. HBO a dû la payer cher cette comédie et pourtant, elle n’arrive pas à la cheville d’autres qui doivent pourtant leurs coûter beaucoup moins cher.

Note : 4.5/10 et 3/10. En bref, dans sa médiocrité, Ballers va en régressant.

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