Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : No Offence. Saison 1. BILAN (UK).

10 Juillet 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #No Offence

Critiques Séries : No Offence. Saison 1. BILAN (UK).

No Offence // Saison 1. 8 épisodes.
BILAN


Renouvelée pour une saison 2 par Channel 4, No Offence est l’une des séries policières les plus étonnantes qu’il soit. Créée par Paul Abbott, le créateur du Shameless original et britannique, No Offence est une série assez étonnante. Je ne m’attendais pas du tout à ce que cela soit fait de cette façon et pourtant, j’ai rapidement compris que cette série ne pouvait pas être comme les autres. Au fil des 8 épisodes de cette première saison, on parvient à comprendre dans quelle direction cela veut aller très rapidement et l’univers est tout de suite plaisant. Disons que l’avantage est que ce n’est pas une série policière comme les autres. Cela n’a jamais voulu l’être et cela ne l’est jamais. Les surprises viennent au fil des épisodes à la fois pour les intrigues développées, l’humour noir et quelque chose de complètement différent qu’il est difficile à décrire. Car si cette série fonctionne, ce n’est pas qu’une question de dialogues ciselés et de scènes toutes plus délirantes les unes que les autres car le but de No Offence n’est pas d’être une comédie pour autant. C’est aussi une série qui aime raconter des histoires personnelles autour de chacun de ses personnages car l’aspect le plus policier de la série n’est pas forcément ce qu’il y a de plus intéressant. Disons que la série va rapidement passer par plusieurs états et notamment quelque chose de particulièrement sentimental au milieu de la saison.

Les cas de la semaine s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. La série veut nous offrir un véritable palmarès de choses différentes tout en gardant dernière elle tous ce que demande une série policière. Mais ensuite il fait la sauce à sa façon, avec tout ce qu’il sait faire lui-même. Car Paul Abbott a su créer une série policière qui ne veut pas être comme les autres, passant par plusieurs états des plus sentimentaux à quelque chose de parfois un peu plus cocasse. Mais justement la force de cette série est de savoir se renouveler constamment et nous prendre de court. Qui aurait pu s’attendre quand No Offence a débuté qu’elle pourrait être aussi sentimentale (surtout dans les épisodes 1.04 et 1.05 notamment) mais aussi avoir des dialogues assez cocasses, critiques envers le monde policier en général. Car c’est plus qu’une série policière parfois, c’est une sorte de critique d’un univers mais avec les mots d’un Paul Abbott inspiré. Si l’on retrouve le ton de Shameless la plupart du temps, les dialogues sont justement la force de cette série. C’est aussi parfois sarcastique, toujours dans le bon sens du terme. A brosser autant le sens du poil du téléspectateur, il fallait aussi qu’il y ait des défauts. Le problème est que justement, No Offence ressemble à une série qui veut tout tenter. Elle veut être sur tous les plans et à la fin de la saison on ne sait pas trop ce qu’elle peut véritable devenir à la longue.

Cela se suit sans aucun déplaisir. Je dirais même que cela se suit bien sauvent comme une petite madeleine de Proust, une série originale qui veut rester toujours originale et qui se créé un obstacle, simplement en voulant être trop originale et prouver qu’elle a de l’originalité à revendre. C’est bête car j’étais persuadé que cette série pouvait faire encore plus fort mais elle n’a pas toujours voulu forcer sur certains aspects qui me plaisaient dans le premier épisode. Le côté sarcastique, critique et très humour noir de No Offence, va laisser par moment place à quelque chose de plus sirupeux, cherchant constamment à renouveler l’air d’une série qui n’avait pas besoin de changer de disque. Au contraire, je pense qu’il aurait été judicieux de mieux équilibrer tout cela. Mais malgré tout, le plaisir reste entier car les scénaristes savent pertinemment ce qu’ils doivent faire pour nous surprendre et/ou nous plonger d’un coup d’un seul dans quelque chose de plus sentimental. D’épisodes en épisodes, on a l’impression que Paul Abott veut parler de tout ce qu’il sait du monde policier (et de tout ce qu’il a pu ingurgiter en séries policières) mais retranscrit avec son oeil à lui. C’est beau, bien fichu, bien écrit, etc. En somme il n’y a pas vraiment défauts, juste cette volonté de trop s’éparpiller par moment qui m’a légèrement déçu.

Note : 7/10. En bref, une agréable surprise.

Commenter cet article