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Critiques Séries : Silicon Valley. Saison 2. Episode 10.

2 Juillet 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Silicon Valley

Critiques Séries : Silicon Valley. Saison 2. Episode 10.

Silicon Valley // Saison 2. Episode 10. Two Days Of the Condor.
SEASON FINALE


Finalement, c’est comme cela que l’on gagne un procès, simplement car Gavin n’a pas été suffisamment intelligent. On a voulu lui laisser penser qu’il avait gagné jusqu’à ce que finalement, une petite clause, permette à Richard et son équipe de tout gagner. Je trouve ce retournement de situation terriblement prévisible mais il fonctionne parfaitement car au fond, le twist en lui même n’est pas ce qu’il y a de plus important dans cet épisode. Silicon Valley n’est pas forcément une série à twist et elle le sait. Du coup, afin de nous offrir un final réussi, la série préfère concentrer ses efforts sur quelque chose de complètement différent et je parle bien évidemment des personnages. Chacun va alors jouer un rôle dans cet épisode et à des degrés très différents. Gavin pense avoir gagné alors il va jouer au charognard qui pense avoir gagné et cela devient très redondant. Le comique de situation avec Gavin c’est très limité et la série nous le démontre fortement dans ce dernier épisode. Je me demande d’ailleurs si au fond Silicon Valley ne gagnerait pas à se séparer de ce personnage même si cela reste le grand ennemi de Pied Piper. Par ailleurs, notre équipe de Pied Piper regorge d’idées afin de faire en sorte que Gavin et Hooli ne mettent pas la main sur leur création. L’algorithme de Richard ne peut pas leur appartenir, un point c’est tout. Mais la série veut jusqu’au bout nous faire croire qu’ils peuvent tout perdre.

C’est à ce moment là que les personnages prennent tous leur sens et deviennent très rapidement excellents. Outre le côté un peu ridicule façon 127 Heures (avec James Franco) de cette histoire avec le technicien qui s’était cassé la pipe, je trouve que tout le reste fonctionne dans la façon dont les personnages sont utilisés et je ne m’y attendais pas du tout. Par ailleurs, je trouve que le côté fataliste qu’il y a chez Pied Piper permet justement de donner une nouvelle jeunesse à chacun des personnages de la série et ce n’était pas donné. Hooli se prépare à accueillir ce qui reste de Pied Piper pendant que ces derniers tentent de trouver une solution pour leur compliquer la tâche. Les dialogues sont tous plus fatalistes les uns que les autres et toujours dans le bon sens afin de transformer ce dernier épisode que cela soit Richard avec son « It’s like they think they won. » ou encore Gilfoyle « Is there anything that makes you think they haven’t? ». Chacun des personnages apporte sa petite touche fataliste à l’épisode dans le bon sens du terme. Quoi qu’il en soit, Silicon Valley aime clairement offrir des choses différentes autour des personnages dans ce dernier épisode, cherchant à bousculer certaines dynamiques (Dinesh et Gilfoyle) tout en offrant une place importante à d’autre (Zach Woods par exemple qui reprend la main).

Mais cette saison 2 de Silicon Valley ne pouvait pas mieux s’achever que sur un épisode comme celui-ci, prêt à tout pour nous démontrer que tout peut arriver… jusqu’à la dernière minute. La fin laisse attendre une saison 3 complètement différente et surtout beaucoup plus féminine. Je me demande ce que cela va bien pouvoir changer dans un univers si masculin. La série ne peut pas laisser cette femme prendre un rôle aussi important sans vouloir chambouler complètement Silicon Valley. Richard est à côté de ça un personnage que j’aime beaucoup car c’est le plus important de la série et qu’il impose toujours son charme. C’est probablement celui qui délivre aussi le plus d’émotions dans cette série et donc ce que je préfère. La série garde le cap jusqu’au bout, notamment avec Laurie qui prend une décision de taille et qui va se permettre de virer Richard de son poste de PDG afin de mettre quelqu’un d’autre à la place. Le retour de Russ n’a pas apporté grand chose dans cet épisode. Je dirais même que c’est l’un des éléments les plus décevants de cet épisode alors que Chris Diamantopoulos n’a pas su aller au delà de ce que son personnage pouvait proposer. Il faut dire qu’il était dramatiquement cloisonné mais la série nous a malgré tout offert de bonnes surprises au cours de la saison, dans la redondance de personnages qu’il n’a de cesse d’incarner.

Note : 8.5/10. En bref, final réussi.

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