Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Texas Rising. Mini-series. BILAN.

5 Juillet 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Texas Rising

Critiques Séries : Texas Rising. Mini-series. BILAN.

Texas Rising // Mini-series. 8 épisodes.
BILAN


Avant Walker Texas Ranger il y a eu Texas Rising. En effet, cette série qui part de la Révolution du Texas contre Mexico raconte surtout l’histoire de la naissance des Texas Rangers. History s’est mis en tête ces dernières années de nous dégoter quelques mini-séries sympathiques entre gangs de motard (malheureusement décevante : Gangland Undercover) et l’histoire de la fondation des Etats-Unis avec les pères fondateurs (la très classique Sons of Liberty), le pari n’est pas toujours réussi. Par chance, Texas Rising est un pari réussi. Il y a quelques stéréotypes qui gâchent parfois un peu le plaisir mais le casting, les décors, les costumes et la mise en scène rattrapent le tout jusqu’à nous faire passer un très bon moment devant ces aventures pas nécessairement très originales mais qui racontent une autre partie de l’histoire des Etats-Unis. L’histoire est développée de façon très simpliste, sans prendre trop de risques mais History veut que les séries de ce genre là suivent l’Histoire trait pour trait. Je ne suis pas assez cultivé sur cette partie de l’histoire des Etats-Unis pour vérifié si tout ce qui est raconté est la stricte vérité mais je pense que cela doit être le cas. En ne sortant pas trop du cadre, la série ne peut donc pas trop faire d’écarts qu’il aurait été intéressant de faire.

L'exploration de la Révolution du Texas contre Mexico et la naissance des Texas Rangers.

Après, le point de vue de Texas Rising est américain, on ne peut donc pas trop leur en vouloir de passer pour les gentils et bons personnages de la mini-série pendant que les mexicains sont les plus grands barbares tuant tout ce qui bouge et les amérindiens, toujours ennemis des américains, représentés comme des sauvageons. Mais ce qui aurait pu être noyé par ses clichés se trouve être en grande partie sauvé par son décor de manière générale. Ecrite par Leslie Greif, le créateur de Walker Texas Ranger, Texas Rising s’est associée à la bonne personne afin de séduire les anciens fans de la série des dimanches après-midi de TF1. Personnellement, j’ai toujours apprécié cette série américaine avec Chuck Norris que je regardais religieusement chaque dimanche quand j’étais plus jeune. Je le dis sans honte car dans le fond, il n’y avait rien de honteux dans cette série. Le véritable problème de Texas Rising est probablement de trop faire trainer certains pans d’intrigues et donc de nous ennuyer dans le creux de la vague. Il y a 8 épisodes (ce qui fait tout de même près de 8h de programme) et c’est parfois un peu long. Mais certaines batailles rattrapent fort heureusement le reste (dans le premier épisode, dans l’avant dernier et le dernier notamment).

Le fait que la narration prenne son temps est donc dû au fait que les scénaristes devaient remplir 8 épisodes. Les premiers épisodes ne sont pas forcément toujours juste et puis petit à petit, la série se révèle être beaucoup plus intéressante que prévu d’autant plus que la série se concentre sur une partie très importante de l’histoire des Etats-Unis, cette conquête de l’Ouest, la lutte du Texas pour gagner son indépendance (et qui demande toujours son indépendance du reste des Etats-Unis sans trop le dire tout haut non plus), etc. L’époque dépeinte est intéressante pour la façon dont les combats sont amenés (même si ce n’est pas nécessairement bien fait d’un point de vue scénaristique tant les grosses ficelles viennent forcément gâcher parfois le plaisir). En effet, à cette époque on pouvait mourir simplement pour défendre ses idées. Maintenant ce n’est plus totalement le cas. Derrière la caméra, on retrouve Roland Joffé (The Killing Fields, The Mission), un réalisateur qui a été par deux reprises nommé aux Oscars sans jamais remporté la statuette (remportera t-il un trophée grâce à Texas Rising aux Emmy Awards ? Telle est la question).

Côté casting, on pourra probablement noter la présence d’un Olivier Martinez aussi cliché qu’efficace sous les traits du cruel général mexicain. Ceux qui avaient déjà apprécié Hatfields & McCoys seront ici plus que ravis même si cette mini-série est un poil moins efficace dans le sens où l’intrigue s’étale ici sur plus d’épisodes que l’on aurait probablement pu l’imaginer au départ. Finalement, Texas Rising est globalement une assez bonne surprise malgré tous les défauts. On ne voit pas forcément le temps passer au fil des épisodes et j’ai appris des tas de choses sur l’Histoire du Texas.

Note : 5.5/10. En bref, très classique, très sobre, ça ne déborde jamais et c’est presque dommage mais cela fonctionne assez bien.

Commenter cet article