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Critiques Séries : The Brink. Saison 1. Episode 2. Half-Cocked.

13 Juillet 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Brink

Critiques Séries : The Brink. Saison 1. Episode 2. Half-Cocked.

The Brink // Saison 1. Episode 2. Half-Cocked.


A côté de Ballers, The Brink est très différente. D’un côté Ballers est une série qui manque de densité narrative et The Brink est une série qui est très chargée en intrigues et en personnages avec des histoires différentes. Pour le coup, comme pour Ballers, c’est un atout ici d’avoir des intrigues denses. A côté de ça, c’est aussi un problème pour cette série car elle ne sait pas forcément exploiter cela de la façon la plus fluide qu’il soit. On retrouve dans cette série un peu de Tonnerre sous les Tropiques et Jack Black est très sympa du début à la fin de cet épisode, surtout quand il se fait torturer. C’est pile poil l’acteur qu’il fallait pour ce genre d’intrigues et la mise en scène de Tim Robbins (également acteur dans la série) démontre tout ce qui pourrait faire le succès un peu fou de cette série. Mais le scénario veut tellement en faire, tellement en raconter, qu’il finit parfois par nous perdre un peu. On reprend les affaires de The Brink là où l’on avait pu les laisser après le premier épisode ce qui dans le fond est une très bonne idée. En termes d’exécution, cela ne veut pas dire délier ce que l’on a déjà appris mais densifier encore un peu plus les choses. Du coup, il faut vraiment s’accrocher. A l’issue de l’épisode précédent, la Situation Room perdait le son de Zeke et Glenn, les deux pilotes qui sont en route pour mettre une bombe au Pakistan.

Pendant que Larsen tente de convaincre le Président de rappeler les bombardiers, Glenn accidentellement lance un missile sur un drone de surveillance indien dans l’espace aérien du Pakistan. Autant dire que l’incident diplomatique n’est plus que entre les Etats-Unis et le Pakistan mais aussi avec l’Inde. Tout cela en tentant de nettoyer le vomi qu’il avait laissé sur le bouton de lancement des missiles. C’est assez cocasse comme moment et d’ailleurs The Brink regorge pas mal de moments de ce genre qui se retrouvent souvent un peu noyés par le reste. Disons que la série a tellement de choses qu’elle veut faire qu’elle finit par décevoir dans ce sens là. Au même moment, Alex se rend aux hommes du General Zaman après avoir pénétré chez Rafiq et menacé sa famille. Il se retrouve alors interrogé. C’est l’autre scène assez cocasse qui permet d’utiliser de façon assez intelligente Jack Black. Ce dernier est parfait dans ce genre de situations. En tout cas, je ne m’attendais pas nécessairement à ce que The Brink aille dans cette direction avec ce second épisode mais c’est la preuve qu’elle a énormément de choses à raconter et qu’elle veut les raconter tout de suite tant que c’est chaud. Pourquoi pas après tout même si j’aurais aimé qu’ils prennent un peu plus leur temps, surtout qu’ils en avaient … du temps.

Roberto et Kim Benabib, créateurs de The Brink et scénaristes de ce second épisode parviennent donc à conserver le côté rythmé du pilote. Tout bouge constamment sans jamais vraiment laisser de répit à qui que ce soit. C’est aidé par la mise en scène de Tim Robbins, très goofy, très fun. Avec tout un tas d’artifices de ce genre là, on peut se questionner encore sur pourquoi cette série a été associée à Ballers alors que les deux séries n’ont vraiment pas du tout la même direction. Ballers aurait été un peu mieux avec Silicon Valley et celle-ci avec Veep. Veep partage des éléments avec The Brink et pas seulement parce qu’il y a un point de vue politique, mais c’est surtout car la série veut absolument nous faire rire avec tout un tas de gags et un gang de personnages tous plus rocambolesques les uns que les autres. Bien que cet épisode soit un peu meilleur que le premier épisode, je trouve qu’il y a encore trop de choses dedans et il faudrait donc que la série prenne son temps pour nous raconter des choses légèrement différentes avec une certaine efficacité tout de même. Bien que cela soit donc sur-tout, cela reste assez agréable à suivre car l’on a la chance de ne pas s’ennuyer une seule seconde. A chaque minute il se passe quelque chose, une ligne, une scène d’action, un gag, etc.

Note : 6/10. En bref, The Brink en dit encore beaucoup trop mais c’est un poil mieux ici que dans le pilote.

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