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Critiques Séries : The Outcast. Mini-series. BILAN (UK).

20 Juillet 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Outcast

Critiques Séries : The Outcast. Mini-series. BILAN (UK).

The Outcast // Mini-series. 2 épisodes.
BILAN


Adapté du livre de Sadie Jones « The Outcast » par elle-même pour la télévision, était un projet ambitieux. En effet, son roman, récompensé, ne pouvait pas se rater. Cette mini-série apporte cependant quelque chose de différent à la télévision britannique, que l’on n’a pas forcément pour habitude d’entendre et de voir. Ce portrait du conformisme et du snobisme dans une Angleterre d’après guerre, on a ici le résultat d’un mélange entre plusieurs choses comme par exemple Call the Midwife ou encore d’autres choses comme Foyle’s War. Lewis Aldridge (incarné par Finn Elliott, jeune premier) est un garçon rejeté de la société dans le village où il vit. Mais ça, on ne le comprend pas totalement jusqu’à la fin de l’épisode. La façon dont la série nous raconte cette histoire est intéressant, ne serait-ce que pour le père de cet enfant qui revient et que l’enfant je reconnais pas du tout. Car c’est un étranger. Et bien entendu, tout cela va s’envenimer alors que sa mère est tragiquement morte dans un accident. Il va alors par la suite aliéné dans sa propre maison avec l’arrivé d’une nouvelle, jeune et hypocrite belle-mère (incarnée par Jessica Brown Findlay que les fans de Downton Abbey auront tout de suite reconnu).

Lewis a 10 ans quand sa mère, Elizabeth, meurt, le laissant seul avec son père, qu’il connait à peine. Quand il se remarie avec Alice, le jeune garçon devient dépendant de sa relation avec ses voisines, Tamsin et Kit. Mais les événements de sa jeunesse vont très vite le rattraper, et l’éloigner de plus en plus de l’aide dont il a besoin.

La relation entre Lewis et sa belle mère est quelque chose que les britanniques aiment bien mettre en scène dans des récits de ce genre là (j’ai d’ailleurs tout de suite pensé à Harry Potter même si ce n’est pas exactement la même chose, mais je trouvais la référence intéressante dans mon esprit au moment où j’ai compris ce que voulait réellement raconter cette série). Le monde de Lewis est quant à lui très silencieux, très solitaire. On apprend à découvrir le personnage au fil des scènes qui tentent de lui offrir une occasion de s’exprimer (et ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple). Iain Softley, dans sa mise en scène veut faire des choses différentes tout en restant particulièrement sobre. La façon dont le silence est utilisé est intéressant, permettant là aussi de donner à The Outcast l’occasion de sortir un peu du lot. Il n’y a rien de bien évidemment au départ mais globalement, le récit reste fluide et l’histoire qui nous est contée suffisamment intéressante pour que je n’ai pas eu envie de décrocher. Bien entendu, il y a aussi des faiblesses dans cette série et cela vient de sa façon de ne pas oser en termes politiques. Si c’était sympathique j’aurais peut-être aussi apprécié que le voyage m’apprenne des choses. Les romances qui viennent se juxtaposer là dessus alourdissent presque le propos (même si, de façon contradictoire c’est aussi plus que nécessaire).

BBC tente souvent de nouvelles idées en termes de fictions historiques et c’est louable sauf que le fond reste pratiquement le même. On retrouve donc des éléments déjà vu ailleurs dans d’autres mini-séries se déroulant à ses époques proches (années 30, Seconde Guerre Mondiale, etc.). Et c’est aussi pour cela que je trouve un peu dommage que The Outcast n’ait pas été un peu plus loin outre mesure dans sa façon de faire. La vraie révélation est donc le héros ou plutôt l’acteur qui l’incarne. C’est clairement celui que j’ai envie de retenir dans cette série et probablement qu’il fera encore plus dans les prochaines fictions dans lesquels il apparaîtra probablement (je ne me fais aucun souci pour lui). Finalement, au travers de cette mini-série je n’ai rien appris mais j’ai découvert un joli récit qui a gagné un prix (tout de même). Sadie Jones a adapté son livre de façon très littéraire, sans familiarités et c’est justement tout ce dont la série fait réellement besoin. Sa façon de parler de la misère, du fait que l’on perd une partie de sa famille à cause de la guerre et que, quand on la retrouve on peut aussi avoir le choc de ne pas la reconnaître, etc.). Mais au delà de tous ces bons et beaux sujets, tout n’est pas suffisamment creusé (probablement à cause du silence qui est certes intéressant mais empêche de s’intéresser totalement à ces sujets plus qu’au reste).

Note : 6.5/10. En bref, vision nouvelle du monde de l’après guerre chez les britanniques.

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