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Critiques Séries : UnREAL. Saison 1. Episode 8. Two.

22 Juillet 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #UnREAL

Critiques Séries : UnREAL. Saison 1. Episode 8. Two.

UnREAL // Saison 1. Episode 8. Two.


Plus on se rapproche de la fin de la saison et plus j’ai envie de voir ce que Everlasting va devenir. Qu’est-ce que l’amour ? Je pense que cette notion n’a pas de réponse précise pour les producteurs d’Everlasting. En tout cas pas forcément dans le sens que tout le monde pourrait l’entendre. Que pensent-ils de la notion de conte de fée, de romance, et tout le bla-bla qu’ils ont mis en oeuvre afin de tromper le téléspectateur sur la marchandise finale ? Ont-ils envie de croire en l’amour eux-aussi ou bien sommes nous les seuls ? Au travers de chacun des personnages, la série parle d’amour dans cet épisode. A la fois au travers de Rachel, tiraillée entre Adam et Jeremy (maudits triangles amoureux tout de même), Jeremy qui lui aussi doit se poser les bonnes questions entre Rachel et celle qu’il compte marier, Quinn et sa relation avec son producteur qui doit encore quitter sa femme pour pouvoir avoir une relation saine. Et tout un tas d’autres choses en tout genre bien entendu. L’amour est quelque chose qui m’intéresse dans UnREAL car le terme est tellement galvaudé ici qu’il n’a plus vraiment de sens. Le fait que UnREAL se recentre sur la notion même d’amour est donc un choix judicieux. En tout cas, à mon humble avis c’est le cas.

Dommage cependant que cet épisode ne soit pas aussi entrainant et passionnant que les précédents. « Two » aurait pu être un épisode plus dynamique dans sa vision de l’amour et surtout beaucoup plus cocasse. Heureusement, la production de l’émission est là pour rappeler le cynisme qu’il y a dans ce genre d’émissions. J’aime beaucoup la façon dont chacun des personnages prend conscience petit à petit de ce qui se passe, de ce que cette émission doit être et après un suicide, le coeur même du programme doit redevenir l’amour. Ce n’est plus les scandales, plus les tromperies et autres histoires. Non, cela doit redevenir l’amour et trouver l’amour de ses rêves. Mais est-ce que les téléspectateurs ont envie de voir ça ? C’est une question que UnREAL n’a pas posé ici et qu’elle aurait probablement dû poser. Car le téléspectateur qui regarde le Bachelor chaque année, ne le regarde probablement pas pour l’amour et le fait qu’une femme (plutôt que la téléspectatrice devant son écran) va prendre bras dessus bras dessous le fameux Bachelor à la fin de l’émission. Non, ce que le téléspectateur veut c’est du scandale, des crêpages de chignons, etc. Sauf que cet épisode ne permet pas de retrouver justement l’essence juteuse de la télé-réalité, celle qui fait le caractère intéressant d’une telle émission à mon goût.

Chet de son côté a beau être romantique, je ne sais pas trop quoi penser de sa relation avec Quinn. J’ai envie de trouver ça mignon mais je n’y arrive pas. Chet et Quinn n’ont pas la relation la plus simple qu’il soit. Chet a beau faire des gestes romantiques, il y a toujours quelque chose qui coince chez ces deux personnages. Il vient juste de divorcer, Quinn est maintenant libre avec lui, sauf que ce n’est pas suffisant. J’aurais presque envie de voir plus. Chet et Quinn tentent de vendre au network l’idée d’un spin off d’Everlasting : Royal Love dans lequel Adam et Grace pourraient se marier à la télévision puis ensuite aller à la maison d’Adam afin de débuter leur romance complètement fausse. C’est amusant comme idée et je pense que la saison 2 ce pourrait justement être Royal Love et tous les problèmes que cela pourrait induire à la fois pour les deux héros de l’émission mais également la production. Mais d’un côté, « Two », comme beaucoup d’épisodes de la série, fonctionne même dans ses problèmes. L’une des réussites de UnREAL est bien évidemment l’histoire de Rachel. Ce triangle amoureux, ce perpétuel besoin de se faire sa propre morale (en défiant la morale dans son boulot), etc. Finalement, cet épisode pose des questions une fois de plus, conserve aussi sa vision des choses qui me plaît et tente de préparer le terrain pour la suite.

Note : 6.5/10. En bref, si parfois c’est moins bien, UnREAL reste malgré tout très intelligente.

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