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Critiques Séries : Blunt Talk. Saison 1. Pilot.

22 Août 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Blunt Talk

Critiques Séries : Blunt Talk. Saison 1. Pilot.

Blunt Talk // Saison 1. Episode 1. Pilot.


4 ans après la fin de Bored to Death, Jonathan Ames (aussi écrivain) revient avec une toute nouvelle série : Blunt Talk, créée pour Starz que cette dernière a déjà renouvelée pour une saison 2 avant même la diffusion de la première saison. Il faut dire que l’on n’a pas deux chances dans sa vie d’avoir Patrick Stewart héros d’une série où il est capable de coller sa joue contre la poitrine d’une prostituée ou bien de se faire fouetter avec une serviette par son majordome. Etrangement, ce premier épisode de Blunt Talk fonctionne plutôt bien. En plus d’être une comédie assez amusante, ce qu’il y a de plus intéressant c’est de voir Patrick Stewart sous les traits de Walter Blunt. Ce personnage est assez fun et pourrait presque me rappelle un peu le personnage de Ted Danson dans Bored to Death. Il y a plus ou moins le même sens de la connerie. Les deux personnages abusent de substances, sont des figures de médias (l’un d’une émission sur le câble, l’autre éditeur d’un magazine). Si le personnage de Ted Danson était constamment déprimé, ce n’est pas vraiment le cas du personnage de Walter Blunt qui est un peu plus heureux qui pense toujours pouvoir changer les choses en sa faveur. L’humour des deux séries reste assez similaire même si l’angle est beaucoup plus lumineux et moins mystérieux ici.

Walter Blunt, un journaliste anglais, veut conquérir la télévision américaine. Lors des interviews qu'il mène dans son émission sur le câble, il partage sa sagesse, même quand personne ne le souhaite. Si ses intentions sont bonnes, ses décisions le sont beaucoup moins. Blunt n'a alors comme soutien que le majordome anglais et alcoolique qu'il a emmené avec lui de Grande-Bretagne.

Produite par Seth MacFarlane, la série arrive après l’envie de ce dernier de créer une série autour de Patrick Stewart et justement, le personnage de Walter Blunt exploite à merveille tous les talents comiques de l’acteur. Il y a des scènes brillantes (la cocaïne et son interview à la fin du premier épisode, son pétage de plombs sur le toit de sa voiture, etc.) qui font rires de façon instantanée mais ce n’est pas la seule chose importante dans cette série puisque Blunt Talk est aussi capable de donner à son héros des scènes beaucoup plus nuancées, avec moins d’intensité comique. Le premier épisode en fait des caisses d’un point de vue humoristique mais ce n’est pas le seul intérêt de la série et cette dernière compte bien nous le prouver. Jonathan Ames a aussi l’avantage de savoir dans quelle direction il veut aller. Il sait ce qu’il veut faire de sa série et c’est justement ce qu’il y a de plus intéressant là dedans. Il ne cherche jamais à briser le rythme ou bien à être hésiter. Il a toujours une direction précise à prendre et il la suit du début à la fin. Ce premier épisode prouve déjà à quel point il est clair et précis dans son raisonnement. Je suppose donc que la suite sera du même acabit. Je serais en tout cas surpris du contraire. Starz prouve en ayant choisi cette nouvelle comédie qu’ils ont de quoi rivaliser avec HBO et d’autres.

Comment ne pas aimer Jacki Weaver par exemple qui, dès le premier épisode, montre à quel point elle a sa place dans cette série. Et c’est toujours comme ça avec la plupart des membres du casting de la série. Notamment Adrian Scarborough qui, dans le rôle du majordome qui embarque toujours le héros dans ses propres conneries, est lui aussi parfait. Au bout de ce premier épisode, on se rend compte que Patrick Stewart est clairement un atout. C’est lui le chef d’orchestre de tout ce qui se passe. Cette série a réellement été développée autour de lui et pour lui. Mais si certaines séries développées autour d’acteurs ne fonctionnent pas du tout, celle-ci semble savoir comment s’y prendre pour nous surprendre et ne pas utiliser tous les poncifs du genre. Bien que des ressemblances soient notables avec Bored to Death, la précédente création de Jonathan Ames, je pense que c’est la meilleure référence qu’il puisse y avoir pour Blunt Talk. J’avais adoré la petite série de HBO, annulée trop tôt après 3 saisons (le départ de Ted Danson pour Les Experts a certainement aidé à sceller le destin de cette série, malheureusement) et si l’on peut retrouver le même aspect comique ici, j’en redemande déjà…

Note : 8/10. En bref, un premier épisode détonnant où Patrick Stewart, presque en roue libre, étonne.

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Mulder 24/08/2015 18:33

J'ai hate, adoré The Brink et Impastor, donc bien hate de la voir.