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Critiques Séries : Halt and Catch Fire. Saison 2. Episode 9.

12 Août 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Halt and Catch Fire

Critiques Séries : Halt and Catch Fire. Saison 2. Episode 9.

Halt and Catch Fire // Saison 2. Episode 9. Kali.


Il y a de très beaux moments dans cet avant dernier épisode de Halt and Catch Fire alors que la série permet aux personnages, à nos héros, de reprendre la main sur ce que la vie a voulu leur flanquer. Cet épisode permet à Cameron et Joe de se retrouver, comme pour boucler la boucle ouverte avec le premier épisode de la saison et sa scène d’introduction aussi étrange que fascinante. L’épisode précédent avait aidé à déconstruire complètement la relation entre Cameron et Joe avant que Cameron ne vienne dire à Joe dans cet épisode qu’elle sait que ce n’est pas de sa faute. Joe cherche dans un premier temps à sauver sa réputation, sauver sa place en somme alors que Cameron parle à Joe aussi honnêtement que possible tout en étant la plus mature qu’il soit. Cameron découvre surtout au début de cet épisode de la part de Donna que Joe disait la vérité, qu’il a été manipulé et que la perte de Mutiny n’est pas de sa faute. Il n’est pas du tout responsable des actions de Westgroup. En parallèle, Joe retrouve les bras de sa fiancée qui lui dit à quel point elle se fou complètement de son père et de la société de ce dernier. J’ai bien aimé ce moment où finalement Jacob Wheeler apparait comme la dernière roue d’un carrosse qu’il ne peut plus maîtriser, car il est dépassé par ce qui se passe.

Pour en revenir à Cameron, sa relation avec Joe est également très importante, se moquant complètement de ce qui a été fait avec les deux personnages chacun de leur côté. Joe avec sa femme et Cameron de son côté également. Quand Cameron donne à Joe une disquette avec la nouvelle (et meilleure) version de Mutiny (et Community) sur laquelle elle a travaillé, tout cela avec un joli mot sur le devant, Joe refuse de quitter Sara et de partir avec Cameron. C’est presque un peu facile ou en tout cas rapide à ce moment là. Et ensuite, nous avons la révélation, cette grande scène assez brillante durant laquelle on voit que Cameron a simplement tout détruit. Le parallèle entre le jardin et la grande présentation de Westgroup est un moment jouissif, l’un des meilleurs moments de la saison et l’un des plus intense. C’est aussi là que Jacob Wheeler se retrouve pris au piège, à son propre jeu. Il s’est fait berner par des gens qui maîtrise un sujet qu’il ne maîtrise pas : Internet, les nouveaux moyens de communication, etc. Joe a côté de ça reste bouche bée, incapable de placer un mot, laissant juste une mine béante et stupéfaite (mais l’on peut aussi dire ravie) de ce qui s’est passé sous ses yeux.

La mine déconfite de Jacob face aux actionnaires et donc à ce fiasco est l’un des moments les plus étonnants. Car je ne m’attendais pas nécessairement à ce que quelque chose comme ça se déroule dans l’avant dernier épisode. Le parallèle entre la panique à Westgroup et la façon dont Cameron prend le temps de s’allonger pour se détendre est brillant. Car c’est ce genre de choses que justement j’ai envie de voir dans une série comme celle-ci, cette destruction du monde au travers d’un ordinateur, simplement à cause d’une guerre de pouvoir. Car c’est plus ou moins ça qui se déroule là dedans. Finalement, cet épisode permet avant tout de mettre en avant le fait que Cameron et Joe sont maintenant arrivé au même point d’ancrage et que Westnet n’existe plus. Je suppose donc que Jacob va perdre tout ce qu’il a simplement pour avoir joué avec les mauvaises personnes. Car Cameron est capable de se venger, capable d’être la petite souris qui se faufile de partout comme ici dans sa façon d’utiliser une faille afin d’y introduire sa vision des choses : celle de la justice. Le mariage de Joe et Sara est quant à lui rongé par tout ce que la saison a construit. C’était à prévoir (surtout que l’on sait que Joe et Cameron sont destinés l’un à l’autre) et la chute est d’autant plus rude. Mais c’est fascinant car Sara n’est pas la fille de son père qu’elle conchie.

Note : 10/10. En bref, un épisode parfait de bout en bout.

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