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Critiques Séries : Hell on Wheels. Saison 5. Episodes 3, 4 et 5.

22 Août 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Hell on Wheels

Critiques Séries : Hell on Wheels. Saison 5. Episodes 3, 4 et 5.

Hell on Wheels // Saison 5. Episodes 3, 4 et 5. White Justice / Struck / Elixir of Life.


Le retour de Hell on Wheels s’est fait de façon très intéressante cette année avec de nouveaux lieux et de nouvelles façons d’aborder certaines histoires. Mais avant tout, « White Justice » de permet de reprendre les affaires alors que le Swede est clairement un grand manipulateur, peu importe s’il travaille pour Thomas Durant ou bien pense qu’il est un vrai prophète. Cullen a beau en avoir sur la patate, il devrait aussi regarder un peu derrière lui ce qui se passe. J’aime bien que Swede fasse en sorte de rester discret même si j’adore le voir tomber sur Cullen autant de fois. Passer un accord avec Chang ou bien mettre des idées dans la tête de Phineas prouve que Swede a une idée bien plus importante que l’on ne pourrait le croire. Je me suis cependant demandé dans cet épisode quand est-ce que Phineas finirait mort entre les mains de Swede. Si c’est intéressant de voir le grand méchant de Hell on Wheels agir dans le fond, le centre de cet épisode était mis sur le travail de Cullen sur le chemin de fer. Ce que j’apprécie de ce point de vue là c’est le fait que la série traite du racisme sur le chantier. On a déjà pu le voir précédemment quand Cullen travaillait à Hell on Wheels mais on le voit encore une fois ici sauf que là ce ne sont pas les afro-américains qui sont persécutés mais les chinois. Cela a changé de race mais le racisme est une thématique que la série aime utiliser.

Et elle l’utilise à son avantage. Mais c’est aussi fou de penser que les travailleurs pourraient s’en sortir pour meurtre et avoir presque tué Chang tout cela à cause de la loi et pas du tout du résultat d’un procès et de la justice. Chang a eu de la chance que Cullen et Tao sont de bonnes personnes, surtout après avoir été adversaires. Cullen a même tenté de faire en sorte que Chang ait un procès, même s’il savait que c’était une tentative un peu vaine à cause de la race de Chang. Hell on Wheels permet donc d’en découvrir un peu plus sur la loi de l’époque qui voulait notamment que les chinois n’aient pas le droit de témoigner contre des blancs. C’est assez impressionnant. J’ai aussi bien aimé que Cullen accepte que Mei retourne au travail. Nous avons eu droit dans l’ouverture de l’épisode à des informations supplémentaires sur son passé quand elle était en Chine et venue aux Etats-Unis. On découvre également qu’elle est recherchée et je suis certain que son secret sera révélé plus rapidement que prévu mais pour le moment je suis content de voir que Cullen est capable de l’aider. Avec « Struck », les choses se poursuivent toujours. Cet épisode permet surtout de réintroduire les personnages que l’on a vu depuis quelques années maintenant et qui avaient un peu disparu ces derniers temps.

En effet, certains personnages n’ont pas choisi de faire le voyage jusqu’à la Central Pacific Railroad avec Cullen. Cela permet là aussi de changer un peu le point de vue de la saison. Ils semblent tous plutôt bien aller sans Cullen dans les parages mais l’Union Pacific Railroad a toujours ses problèmes bien à elle sans avoir besoin de Cullen pour en créer. Le temps a beau être passé, il y a toujours beaucoup de choses qui restent assez identiques à ce que l’on a pu connaître précédemment. C’est assez excitant de retrouver des têtes connues. On retrouve alors Mickey, Eva, Durant et Psalms. Pas mal non ? Ce n’est pourtant pas mon épisode préféré. Hell on Wheels a beau tenter ici de réintroduire ces personnages, je m’étais tellement bien habitué aux nouvelles aventures de Cullen dans ces nouveaux décors que retrouver tout ce monde là dans des situations similaires à précédemment pour certain me déçoit presque. Mais d’un autre côté, cela permet aussi de poser de nouveaux enjeux alors que l’espion de Durant pourrait aider ou bien faire capoter le bureau sur le chemin de fer (comme chaque année, il y a toujours un truc pour faire tout capoter de toute façon, ce ne serait donc pas étonnant que cela soit à nouveau le cas cette année).

Quoi qu’il en soit, j’ai hâte de voir Cullen interagir à nouveau avec ces personnages et uniquement de ce point de vue là. Car c’est bien beau de voir le point de vue des gens que Cullen a laissé derrière lui, heureusement que Swede a lui aussi pris le chemin de Cullen. L’histoire de Cullen continue donc d’être la plus intéressant. Sa confrontation avec Chang est assez fascinante dans son ensemble. Le fait que Chang soit capable de faire en sorte que tout le monde s’arrêter de travailler est assez étonnant et une façon de montrer qu’il a du pouvoir à un Cullen qui ne peut que baisser les bras. J’ai aussi apprécié le fait que l’on ne sache pas du tout, comme Cullen, ce que Chang racontait aux travailleurs. Hell on Wheels aurait très bien pu nous offrir des sous-titres mais la série veut assumer le fait que comme Cullen on ne peut pas comprendre et que donc cela ne peut qu’être encore plus intéressant comme ça. C’est un peu facile de deviner ce qu’il a pu titre mais bon, on ne sait pas exactement. Mais d’un autre côté, j’aime bien aussi le fait que Cullen n’ait pas envie de tout accepter sans rien dire. Mais c’est aussi une façon pour Cullen d’éviter la violence parfois, notamment en travaillant avec Tao. A contrario, le Swede n’a pas eu grand chose à faire dans cet épisode mais continue de travailler sur le cas Phineas. Je suppose donc que cela va arriver à la fin de la première partie de la saison (et qu’il faudra attendre la seconde partie l’année prochaine pour tout comprendre).

Si c’est sympathique de retrouver les personnages toujours dans le Wyoming, ce n’est que Cullen qui vaut véritablement le coup d’oeil. Enfin, « Elixir of Life » se repose sur des intrigues légèrement différentes. Chang est clairement l’un des personnages les plus importants et les plus intéressants de la saison. Il donne un vrai coup de fouet à une série qui avait besoin d’un nouveau personnage capable de faire face à Cullen. La fin de cet épisode est peut-être ce qu’il y a de plus intéressant dans cet épisode mais rien que de voir Chang et le Swede parler de leur ennemi commun, Cullen, permet de voir à quel point la tempête est plus que proche. Chang et Swede semblent donc enfin arriver à un moment où ils doivent faire affaire l’un avec l’autre. C’est excitant car cela permet de voir aussi que Chang n’a pas servi à rien et que son arrivée dans Hell on Wheels était une façon de rappeler la force de Swede au sein même de la série. Le fait que Chang ait fait des choix perfides lui aussi, révélant à Cullen qu’il a vendu des armes à Swede, prouve que Chang est aussi quelqu’un de très intelligent et qu’il sait très bien ce qu’il fait. La confrontation entre Cullen et Swede est un autre moment assez intense de l’épisode. Je pensais que les deux allaient s’étriper mais Hell on Wheels semble garder ça pour plus tard. Pourquoi pas.

Christopher Heyerdahl est toujours aussi fascinant sous les traits du Swede. Le voir manipuler Phineas, lui dire qu’il est le nouveau prophète, est assez effrayant. Quand on imagine ça dans le contexte de l’époque, on peut même se dire que c’est d’autant plus terrible. Mais ce n’est pas l’épisode du Swede, plus celui de Chang qui va enfin pouvoir se venger de Cullen. Que Tao se fasse tirer dessus ? Pourquoi pas. J’ai bien aimé ce personnage mais il fallait bien faire disparaître encore quelqu’un dans la vie de Cullen afin de rappeler à ce dernier que sa vie n’est que misère et n’amène surtout que la mort. Dès qu’il s’est mis à travailler avec quelqu’un, cette personne est morte. L’épisode donne aussi des nouvelles des personnages d’autres saisons comme Eva et les prostituées ou encore la grande décision que Louise doit prendre. Mais là aussi c’est un léger problème que j’ai avec Hell on Wheels, c’est que cette année elle a bien fait de sortir du Wyoming mais elle a presque encore envie d’y revenir comme si en sortir était impossible.

Note : 7/10, 5/10 et 5.5/10. En bref, dommage que le passé vienne parfois gâcher un peu la fête.

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