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Critiques Séries : Masters of Sex. Saison 3. Episodes 5 et 6.

24 Août 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Masters of Sex

Critiques Séries : Masters of Sex. Saison 3. Episodes 5 et 6.

Masters of Sex // Saison 3. Episodes 5 et 6. Matters of Gravity / Two Scents.


Après s’être égarée complètement, la saison 3 de Masters of Sex retrouve petit à petit les bonnes grâces du téléspectateur que je suis. L’arrivée de nouveaux enjeux de nouveaux personnages a créé énormément de problèmes dans cette saison 3, surtout au début alors que les scénaristes devaient s’adapter. Avec « Matters of Gravity », on goûte à nouveau à ce que la série peut faire de mieux. Cet épisode parvient à mettre en valeur tout ce qui fait l’intérêt de cette série, notamment en nous intéressant aux histoires de plusieurs personnages qui s’avère être riches en idées. J’aime bien par exemple le retour d’Allison Janney et Beau Bridges qui a permis à la série de faire d’autres choses dans des directions complètement différentes. Même si la répétition reste là et que ce retour semble être là simplement pour faire plaisir aux fans de la série, cela reste un délice de retrouver ces personnages pour moi et je n’en attendais pas moins de la part de la série. La série revient également sur l’histoire de Masters, ce qui n’est pas pour gâcher le plaisir. C’est un bon épisode qui ne pouvait pas mieux tomber. Le discours de Masters créant une sorte de parallèle avec la théorie de la gravité de Newton est l’un des meilleurs moments de cet épisode. Les discours sont souvent forts dans Masters of Sex mais j’aime bien justement la façon dont celui-ci rappelle aux gens le travail que Masters a fait et l’importance de ce travail.

Car oui, Masters n’a fait pas les choses pour rien. Son étude sur la sexualité est critiqué, notamment car pour certains elle réduit l’acte sexuel à un acte mécanique alors qu’entre en compte l’amour dans la plupart des temps. C’est une question très intelligente à laquelle Masters of Sex se devait de donner une réponse et qui de mieux pour la donner que Masters lui-même. Mais ce n’est pas le seul personnage qui se retrouve confronté à son livre, Virginia a elle aussi des réponses à donner. Elles sont totalement différentes mais ce n’est pas pour me déplaire non plus. En tout cas, le parallèle avec la théorie de la gravité était une belle occasion pour Masters of Sex de rappeler l’intérêt de cette étude et ce qu’elle a changé dans le monde : la vision que le grand public a de la sexualité. Je n’ai pas connu cette étude pour ne pas être né à cette époque là mais je suis certain que la perception que l’on a de la sexualité dans la société d’aujourd’hui a grandement été influencée par cette étude. Ensuite nous avons Dan Logan. Si ajouter Josh Charles au casting de Masters of Sex n’était pas une mauvaise idée, son histoire de parfum (et accessoirement ce qui semble se dessiner petit à petit avec Virginia) n’est pas totalement de mon goût. Logan est une façon pour la série de s’égarer un peu.

Mais de s’égarer de façon complètement différente, pas de la façon que j’aurais pu imaginer au départ. Sa façon de raconter son histoire me plait pourtant, mais je ne sais pas pourquoi, je n’arrive pas à avoir envie d’en voir plus. Ce que je vois à chaque épisode me suffit largement. Disons que l’on n’apprend rien de nouveau non plus au sujet de Logan qui tente de mettre dans une bouteille quelque chose d’impossible à capturer. Ce qui lui permet de rejoindre Masters alors que ce dernier a réalisé une étude sur quelque chose qui devait être impossible à définir scientifiquement parlant (et le discours vient répondre à cette question de façon très logique). Puis nous avons d’autres intrigues qui, en parallèle donnent d’autres fils à retordre aux personnages. A commencer par Margaret qui réalisé que sa situation actuelle est une réponse directe et opposée à sa précédente situation. J’aime bien la façon dont elle tente de vivre plus épanouie qu’elle ne l’était auparavant. Ce n’est pas facile et la scène de sexe qu’elle partage à la fin de l’épisode est le résultat de ce qui pourrait être le nouveau elle. Va t-on la retrouver plus loin dans la saison ? Je ne sais pas trop mais je ne trouve pas que cela soit si nécessaire que ça pour autant. Cet épisode rappelle aussi qu’une relation de trois personnes ne peut pas fonctionner (Bill, Virginia et Libby en sont les témoins, sans parvenir à complètement s’en rendre compte).

Le problème c’est que l’une des trois personnes va toujours se sentir en marge des autres. Actuellement c’est Libby et vu la façon dont elle énonce les choses à Bill, elle sait pertinemment qu’elle est mise de côté. Accessoirement, l’un des problèmes de cet épisode c’est peut-être l’histoire de Bill et Johnny. Il n’y a pas grand chose d’intéressant chez Johnny et son histoire de bullying. J’aurais aimé adorer mais je n’y arrive pas, comme si finalement tout le travail que la série fait de ce point de vue là n’avait pas de grand intérêt. Je préfère largement les histoires de la fille de Virginia. C’est l’occasion d’intégrer Frances Fisher incarnant le rôle de la mère de Virginia. Tessa joue à la mauvaise graine ces derniers temps, Virginia a énormément de temps à comprendre comment aller de l’avant avec tout ça mais bon… la fin de l’épisode laisse le téléspectateur espérer encore un peu plus par la suite. C’est là que le face à face entre Virginia et sa mère dans « Two Scents » prend tout son sens. J’ai beaucoup aimé ce face à face même si je regrette presque que la série l’est entrecoupé et n’en ait pas fait une scène aussi intense qu’elle n’aurait probablement pu l’être si le scénario avait décidé de se concentrer là dessus pendant quelques minutes. Mais « Two Scents » est un épisode complètement différent.

On n’est pas vraiment dans la continuité du précédent dans le sens où ici il n’est pas question de justifier quoi que ce soit. Le seul truc c’est Logan qui enrôle Virginia afin de l’aider à capturer le parfum parfait. Je trouve toute cette histoire assez drôle, surtout que Logan apparaît ici comme un intrus, comme une nouvelle troisième personne dans la relation entre Bill et Virginia. Est-ce nécessaire ? Je ne sais pas trop. Le côté flirt fonctionne mais pas autant que je n’aurais probablement pu le souhaiter. Mais d’un autre côté, cet épisode donne une place intéressante à Bill et Virginia et la façon dont les deux interagissent l’un avec l’autre, tout cela avec le boulot qu’ils font en parallèle. La façon dont ils tentent d’aider ces couples qui ont besoin de conseils c’est bien plus intéressant que toutes les expériences qu’il y a en laboratoire. Je trouve plus enrichissant les moments où nos scientifiques posent les questions et les couples répondent. Si cela transforme Masters of Sex en cas de la semaine, je serais un peu moins heureux bien entendu mais il y a des choses extrêmement touchantes là dedans. Surtout sur la fin de l’épisode. Neely et Ricci font donc ici un duo assez étonnante qui permet de rappeler à quel point l’amour et le sexe sont deux choses très différentes mais qui peuvent toujours trouver une liaison l’une avec l’autre.

La liaison que les deux peuvent avoir est assez simpliste mais justement, cette façon de vouloir garder leur mariage à flot, tout cela se terminant en flot d’émotions. C’est assez palpitant même si la série ne cherche pas à en faire un grand moment émotionnel. Non, ce n’est clairement pas le but. C’est sans oublier Libby qui a elle aussi beaucoup de choses à faire. Elle aussi me plait bien dans cet épisode. Elle tente de montrer qu’elle n’a pas dit son dernier mot, qu’elle est une femme un peu plus forte qu’elle ne veut bien le laisser transparaitre. Le seul véritable problème que j’ai eu avec cet épisode c’est la fin qui me donne l’impression que Masters of Sex est en train de replonger dans ses travers. Finalement, ces deux nouveaux épisodes de Masters of Sex sont parfois quelques défauts (surtout la fin du second) mais globalement, on a l’impression de retrouver la série qui m’a séduit lors de ses deux premières saisons, apportant de la nuance à ses histoires et ses personnages de façon assez intelligente, tout en gardant à l’esprit qu’il y a aussi des relations à faire évoluer et grandir. En espérant que cet épisode marque aussi la fin de l’histoire de Johnny, loin d’être ce que j’ai préféré cette année… Mais que l’égard entre Logan et Virginia n’ait pas plus de conséquences que ça pour autant non plus.

Note : 9/10 et 7.5/10. En bref, deux bons épisodes de Masters of Sex avec des conséquences pour la seconde partie de la saison.

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