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Critiques Séries : Not Safe for Work. Saison 1. BILAN (UK).

27 Août 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Not Safe for Work

Critiques Séries : Not Safe for Work. Saison 1. BILAN (UK).

Not Safe for Work // Saison 1. 6 épisodes.
BILAN


Not Safe for Work est une série assez étrange qui tente d’aborder la vie complètement brisée d’un groupe de personnages dans leur vie personnelle et professionnelle. L’histoire de cette femme, Katherine, qui est forcé de passer de Londres à Northampton, tout cela à cause de la coupe dans les budgets publics, est probablement quelque chose que d’autres gens ont connu mais dans la vraie vie au Royaume Uni. En s’inspirant de quelque chose qui semble être réaliste, Not Safe for Work jongle alors entre comédie et drame d’un claquement de doigts. DC Moore a tenté de se créer une petite série qui permet de parler de la morosité qui règne dans son pays. On parle de ces gens comme de la génération qui n’a pas été chanceuse, qui ne peut pas grimper les échelons sociaux et qui se retrouve à crouler sous les dettes et qui est aussi très touché par les coupes dans le budget de l’Etat britannique. Not Safe for Work de Channel 4 cherche donc à pointer tout cela du doigt dans une série douce-amère dont le but n’est pas nécessairement que de nous faire rire. Car j’ai plus été peiné de voir ce qui se passe que je n’ai réellement rigolé. Certes, il y a de bonnes idées comiques (un petit pétard pour le patron, un appartement que Katherine va devoir partager, etc.) mais c’est avant tout une série qui montre la dramaticité des choses.

Not Safe for Work est donc un regard cynique et acerbe sur la vie de trentenaires au 21ème siècle mais aussi une sorte de lettre d’amour à une génération qui a été complètement laissée à l’abandon et qui continue de payer les erreurs de ses prédécesseurs. DC Moore s’est inspiré de sa propre expérience (il a vécu à Northampton et a des amis qui ont travaillé pour les services civiles et qui ont été très touché par les budgets du gouvernement) et c’est peut-être aussi pour cela que Not Safe for Work respire le vrai. On sent que ce que vivent ces personnages est très caractéristique, original par rapport à d’autres, etc. Difficile de savoir ce qu’il fallait attendre de cette série mais elle parvient justement à confronter les personnages et son univers à sa façon. Not Safe for Work est une série qui, d’un point de vue de son contraste et de sa façon d’aborder l’univers de chacun des personnages me plaît. On a des gens qui ont du mal à joindre les deux bouts (et ce n’est pas que d’un point de vue financier) au milieu d’une vie qu’ils semblent plus subir qu’autre chose. Car professionnellement et personnellement, rien ne va. Je pense aussi que Not Safe for Work raconte un peu les problèmes de ma génération à moi aussi, la génération Y qui a elle aussi du mal à entrer dans la vie active et à se faire une place.

Zawe Ashton est par ailleurs l’un des meilleurs éléments de Not Safe for Work. Elle apporte au début une sorte de charme et d’espoir puis rapidement, elle va se rendre compte que ce qu’elle est en train de vivre est juste une catastrophe. Sa vie est à un point particulièrement déprimant (et cela peut se comprendre). La série veut que l’on puisse comprendre l’enfer que d’autres vivent. J’aurais été déçu si Not Safe for Work n’avait pas été au bout de son histoire. C’est pour cela que la fin de la saison s’achève presque sur une note particulièrement dramatique (avant de tenter de redonner un peu de sourire aux personnages). Il y a de jolis messages même si cette série n’est pas toujours bonne. Elle tente tout un tas de choses mais elle réussi surtout à dire que finalement tout n’est pas perdu. Si vous vous retrouviez criblés de dettes, incapables de vous offrir une maison ou même dans la difficulté de trouver un boulot, alors cette série est pour vous. Elle raconte une bonne partie de cette dépression interne que des gens vivent avec eux-mêmes. Cela ressemble un peu à This Life, une vieille série britannique (avec Jack Davenport) des années 90 qui parlait à la génération précédente.

Note : 5/10. En bref, une ode aux problèmes d’une génération qui n’arrive pas à joindre les deux bouts.

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