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Critiques Séries : Stitchers. Saison 1. BILAN.

6 Août 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Stitchers

Critiques Séries : Stitchers. Saison 1. BILAN.

Stitchers // Saison 1. 10 épisodes.
BILAN


Ce que je trouve dommage avec Stitchers c’est que ce n’était pas une mauvaise idée mais disons que l’exécution laisse vraiment à désirer. Tout au long de la saison, sans nécessairement me demander ce que je faisais là, Stitchers est tout de même une série étrange. Disons que ABC Family présente cette série comme sa première série procédurale avec tous les poncifs du genre derrière. Et puis tout est casé dans une grande pièce particulièrement laide, à l’architecture d’une série des années 90. Vous savez, ces séries qui ne volaient pas très haut et qui étaient les fleurons de la syndication américaine. C’était des séries avec des budgets pas nécessairement très poussés mais qui tentaient de raconter des aventures fantastiques (on peut citer Xena dans une certaine mesure mais aussi Sliders et j’en passe). Toutes ces séries, on les retrouve presque dans Stitchers qui donne l’impression de sortir d’un autre temps. La série s’est clairement piégée visuellement dans un monde qui ne fonctionne pas aussi bien qu’il aurait dû fonctionner. Outre le problème visuel, qui aurait probablement pu être secondaire avec un peu plus de second degré, la série manque cruellement de fond. Les personnages ne sont pas assez bien développés et la base même de la série reste ultra floue. C’est un mélange de tout un tas de choses, d’influences, provenant de tout un tas de séries et films.

L’association n’est pas nécessairement bête mais elle ne fonctionne pas vraiment comme j’aurais pu le souhaiter. Stitchers est donc une série qui se retrouve coincée au milieu de ses prémices de science-fiction, son bla-bla complexe qui ne veut rien dire, ses références geek ridicules étant donné que l’on n’est pas sur la chaîne la plus perméable aux références geeks et puis une dynamique entre des personnages qui mettent en scène les lois du « stitching », si tant est que cela veut dire quelque chose. Mais la série a énormément de mal à surprendre car justement, elle se coince dans toutes ses histoires sans parler des conditions de certains des personnages : la capacité naturelle et spéciale de Kirsten qui la rend unique et la transforme en héroïne. Sauf que là aussi, c’est sacrément mal fichu car le personnage est assez plat et l’actrice est particulièrement fade, ce qui ne va pas aider l’histoire à réellement avancer. Si seulement c’était le seul problème de cette série, je pense que l’on s’en sortirait avec les honneurs. Car ce n’est pas le seul problème. Il y a bien pire. Emma Ishta manque donc de ce petit truc qui aurait pu rendre son jeu intéressant. L’humour tombe toujours à plat et le personnage manque cruellement de passion et d’émotions. On sent que la série veut nous offrir son approche à elle, sa propre vision des choses, mais c’est sacrément limité.

Heureusement qu’au casting nous avons Allison Scagliotti (Warehouse 13) ou encore Salli Richardson-Whitfield (Eureka). Voilà de bonnes apparitions qui donnent parfois à la série un véritable regain d’intérêt. Cela ne veut pas dire que leurs personnages respectives ont grand chose à raconter mais disons qu’ils tentent de le faire à leur façon et de façon intéressante. Maggie par exemple est une figure d’autorité particulièrement générique et filiforme sur le papier mais au fil des épisodes, le personnage gagne en structure et en intérêt, certainement car elle doit imposer son autorité tout en gardant à l’esprit que le téléspectateur a aussi besoin de se retrouver dans ce personnage (à défaut de se retrouver dans l’héroïne). Je me demande si Maggie n’est pas l’une des raisons pour lesquelles j’ai voulu aller au bout de cette première saison. Puis il y a Camille et je pourrais dire la même chose de ce point de vue là. Elle apporte quelque chose de complètement différent à la série, une vraie énergie sur laquelle on peut compter d’épisodes en épisodes. C’est presque même l’un des rares personnages qui donne le ton et qui parvient à nous donner envie d’aller beaucoup plus loin. Jeffrey Alan Schechter a créé une série sur une bonne idée de départ mais le problème vient de la façon dont cela a été mis en scène par la suite.

Je suis certain que ABC Family a mis les doigts dedans et a changé pas mal de choses (ou alors ABC Family a donné des directives sur ce qu’elle voulait faire du pitch). C’était impossible de faire quelque chose de bon avec ce que l’on a sous les mains. Sans parler de l’aspect romantique de Stitchers qui est probablement ce qui se fait de plus niais actuellement. En se donnant pour but d’être une série à la formule très procédurale, Stitchers a énormément de mal à fonctionner. Dommage.

Note : 3/10. En bref, dommage que Stitchers soit aussi ratée car ce n’était pas si bête que ça…

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