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Critiques Séries : The Interceptor. Saison 1. BILAN (UK).

16 Août 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Interceptor

Critiques Séries : The Interceptor. Saison 1. BILAN (UK).

The Interceptor // Saison 1. 8 épisodes.
BILAN


Ce n’est pas la première fois que BBC One tente d’avoir sa série d’action à elle. Et ce n’est pas la première fois non plus que c’est raté. Mais The Interceptor fait fort. Cette série est tellement mauvaise qu’elle ne parvient même pas à arriver à la cheville de ses inspirations diverses et variées. On sent que The Interceptor pique à The Wire/Sur Ecoute mais également à d’autres séries comme 24 (sauf que le héros est très loin de James Bauer) ou à d’autres séries du même acabit mais qui sont bien meilleures ailleurs et pas ici. The Interceptor tente ici aussi de renouveler le genre et de préparer l’après MI:5 ou Spooks en VO. Mais les personnages sont mal écrits et l’histoire assez mal fichues. On enchaîne alors les épisodes avec au centre Ash, le fils d’un accro à la drogue qui a tiré sur quelqu’un une fois. Et maintenant, avec ce pitch qui tient sur un timbre poste, la série se doit de raconter une histoire autour de Ash et de son envie de déclarer la guerre contre les drogues. Tremblons tous en même temps. La série donne l’impression qu’il n’y a rien de neuf là dedans, que tout est déjà raconté ailleurs en bien mieux. The Wire par exemple a réussi à raconter ce genre d’histoires de façon beaucoup plus intéressante. Mais The Interceptor n’est pas The Wire.

La série se veut assez bruyante pour pas grand chose. Les scènes d’action sont sympathiques mais cela ne fait malheureusement pas tout. Tout est dans l’excès comme si le scénario cachait ses faiblesses derrière des scènes d’action. Sauf que les scènes d’action ne sont pas suffisante. Même le pauvre O-T. Fagbenle n’arrive pas à sortir du lot. Son personnage de Ash est tellement filiforme et inintéressant que la série reste fade. L’acteur est pourtant bon mais il n’a aucune matière à vraiment travailler. Les premiers épisodes sont les plus mauvais de la série, tentant de mettre en place une intrigue sans parvenir à savoir dans quelle direction réellement aller. C’est bête car je suis persuadé qu’avec un peu plus de jugeote, les scénaristes auraient au moins pu parler de façon plus intelligente de son passé. Ash a été recruté par un mystérieux groupe d’élite appelé UNIT pour Undercover Narcotics Investigation Team. C’est sacrément complexe comme nom pour pas grand chose et ce n’est même pas amusant. Car The Interceptor aurait peut-être pu sortir un peu du lot avec un peu de second degré. Mais même si elle peut tenter une petite vanne au détour d’une ligne de dialogue, tout tombe à plat car je n’ai rien ressenti au fil des huit épisodes. Tout est en plus de ça énnoncé avec le même débit.

Si Fagbenle tente d’apporter un peu de vie à la série (et il va parvenir à le faire de façon très légère dans la seconde partie de la saison), le script est bien trop mal fichu pour entrevoir une quelconque histoire avec un vrai fil conducteur. The Interceptor accumule tous les clichés possibles et imaginables de ce genre de séries dramatiques entre les héros un peu en marge, les femmes qui sont inquiètent pour leurs hommes, les co-équipiers solidaires, des patrons qui suivent tout à la lettre (sans jamais déborder, car sinon attention, The Interceptor pourrait bien perdre encore des points) sans parler de cette façon que tous les vilains de la série ont de vouloir à tout prix être vilains. The Interceptor n’a donc pas grand chose à raconter et c’est bien dommage. Le dernier épisode est tout aussi décevant, suivant les règles de la série de ce genre là en plus de se terminer de façon un peu trop facile à mon goût. Le problème c’est que The Interceptor est une série si conventionnelle qu’elle ne peut pas vraiment sortir du lot. Elle ne peut que faire des choses que l’on a déjà vu ailleurs et en bien plus palpitant. Surtout que l’action ici devrait justement donner du punch à The Interceptor sauf que c’est tout le contraire, cela permet de voir encore un peu plus le fossé qu’il y a entre les intrigues de cette série et de ses inspirations telles que The Wire.

Avant de voir The Interceptor, je ne voulais pas d’un The Wire, je voulais juste voir une série originale qui tente de raconter des conflits sur la drogue et la guerre des gangs. Mais là dedans, tout est plus ou moins un échec. Le fait que BBC One n’ait toujours pas annoncé le renouvellement de la série pour une saison 2 à l’heure où j’écris ces lignes est certainement mauvais signe mais peu importe, une saison 2 ne peut valoir le coup que si la série change complètement de direction artistique. Les scénaristes ne savent juste pas quoi faire. Injecter un peu de réalisme dans cet univers si déconnecte de toute réalité n’aurait probablement pas fait de mal.

Note : 2/10. En bref, un échec de plus dans la tentative des britanniques d’apporter une réponse au savoir faire américain.

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