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Critiques Séries : The Strain. Saison 2. Episodes 5 et 6.

18 Août 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Strain

Critiques Séries : The Strain. Saison 2. Episodes 5 et 6.

The Strain // Saison 2. Episodes 5 et 6. Quick and Painless / Identity.


Ces deux épisodes vont dans la continuité d’une saison qui enchaîne les épisodes décevants et les bons épisodes. Avec « Quick and Painless », la série continue son histoire mais revient aussi à ce que la série peut faire de bon en termes de tension dramatique. C’est une bonne excuse pour nous offrir des scènes d’action assez sympathiques dans leur ensemble et pour nous rappeler que c’est une série de vampires. Enfin, une série avec une contamination, comme un virus, et des vampires. J’ai beaucoup aimé par exemple Eph dans cet épisode et c’est la première fois depuis un sacré bout de temps. Sa façon de tenter d’entrer à Washington était une très bonne idée. Le rythme est soutenu et la partie dans le train a beau durer très peu de temps, elle était terriblement efficace. A côté de ça, Fet et Dutch tentent d’aider Feraldo à nettoyer Red Hook de toute menace et rien que pour ça, cet épisode contient probablement les meilleures séquences (ou en tout cas certaines des meilleures). Surtout que dans cet épisode on se retrouve avec Setrakian à la recherche d’un dealer d’armes incarné par Jamie Hector afin de retrouver un livre ancien est à la fois une bonne chose mais également quelque chose d’assez amusant dans son ensemble.

Arriver à Washington pour Eph est une bonne chose, ce qui permet à la fois de sortir le personnage de son bunker mais également de le sortir de ce sentiment de répétition dont il est malheureusement victime. Sa façon de se préparer est déjà un élément important dans cet épisode et cela fonctionne à merveille. Le fait que la série se concentre aussi un peu plus sur l’épidémie rappelle ce que The Strain était au départ, une série sur une épidémie et rien de plus, avant de se transformer en quelque chose de complètement différent et pas forcément très réussi. Les enjeux sont d’autant plus amplifiés quand Feraldo, après avoir vu l’infection de Nora, est forcé de faire tuer son neveux. Les vers sont dans son corps et il n’y a donc plus rien à faire. Pour Feraldo, c’est la première fois que l’épidémie a vraiment touché quelqu’un de proche. Elle a été proche de l’action mais c’est la première fois que l’action qu’elle mène n’est pas suffisamment forte pour protéger ceux qu’elle aime. La série parvient à gagner quelque chose d’un point de vue émotionnel avec cette partie de l’histoire et je ne m’attendais pas nécessairement à être touché. Cet épisode parvient à avoir plusieurs situations toutes plus ou moins intéressantes d’un point de vue émotionnel.

L’attachement que l’on a pour l’univers de The Strain ou pour la série fait aussi que l’on peut être touchés ou non. A contrario, « Identity » est une nouvelle déception pour une série qui avait pourtant tellement de choses à faire. Je me demande si la saison 2 est meilleure que la première par moment alors que globalement il y a des choses qu’ils ont mieux réussi à ici par rapport à l’an dernier et d’autres beaucoup moins. C’est donc un sempiternel questionnement. Le problème de cet épisode c’est que l’histoire de Eph, sensée être assez intéressante et bonne, finie plus ou moins en queue de poisson et ne délivre donc rien de bien intéressant sur la longueur. C’est dommage car je suis persuadé que The Strain pourrait faire beaucoup plus avec une envie supplémentaire de nous surprendre. L’épisode précédent est la preuve qu’elle en a dans le coffre et qu’elle a aussi de quoi nous surprendre. Ici, c’est plus un épisode qui cherche à nous préparer à la suite de la saison et c’est d’une lente assez problématique. Quand Eph est arrivé à Washington à la fin de l’épisode précédent, je m’attendais à ce que The Strain capitalise véritablement là dessus alors que cela a été plus ou moins le contraire, sans pour autant que cela ne soit très mauvais. Mais d’un autre côté, cet épisode a aussi énormément de mal à nous intriguer.

Tout ce qui se passe entre Gus et Silver Angel manque cruellement de surprises et n’a pas de grand intérêt narratif. C’est tout un tas de choses de ce genre là dont fait preuve cet épisode sans que l’on ne sache véritablement comment tout doit évoluer par la suite. Silver Angel n’est peut-être pas le personnage que j’attendais lors de son introduction et c’est bien dommage car à autant ronronner, The Strain risque de rapidement me perdre à nouveau. Enchaîner les bons et les mauvais épisodes n’a jamais été une bonne chose et celui-ci fait partie des mauvais de la saison. Ensuite, Barnes est mort (ce qui fait de Eph un meurtrier) et j’ai hâte de voir les conséquences que cela pourrait bien avoir. Sans compter sur le Master qui a changé de corps et qui a fait de son serviteur son plus grand serviteur. C’est un peu ronronnant là aussi pour le coup car ultra prévisible. Il fallait bien s’attendre à ce que le Master change de corps et comme par hasard à Washington. Finalement, alors que j’ai hâte de voir la suite de la saison pour certaines choses, globalement The Strain n’a de cesse de me freiner dans mon envie et c’est probablement ce qu’il y a de plus dommage là dedans.

Note : 7/10 et 4/10. En bref, la série enchaîne toujours autant déceptions et réussites.

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