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Critique Ciné : No Escape (2015)

2 Septembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : No Escape (2015)

No Escape // De John Erick Dowdle. Avec Owen Wilson, Pierce Brosnan et Lake Bell.


John Erick Doodle semble adorer Paris. Après avoir réalisé le nanar Catacombes, il revient avec No Escape où Paris semble être le rêve de Annie Dwyer, la femme du héros. Pour avoir son petit appartement à Saint Sulpice et boire du vin. Quel cliché ! Mais bon, au delà de ça, je suis partagé avec No Escape. D’un côté j’ai beaucoup aimé certaines idées et de l’autre, on a l’impression que dans le film il n’y a pas suffisamment de choses surprenantes. La famille Dwyer semble être invincible tout au long du film, mais je trouve que c’est une bonne série B. Il y a de la violence, de l’action, de la tension omniprésente, etc. qui permettent de donner au spectateur l’impression que le film ne s’arrête jamais. Cela reste aussi un thriller dépaysant, qui sort de l’ordinaire ne serait-ce que pour ces décors d’un pays asiatique que le film ne citera pas (ce serait tout de même terrible de créer une guerre dans un pays qui existe pour se le mettre à dos). La façon dont le film porte sa critique du capitalisme américain (et accessoirement d’autres pays qui ont eux aussi des intérêts dans ce genre de régions), donnant quelque chose (l’eau potable) à ces populations mais derrière ruinant économiquement le pays.

Jack, un homme d’affaires américain, s’expatrie en Asie du sud-est avec sa famille pour mener une vie de rêve dans un décor paradisiaque. Fraîchement débarqués, leur projet tourne court. Un coup d’état éclate dans le pays et la tête des expatriés se retrouve mise à prix. Aidés par un mercenaire britannique, Jack et les siens n'ont qu'une solution: fuir.

D’un point de vue du scénario, No Escape est donc assez intelligent pour raconter quelque chose et pas se contenter de créer des menaces pour la famille Dwyer. Si cela reste un peu maigre car le film veut surtout baser son idéal sur l’action qu’il peut mettre en place, c’est assez sympathique. Ce que je regrette cependant c’est d’avoir vu la bande annonce avant car sans la bande annonce, impossible de savoir qu’une guerre se prépare réellement. La scène d’introduction le laisse présager mais l’escalade des choses étranges par la suite sont bien plus intéressantes. D’un point de vue de la mise en scène, John Erick Dowdle use et abuse de tout un tas de choses et notamment des ralentis qui alourdissent un peu trop le propos, sans parler de la bande originale qui est un peu trop présente et ne permet pas toujours de profiter de certains moments qui auraient été probablement plus sympathique sans tout ça. Le casting reste lui aussi assez solide dans son ensemble. A commencer par Lake Bell que je ne m’attendais pas du tout voir aussi efficace dans ce petit thriller, sans parler de Pierce Brosnan qui a une place toute trouvée dans cette série B, un genre de film dont il est abonné ces derniers années. La dernière bonne surprise avec lui c’était Survivor (avec Mila Jovovich).

Et enfin il y a Owen Wilson. Si j’avais un peu peur de le voir ici, le résultat est assez sympathique. En effet, étant donné que ce n’est pas son genre de rôle fétiche, on a ici un autre Owen Wilson qui parvient à nous communiquer ses angoisses tout au long du film, happant ainsi le spectateur au coeur d’une histoire qui n’a pas énormément de choses surprenantes à raconter. En effet, la famille Dwyer a beau chercher à se cacher tout au long du film, à part quelques égratignures, ils ne vont ni prendre de balles, ni se fait tabasser suffisamment pour qu’ils soient au bord de la mort, etc. Le danger est réel dehors mais l’on ne nous le fait pas suffisamment ressentir car une fois passé la première partie du film, on a envie de voir John Erick Dowdle prendre des risques avec ses personnages. Dommage que le film reste assez creux de ce point de vue là, de même que radin dans sa façon de dépeindre la politique du pays (et de nous offrir une morale beaucoup trop simpliste). No Escape était donc une bonne idée, pas toujours bien utilisée mais qui reste divertissante pour ne pas trop ennuyer son spectateur. Je ne dis pas que c’est un film à voir, ni à éviter, c’est juste une occasion de se dépayser au travers d’un thriller pour la rentrée.

Note : 5/10. En bref, sans trop de surprises, No Escape reste assez sympathique pour la tension qu’il installe du début à la fin.

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