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Critiques Séries : Devil's Playground. Mini-series. BILAN.

9 Septembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Devil's Playground

Critiques Séries : Devil's Playground. Mini-series. BILAN.

Devil’s Playground // Mini-series. 6 épisodes.
BILAN


Faire une suite à « Devil’s Playground », un film australien de 1976 n’était peut-être pas nécessaire sur le papier mais à l’écran, le résultat est assez intéressant, d’autant plus que cela change vraiment de ce que j’avais imaginé au départ. Bénéficiant surtout d’un casting de qualité : James Fraser, Simon Burke, Toni Collette et John Noble, cette mini-série tente de nous plonger dans l’univers de l’Eglise catholique et d’un scandale qui éclate. Le but est de voir les conséquences des actes de l’Eglise et de la façon dont elle peut tenter de les cacher. Devil’s Playground est donc ici une sorte de suite sans en est totalement une pour autant étant donné que c’est surtout inspiré. La narration n’est pas difficile à suivre malgré la dite influence. On se retrouve alors plongés en 1988, au milieu d’un mystère : la disparition d’un enfant de 13 ans d’une école catholique. Tout de suite des tas de théories sont évoquées et la base même de cette histoire fonctionne en grande partie car justement, elle sait tout de suite installer cette disparition comme quelque chose de mystérieux dont on a envie de connaître le dénouement. Au fil des six épisodes, il y a un peu de remplissage et c’est dommage. Peut-être qu’avec une narration un peu plus condensée la mini-série aurait gagné des points.

Mais impossible de faire tenir ça comme sur un film de deux heures. Le format de la mini-série ne se prêtait donc pas nécessairement à ce type d’histoire. Si le résultat est donc en partie décevant, cela reste assez sympathique à suivre tout au long de ces six épisodes. Le mystère reste suffisamment épais pour que la façon dont tout est délié soit intéressant. L’intrigue se développe de façon assez simple et surtout très lente au fil des épisodes. On profite alors de chacun des personnages dans des situations plus personnelles. Cela permet de donner un certain cachet à la série. Le but n’est donc pas que de parler du mystère global qu’il y a derrière Devil’s Playground, mais aussi de raconter l’influence que cela peut avoir sur chacun des personnages. A la fois pour les parents, mais aussi pour l’Eglise qui est directement touchée par ce qui s’apparente comme être un vrai scandale. John Noble est absolument fabuleux dans son rôle ecclésiastique. C’est même pile poil le rôle dont il avait besoin pour se sortir des univers fantastiques (dans Sleepy Hollow il n’a pas eu la chance de montrer toute l’étendue de son talent à certains moments stratégiques, coincé par le scénario).

Mais pour en revenir à Devil’s Playground, cette dernière semble aussi attacher une certaine importance pour que l’époque soit reproduite avec une certaine fidélité. Ce n’est pas plus mal même si j’aurais peut-être apprécié que cela soit encore plus visible. La façon dont l’époque est dépeinte reste très centré sur l’histoire et l’on n’a donc pas vraiment de vision globale de 1988. Il aurait été intéressant de parler un peu plus des coutumes de l’époque mais ce n’était apparemment pas le but non plus. Il y a quelques twists assez sympathiques dans leur ensemble mais bon, on ne peut pas non plus trop en demander de la part de Devil’s Playground. On a même le sentiment que le but n’est pas toujours de nous surprendre, juste de nous raconter une histoire simple avec les révélations qui vont avec au milieu d’un bon casting. Car oui, le casting est réussi et donne à cette mini-série une sorte de légitimité. On est très loin d’une mini-série de disparition comme Le Mystère du Lac (TF1) par exemple. J’ai alors enchaîné les épisodes de cette mini-série comme des petits pains, intrigué par ce qui pourrait se passer par la suite. A l’issue de ces épisodes le résultat reste assez correct, sans pour autant être brillant non plus. Si l’on met Devil’s Playground à côté d’autres séries australiennes, je pense cependant que c’est une vraie réussite.

Je pourrais la mettre à côté de The Slap. En termes de production c’est irréprochable, surtout pour les australiens qui ont énormément de mal à faire de bonnes séries. Devil’s Playground se repose également sur la tradition actuelle de consommation des séries : le binge-watching.

Note : 6/10. En bref, malgré quelques trucs un peu médiocres, l’ensemble reste assez efficace pour nous tenir jusqu’au bout.

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