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Critiques Séries : Hand of God. Saison 1. BILAN.

12 Septembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Hand of God

Critiques Séries : Hand of God. Saison 1. BILAN.

Hand of God // Saison 1. 10 épisodes.
BILAN


Hand of God était très loin d’être mon pilote préféré quand Amazon nous l’a proposé il y a de ça près d’un an maintenant. Le problème c’est que la série le sait pas du tout quoi faire pour devenir passionnante. Elle lorgne un peu de partout, développant sa narration sur quelque chose de particulièrement ennuyeux. C’est vraiment dommage car je suis persuadé qu’ils auraient pu faire beaucoup plus. Bien entendu, il y a des tas de choses différentes et de bonnes idées mais rien que le pitch de base de la série est plus que flou. Le rapport à la religion et la façon dont cela est mis en place dans la série m’a beaucoup troublé. J’ai décidé de revoir le premier épisode de Hand of God avant de me plonger un peu plus profondément dans cette saison et le résultat est assez décevant. C’est difficile de faire un premier épisode, surtout pour une telle série qui avait l’ambition de raconter quelque chose de très ésotérique. Au milieu de cette série, on retrouve Ron Perlman. Si ce dernier est quelqu’un que j’ai adoré dans Sons of Anarchy, et qui a ici su s’imposer, je trouve que parfois la série ne sait pas trop quoi faire de ce personnage. Créée par Ben Watkins (déjà scénariste pour Burn Notice), change complètement de registre ici. La série est particulièrement sombre et vaut sa commande probablement plus pour son casting pour ce qu’elle raconte.

La famille Harris est une dynastie complexe que Hand of God n’a de cesse de complexifier. Les scènes s’enchaînent et tout n’est pas nécessairement très fluide tout le monde. C’est d’ailleurs pour cela que le problème de cette série est que la famille Harris n’est pas particulièrement bien pensée. A côté de ça, je préfère largement les personnages secondaires comme KD (incarné par Garret Dillahunt) et le révérend Paul Curtis (incarné par Julian Morris). D’ailleurs, pour ce dernier il y a tout un épisode où il passe son temps à se droguer qui était assez drôle et dramatiquement fort. Cela ne fait pas évoluer grand chose dans la série mais ce n’est apparemment pas ce qu’il y a de plus important. J’ai beaucoup aimé Paul pourtant car c’est un personnage qui trouve son intérêt dans sa façon d’apporter une vision différente de la religion. Dans un pays puritain comme les Etats-Unis, j’apprécie comment Hand of God tente de traiter de la religion dans la vie des gens. Le fait que le héros ait la voix de Dieu dans sa tête, c’est à la fois drôle mais intelligent. C’est une façon de parler de miracles potentiels et d’en faire quelque chose. Ce qui m’a aussi surpris dans le mauvais sens avec cette série c’est le fait qu’elle soit si vaste dans son casting et dans ses idées, mais aussi avare en surprises.

Car ce qui est justement problématique là dedans, c’est qu’il ne se passe pas grand chose de neuf dans cette série par rapport à des tas de choses que l’on a déjà pu voir par le passé ailleurs. Il y avait aussi des personnages douteux, comme Josh (incarné par Hunter Parrish) dont la disparition se fait par la petite porte dans la seconde partie de la saison. La place de KD dans toute cette aventure est elle aussi particulièrement intéressante. Tout commence quand Pernell dit à KD de ne jamais l’appeler quand KD surveille Josh, et Pernell est convaincu qu’il est celui qui est responsable du viol de Jocelyn. Mais il va découvrir ensuite que Josh n’était pas responsable. La façon dont Paul entre dans la vie des Harris est là aussi quelque chose que j’ai bien aimé. Surtout car Julian Morris se donne les moyens d’être un vilain qui dort (et qui le fait de façon brillante). Accessoirement, au milieu de tout ce que Hand of God raconte, la série est particulièrement surgonflée. Elle raconte tellement de choses différentes en même temps que le téléspectateur peut rapidement se perdre. Au bout du second épisode, on ne comprend pas nécessairement où est-ce que Hand of God va bien pouvoir aller et la fin de la saison est tout aussi confuse que le reste. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de bons moments, de bonnes surprises et de bons personnages, mais tout est exécuté de façon très étrange.

De plus, plus le temps passe et plus j’ai l’impression que Hand of God fait un gâchis du talent de Ron Perlman. Ce dernier est quelqu’un qui est capable de tellement plus que ce qu’il fait dans cet épisode. Amazon n’a pas nécessairement eu l’oeil en commandant cette série, bien qu’elle soit bourrée de potentiel. Oui, car justement cette série qui est pleine d’idée, n’arrive pas à décanter le tout de la meilleure façon. C’est comme gâcher une bonne bouteille de vin à laisser respirer sans lui donner le temps de s’aérer. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire, mais le problème de Hand of God est justement là. L’équipe de scénaristes de la série a énormément de mal à se sortir des différents manèges dans lesquelles elle se lance, laissant ainsi le téléspectateur plus ou moins sur le carreau (ce qui est sacrément dommage). Toute la notion de meurtre par exemple est importante dans Hand of God et le rapport à la religion aussi. Le fait que la foi puisse intervenir dans la décision, dans le meurtre, dans tout un tas d’autres choses et notamment la perception des autres, me plaît mais le résultat n’est peut-être pas aussi satisfaisant que prévu non plus. Marc Forster, responsable de la mise en scène du premier épisode de la série, a su donner une identité visuelle à cette série et c’est probablement l’un des meilleurs points. L’aspect le plus sombre remonte donc assez facilement et l’on passe de très bons moments.

Finalement, Hand of God est une série qui fonctionne pas intermittence. Elle se complique un peu trop la vie et la vie des personnages pour ne pas donner grand chose derrière. Les faiblesses de cette série sont trop importantes pour lui donner une bonne appréciation. Elle a du potentiel mais noyé derrière une tonne de choses douteuses. Dommage.

Note : 3.5/10. En bref, série décevante malgré un très joli casting.

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