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Critiques Séries : Longmire. Saison 4. BILAN.

17 Septembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Longmire

Critiques Séries : Longmire. Saison 4. BILAN.

Longmire // Saison 4. 10 épisodes.
BILAN


Quand A&E a annulé Longmire l’an dernier, je dois avouer que j’étais surpris. Certes la série ne réalisait pas de brillantes audiences sur certaines cibles mais elle restait une série avec un large public, qui plus est fidèle. Puis Netflix, le chevalier sauveur de toutes les séries annulées, est arrivé sur son cheval blanc afin d’offrir à cette série une saison 4 de dix nouveaux épisodes. Bien évidemment j’étais ravi et le résultat est au rendez-vous alors que la qualité de la série est toujours bien présente. Ce que j’ai toujours adoré dans Longmire c’est sa vision assez classique du western moderne avec de vraies intrigues palpitantes et quelques cas policiers eux aussi intelligents par la façon dont ils nous plonge au fond des Etats-Unis. Longmire pourrait être comparée par moment à une série comme Justified même si je préfère cette dernière à Longmire. Ce n’est qu’une question de goût bien entendu mais la vision moderne que Justified avait du western était beaucoup plus intéressante que celle qu’a Longmire. Jusqu’à ce qu’il y ait cette saison 4. Une bonne partie des choses ont changé cette année, notamment avec la disparition de Branch. Ce dernier n’est plus là et cela a forcément des conséquences sur le casting de la série.

La première est l’arrivée de Barry Sloane (The Whispers, Revenge) au casting de la série. J’ai bien aimé la place du personnage de Zach. Il n’est pas le plus important que la série ait connu mais ce que j’apprécie c’est la façon dont son personnage tente de se faire une place dans un comté qui n’est pas vraiment le sien, qui tente de se faire une place dans le bureau du shérif face à un Longmire toujours droit dans ses bottes. C’est aussi l’occasion d’accueillir d’autres personnages afin d’élargir les horizons de la série, notamment avec le Dr. Donna Sue Monahan incarnée par Ally Walker (Sons of Anarchy). Cette dernière est une actrice qui me manque à la télévision américaine et son apparition était la bienvenue même si elle est à mon humble avis sous exploitée. Le scénario sait quoi faire de son personnage mais Longmire aurait probablement mérité de lui donner une place légèrement différente. Pour en revenir à Branch, ce dernier influence une bonne partie de la saison (notamment la relation entre Zach et Longmire). La disparition de Branch l’an dernier a forcément changé la façon dont la série est développée cette année. Tout cela est fait dans le meilleur des buts bien entendu.

Surtout quand on voit à quel point Branch a créé une sorte de fossé dans la vie de Longmire. Branch était une sorte de rival pour lui mais pas que ça, c’était aussi quelqu’un avec qui il travaillait depuis un sacré bout de temps, qui a connu sa fille, etc. La saison 3 a fait les choses de façon très intelligente autour de Branch alors je suis ravi de voir que cette année on gère les conséquences de sa disparition. C’était la moindre des choses après tout. Au delà de toutes les conséquences, c’est la relation entre Longmire et Zach qui est directement touchée. Il ne va pas être tendre avec lui et la rupture à la fin de la saison était inévitable. Mais au moins, cela va permettre à The Ferg de dire à Longmire ce que tout le monde pense tout bas. Vic va elle aussi se permettre de le faire. Katee Sackhoff n’a pas vraiment eu la chance d’avoir une grande intrigue cette année et de démontrer comme lors de la saison 3 qu’elle est un élément essentiel dans cette série mais le résultat est au rendez-vous car Longmire n’avait pas besoin d’en faire des tonnes avec elle. C’est ce dont je me suis rendu compte l’an dernier alors que l’évolution de son intrigue n’était pas forcément la plus logique et la plus intelligente qu’il soit.

L’une des autres forces de Longmire a toujours été Henry. Lou Diamond Phillips a beau ne pas être le meilleur acteur du monde, j’aime bien la façon dont il assoit sa place dans la série. C’est quelqu’un d’intriguant, qui peut être imprévisible mais qui peut aussi être d’une grande aide. C’est un lien important aussi avec les amérindiens et la place que ces derniers occupent dans le comté et accessoirement dans le centre des Etats-Unis. Les histoires des réserves amérindiennes et tout ce que cela peut impliquer me plaît énormément. C’est un mystère, et tout cela souvent lié à des aventures de casinos. Cela me rappelle énormément ce que The Killing (US) avait pu faire lors de ses deux premières saisons (et les enjeux policiers qu’il y a toujours entre les deux populations). Au fil des épisodes, cette saison tente de donner des intrigues à chacun des personnages comme Vic (et cette romance qui va être rapidement bazardée dans le dernier épisode, ce qui n’a rien de surprenant). Mais l’une des plus grandes réussites ce n’est pas Eamonn (incarné par Josh Cooke) dans le rôle d’un intérêt amoureux pour Vic c’est plutôt Walker incarné par Callum Keith Rennie.

J’ai toujours adoré cet acteur, même dans ses rôles les plus douteux. Il était aussi quelqu’un d’excellent dans SouthLAnd, excellent pour son côté borderline. L’acteur impose rapidement son charisme dans cette saison et ce même s’il n’est même pas présent dans la moitié des épisodes. Il me fait un peu penser à ce que Longmire avait pu faire l’an dernier avec Peter Stormare (même si ce n’est pas totalement la même chose non plus). Enfin, il reste Cady, la fille de Walt. Sacrée Cady. Cette dernière a beaucoup grandi au fil des épisodes et Longmire compte bien nous le démontrer une nouvelle fois. Finalement, pour une saison 4, Longmire a appris de ses erreurs et parvient à faire des choses intelligentes. C’est une saison avec une vraie consistance et une vraie efficacité qui change de ce que l’on a pour habitude de voir. La saison est aussi un peu moins cas de la semaine que les précédentes, plus feuilletonnante (ce qui permet aussi de la suivre un peu plus à la mode Netflix : en binge-watching). En espérant que Netflix décide de commander une saison 5. Ce ne serait pas une mauvaise idée.

Note : 6.5/10. En bref, une saison consistance et efficace.

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