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Critiques Séries : Lucifer. Saison 1. Pilot.

26 Janvier 2016 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Lucifer

Critiques Séries : Lucifer. Saison 1. Pilot.

Lucifer // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Adaptée du comics de Mike Carey par Tom Kapinos (Californication), Lucifer est une série assez attendue. FOX a décidé de lui donner l’une de ses futures meilleures cases, avec en lead-in le retour tant attendu de X-Files. Le problème c’est que ce premier épisode de Lucifer n’est pas nécessairement brillant. Ce n’est pas mauvais mais disons qu’il va falloir que la série délivre un peu plus pour réellement convaincre. L’arrivée de Lucifer, ou Satan, ou du Diable à Los Angeles, la ville du péché et tout ce que vous voulez, c’est une excellente nouvelle. Mis en scène par Len Wiseman (déjà à l’origine des pilotes de Sleepy Hollow et Hawaii Five 0 mais aussi au cinéma de Underworld), on retrouve les idées visuelles du réalisateur en long et en large sans créer véritablement quoi que ce soit de très original non plus. Au casting, les producteurs se sont portés sur Tom Ellis (Rush) et Lauren German (Hawaii Five 0, Chicago Fire) afin d’assurer la tête d’affiche de la série. Tom Ellis parvient à être charismatique dans le rôle d’un méchant charismatique. On avait déjà pu le voir incarner quelque chose de similaire (ou presque) dans la série médicale Rush pour USA Network. Il y a pas grand chose de différent dans sa manière d’appréhender ce rôle, peut-être est-ce justement la preuve dont on avait besoin qu’il n’a peut-être pas tous les talents non plus. Mais je suis curieux de voir la suite, ne serait-ce que pour voir ce qu’il a encore à offrir.

Lassé et mécontent de sa position de "Seigneur des Enfers", Lucifer Morningstar démissionne et abandonne le trône de son royaume pour la bouillonnante et non moins impure Los Angeles. Dans la Cité des anges, l'ex maître diabolique est le patron d'un nightclub baptisé "Lux". Quand une star de la Pop est sauvagement assassinée sous ses yeux, il décide de partir à la recherche du coupable et croise sur sa route Chloe Dancer, une femme flic qui résiste à ses charmes et lui met constamment des bâtons dans les roues.

Pour un premier épisode, Lucifer ne fait pas grand chose de neuf. On retrouve alors pas mal de trucs déjà vu dans d’autres séries procédurales et si parfois c’est une bonne chose, à d’autres moments cela n’inspire que l’envie de voir ailleurs. En effet, Lucifer est beaucoup plus formatée qu’une Sleepy Hollow dont on retrouve certains gimmicks, notamment chez le héros qui se veut charismatique par sa façon de ne pas être en phase avec le monde qui l’entoure. Je comprends que FOX ait décidé de commander cette série, mais ce que je ne comprends pas vraiment c’est pourquoi en faire une série aussi installée dans ce qui semble être une mécanique qui peut facilement prendre l’eau. Lucifer va se retrouver à faire équipe avec la police de Los Angeles afin d’attraper des criminels, ce qui dans un sens peut être fun mais aussi rapidement incohérent avec la nature du héros. C’est aussi pour cela qu’il y a une mythologie et une raison à tout cela. La raison est assez facile et surtout, elle ne peut pas tenir au delà de la première saison (à moins que la série ne fasse durer le suspense au delà et c’est au risque de perdre le téléspectateur en cours de route). Le problème de Lucifer est le problème de beaucoup de séries aujourd’hui : construire son mystère pour peu d’épisodes et être coincés par la suite en cas de succès car il va falloir étirer en longueur quelque chose qui n’était pas fait pour au départ.

Je suis peut-être mauvaise langue mais ce premier épisode de Lucifer ne m’a pas vraiment rendu confiant quant à la suite des évènements. Lucifer tente de donner le libre arbitre aux humains, faisant face à la tyrannie de ce qui nous serait prédestiné. C’est fun mais cela vaut uniquement pour le héros qui justement est fun. Le reste manque cruellement de surprises et de folie, comme si tout d’un coup Lucifer était en train de tout perdre autour de ce qui est pourtant un personnage qui a énormément de potentiel. La façon qu’a Tom Ellis d’interpréter le héros connu de tous est peut-être l’occasion en or de le voir sous un angle différent, beaucoup plus moderne aussi. Mais le résultat de Lucifer ici est pour le moment un peu bancal. Sans compter que le personnage de Chloe Dancer qui l’accompagne est un peu fade. Lauren German n’a jamais été une brillante actrice et je pense que cela pourrait là aussi être l’un des problèmes de cette série si rapidement elle ne devient pas attachante (comme elle a pu le devenir par la force des choses dans Chicago Fire après avoir été l’un des tares de Hawaii Five 0). Le succès et l’intérêt de Lucifer se fera en fonction de la façon dont la suite va décanter ce qui est présenté dans ce premier épisode. Cela reste un peu médiocre par moment mais cela a énormément de potentiel malgré tout. Dans l’attente de plus, en somme.

Note : 5/10. En bref, si Lucifer use des codes de la série procédurale basique, Tom Ellis et sa vision moderne du héros, bien que peu originale, pourrait être l’un des intérêts d’une série qui manque de structure et de fond pour le moment.

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lordsith 28/01/2016 00:02

Je partage ton avis.

delromainzika 29/02/2016 21:02

Merci :)