Critiques Séries : Narcos. Saison 1. Episode 3.

Critiques Séries : Narcos. Saison 1. Episode 3.

Narcos // Saison 1. Episode 3. The Men of Always.


Ce troisième épisode se concentre sur Pablo le politicien, celui qui a toujours voulu aider les pauvres de la Colombie à s’en sortir et à faire face aux plus riches. C’est un peu comme un Robin des Bois. En tout cas, en Colombie il est vu comme un héros par les plus pauvres en grande partie pour ça, car il a redonné de l’espoir à des gens qui l’avait complètement perdu. C’est un businessman ce Pablo Escobar mais aussi quelqu’un qui a du coeur et qui, en distribuant de l’argent aux pauvres, gagne la ferveur d’un peuple qui aura envie de le suivre dans ses aventures par la suite. S’il est difficile de répondre à la question : fait-il cela par pure charité ou bien de façon intéressée ?, je trouve que la série parvient malgré tout à faire des choses assez intelligentes de ce point de vue là et ce je ne m’y attendais pas du tout au départ. En rendant à Medellin - la région de Colombie où il a grandi dans la pauvreté -, veut aussi dire qu’il achète une certaine forme de protection pour son trafic de drogue. Tout comme certains politiciens, policiers, etc. veulent aussi lui mettre des battons dans les roues. En mettant de l’argent dans les écoles, hôpitaux, programmes de sport, etc. Escobar parvient à mettre en avant le problème du gouvernement et son inadéquation sociale. Le gouvernement n’est pas capable de venir en aide aux pauvres alors qu’un homme oui.

La façon dont Narcos pose plus ou moins la question de la place d’Escobar en politique est intéressante car cela sort un peu des sentiers battus. Si la politique est un chemin que Netflix semble adorer emprunter un peu de partout, je trouve que Narcos est une vraie réussite de ce point de vue là et encore, on n’a fait qu’effleurer la politique pour le moment. Contrairement à Paradis Perdus (avec Benicio del Toro dans le rôle titre) qui se contentait de parler de tout cela de façon très superficielle, Narcos se concentre un peu plus sur la vie d’Escobar et ce qui l’a conduit à se transformer en Robin des Bois. Si cet épisode ne permet pas vraiment de parler de la sincérité d’Escobar dans ses actions, c’est aussi une façon de parler d’autres sujets qui ont gravité autour du héros pendant toute ses années d’existence. C’est là que des personnages comme Carlos Lehder sont intéressant à voir grandir. En tout cas, cet épisode fait quelque chose d’assez intelligent de ce point de vue là et je ne m’y attendais pas nécessairement. Dans le pilote, Escobar annonce qu’il sera Président de Colombie un jour. Si l’on connait la suite de l’histoire, j’aime bien que l’on montre avant tout l’ambition d’Escobar, ce qu’il veut devenir sur la longueur car il ne peut pas rester indéfiniment avec son business de cocaïne. Ce serait un peu trop facile tout de même.

Escobar veut aussi montrer à quel point il a du pouvoir et son besoin d’avoir un siège à l’assemblée est assez intriguant. Surtout que cet épisode semble suggérer que Escobar mérite cette place puisque c’est son argent et sa présence qui pourrait faire gagner une élection. Rodrigo Lara va mourir mais pas avant d’avoir ruiné le rêve d’Escobar. Le ministre de la justice a veillé à faire en sorte que les ambitions présidentielles d’Escobar n’aillent pas plus loin. Si Lara meurt dans cet épisode, ce n’est pas une mauvaise chose dans le sens où il n’y avait pas besoin de beaucoup plus de choses à nous raconter de ce point de vue là. En tout cas, le gouvernement, la politique, cela prend une place très importante dans cet épisode car le reste n’a pas nécessairement besoin d’évoluer tout de suite. Le but est d’aller de l’avant, tout simplement. Finalement, ce nouvel épisode de Narcos est une aubaine pour que la série puisse étayer un peu plus le personnage d’Escobar, ce qu’il recherche et ce qu’il peut faire. S’il y a des problèmes politiques, il peut presque tous les régler sauf qu’il ne se rend pas compte que le seul truc que l’argent n’a pas pu acheter ici pour lui c’est le pouvoir ultime de son pays. C’est dingue, il a des milliards de dollars cachés et pourtant, il ne peut rien faire pour arriver au bout du chemin.

Note : 8/10. En bref, House of Cards version colombienne.

Retour à l'accueil

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

À propos

delromainzika

Retrouvez sur mon blog des critiques de cinéma et de séries télé du monde entier tous les jours
Voir le profil de delromainzika sur le portail Overblog

Commenter cet article