Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Narcos. Saison 1. Episode 7.

6 Septembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Narcos

Critiques Séries : Narcos. Saison 1. Episode 7.

Narcos // Saison 1. Episode 7. You Will Cry Tears of Blood.


Pablo Escobar - « Your dad has done nothing wrong. These are people who are jealous of us, who are trying to take what we have »
La tentative d’assasinat du candidat à la Présidence César Gaviria d’escobar a coûté la vie à 107 voyageurs innocents et a envoyé également tout le pays dans une peur panique. Si Gaviria semble être le seul espoir pour la Colombie, il passe les élections et décide que son premier mouvement sera de demander aux Etats-Unis de s’éloigner un peu d’Escobar, qu’il peut le gérer lui-même et négocier avec lui. Escobar de son côté a des plans totalement différents. Comme un soldat qui s’engage en guerre, Escobar va dire au revoir à sa famille et immédiatement ordonner à ses hommes de trouver et tuer la femme de Jamie et son bébé, afin qu’il n’y ait aucun lien entre lui et l’affaire Avianca. Les bras droits d’Escobar sont cependant de plus en plus effrayé et cela se ressent tout au long de l’épisode. Ce ne sont pas des gens qui sont sans peur, c’est tout le contraire, ils sont effrayés de ce qui pourrait leur arriver et décident donc de suivre les ordres d’Escobar afin de ne pas finir comme d’autres qu’il peut assassiner sans problème, sans se poser de questions. Cet épisode est aussi peut-être l’un des épisodes les plus rythmé de la série en plus d’être le plus fort émotionnellement parlant.

Les familles sont complètement chamboulées et beaucoup, beaucoup de personnages vont mourir. Sur une touche plus légère, les Murphy vont enfin accueillir un nouveau membre au sein de leur famille. C’est mignon comme tout cela permet aussi de détendre un peu un épisode qui est déjà bien tendu. L’un des éléments les plus intéressants de cet épisode c’est Escobar qui tient en otage une journaliste qui se trouve aussi être la fille de l’ancien Président Turbay. Alors que Gaviria semble en faire des tonnes pour mettre un terme aux agissements d’Escobar, ce dernier doit aussi trouver de quoi mettre des battons dans les roues à Gaviria. Cela fonctionne plutôt bien dans son ensemble et la façon dont Escobar tente de gérer la situation est encore plus intéressante. Le fait qu’il aille après la fille de Turbay est assez intéressant, dans le sens où ce n’est pas forcément une façon de faire pression au premier abord. L’une des maîtresses d’Escobar est journaliste et bénéficie des dernières infos avant tout le monde. Elle devrait alors être la journaliste la plus suivie mais non, c’est toujours la fille de Turbay qui est au top des audiences des journaux télévisés. C’est comme si en France, David Pujadas faisait en sorte que Gilles Bouleau soit kidnappé afin de mettre un terme à la suprématie de la première chaîne.

Enfin bref, je me demande surtout les conséquences que cela va avoir. Mais pour le moment c’est assez palpitante. Accessoirement, nous avons une rencontre au sommet entre le cartel Medellin et le cartel Cali. Il fallait bien que la série nous offre quelques moments d’action assez intéressants au milieu de cet épisode et c’était donc parfait pour ce faire. De leur côté, Murphy et Pena vont utiliser illégalement les satellites de la CIA afin de garder l’oeil sur les Narcos et donc sur Escobar. Cette façon qu’ils ont de transgresser les règles afin d’arrêter quelqu’un qui les transgresse également c’est assez fun. Je me demande quelles seront les conséquences sur Murphy et Pena mais j’ai déjà hâte de le découvrir. Si cet épisode a de l’action, il a aussi de l’émotion à revendre et globalement, cela fonctionne très bien de ce point de vue là. Rien à redire, Narcos est un vrai sans faute pour le moment. J’espère que la suite de la série sera d’aussi bonne facture alors que le rythme ne semble jamais se briser. Rapidement tout s’enchaîne, les évènements les plus importants sont mis en avant et quelques éléments plus tendres (comme le petit Murphy) apportent un peu de légèreté dans ce monde de brutes. J’ai hâte de voir aussi ce que Escobar a encore en stock. Les images d’archives continuent de lui donner sa pertinence historique.

Note : 8.5/10. En bref, toujours aussi efficace.

Commenter cet article