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Critiques Séries : Scream Queens. Saison 1. Pilot & Episode 2.

23 Septembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Scream Queens

Critiques Séries : Scream Queens. Saison 1. Pilot & Episode 2.

Scream Queens // Saison 1. Episodes 1 et 2. Pilot / Hell Week.


Ryan Murphy revient cette année avec une toute nouvelle série, surfant sur une vague qu’il est lui même en train plus ou moins de créer : celle des séries horrifiques. Il l’a déjà fait avec American Horror Story il y a maintenant de ça près de 5 ans sauf que personne n’avait vraiment voulu prendre l’appel du pied qu’il faisait. Certes, il y a eu Bates Motel (et encore, sur le terrain de l’horreur cette dernière reste très timide). Mais Ryan Murphy retente en cette rentrée de nous raconter une histoire d’horreur et contrairement à sa précédente création, celle-ci va fonctionner de façon complètement différente. En effet, Scream Queens s’inspire directement des slashers des années 70-80, avec une vision parfois un peu plus moderne (notamment l’angle très humoristique et bête de Scream). L’influence de Scream est d’ailleurs très présente tout au long de ces deux premiers épisodes, sans compter la grosse référence assez bien orchestrée grâce à la présence de Jamie Lee Curtis, la petite fille star de Halloween (de John Carpenter). Cependant, cette série a un gros défaut qui pourrait aussi lui valoir d’être un échec : elle use et abuse à la fois de son côté girly mais aussi de son second degré.

Dirigée d’une main de fer par Chanel Oberlin, la maison Kappa Kappa Tau est la sororité la plus prisée de l’université de Wallace. Mais, alors que la doyenne Cathy Munsch, profondément anti-Kappa, déclare la guerre en ouvrant le recrutement à toutes les étudiantes, un tueur fou en costume de diable répand la terreur à travers le campus, décimant les membres de la sororité un par un…

Je ne suis pas contre les séries qui s’amusent avec leurs personnages et qui cherchent à faire des choses avec. Le seul problème c’est que j’aurais probablement aimé que cela soit un peu moins dans le délire et peut-être un peu plus sérieux. Je ne dis pas que je j’ai pas apprécié ces deux premiers épisodes, mais disons qu’il y a énormément de choses à problème dedans. A commencer par sa structure. La série veut nous présenter quelque chose qui se déroule dans une sororité, Ryan Murphy s’amuse alors avec le côté girly de l’histoire. On a l’impression que l’on est parfois en train de voir la dernière production Disney Channel à la mode. C’est de ce fait un peu too much. Heureusement pour nous, Emma Roberts est là pour sauver ce qui est assez lugubre. Le scénario ne manque pas d’idées, saugrenues, que le créateur empile les unes après les autres mais encore une fois là aussi ce n’est pas toujours très fluide. Il y a des scènes qui sont cruellement incohérentes, où l’on a l’impression que l’on nous prend pour une triple buse. Je pense notamment au meurtre de la servante de la maison. C’est l’une des scènes les plus ridicules et les plus étranges de ce premier épisode. On veut nous dire que Chanel est capable de tuer, mais que cela soit fait de façon aussi spontanée sans que cela ne soit véritablement bien amené, elle pourrait presque être le tueur diablotin.

Surtout que l’on découvre également que le tueur a un double dans le second épisode. A la fin de « Hell Week », on découvre que Boone, l’homosexuel de service incarné par Nick Jonas (qui semble apprécier les rôles de gay à la télévision après Kingdom), est finalement complice du tueur (et surtout, qu’il n’est pas vraiment mort). Là aussi la série ne justifie pas très bien le fait que Boone puisse ou non être mort dans le sens où la police n’a même pas été vérifié le poux de la victime ? Comme s’il ne pouvait qu’être mort ? C’est sacrément ridicule. Sans compter que le légiste, avant de le mettre dans le frigo, l’a nettoyé du sang et il n’a pas vu que la trace de lame sur sa gorge était fausse ? Il y a énormément d’incohérences de ce genre là. C’est là où Scream (le film) était beaucoup plus intelligent et avait su éviter une bonne partie de ces grosses incohérences. Si Emma Roberts est parfaite dans le rôle de Chanel, j’aime aussi beaucoup Skyler Samuels sous les traits de Grace, celle qui va enquêter et fouiner, celle qui ne peut donc décemment pas tuer et qui ne peut que survivre à la fin. Pour le moment, Scream Queens s’attèle donc à transformer son univers et à lui donner une vraie ambiance. C’est là le défaut de Ryan Murphy, concentrer tous ses efforts sur l’ambiance et pas vraiment sur le fond du problème : le slasher.

Certes, pour nous mettre dans le bain, il y a un cadavre, qui va par la suite disparaître, une morte incarnée par Ariana Grande (qui n’aura pas fait long feu, fort heureusement pour le bien-être du téléspectateur tant sa prestation monoexpressive ne servait pas à grand chose) puis une autre tuée par une tondeuse à gazon. Revenons d’ailleurs sur cette mort par tondeuse à gazon. C’était l’une des scènes les plus cocasses du premier épisode car l’une des plus ridicules. Ce n’est pas que j’aime pas du tout l’idée mais franchement, je m’étais fait une idée légèrement différente du tueur. Nous avons aussi d’autres personnages, comme le garçon vraiment ennuyeux à souhait : Chad, ou bien celui qui est mystérieux : Pete (et je suppose qu’il n’a rien à voir avec le meurtre, sinon là aussi ce serait trop facile, quoique… on pourrait y avoir aussi une référence à Skeet Ulrich dans le premier Scream…). Je ne sais pas ce que cherche à faire Ryan Murphy avec Ian Brennan et Brad Falchuk, les trois créateurs de cette série qui ont déjà enfanté il y a quelques années de ça de Glee. On retrouve le même goût prononcé pour les clichés en tout genre, pour le côté goofy et le second degré. Certains personnages sont là pour faire tapisserie (c’est assez drôle de voir Lea Michele dire comment s’y prendre pour faire disparaître un corps plus rapidement).

Les flashbacks, remontant à 1995, le fait qu’il y ait un enfant, etc. tout cela participe une fois de plus à référencer l’ensemble, sans compter sur le côté « souviens toi l’été dernier ». La vengeance du fils ou de la fille (telle est la question) est intéressante mais je me demande vraiment comment cela va voir le jour dans les épisodes suivants. Il reste encore 13 épisodes (ce qui est tout de même énorme pour une telle série). Je ne sais pas si les téléspectateurs vont être patients. Ca crie souvent (et pas vraiment dans le bon sens), ça en fait des tonnes, etc. mais jamais vraiment dans le bon sens et c’est sacrément dommage.

Note : 5/10. En bref, c’est à prendre au second degré, voire au troisième. Difficile d’apprécier complètement l’objet, truffé d’incohérences, de choses sorties de nulle part. J’ai envie d’être indulgent car j’ai ri et que la fin de l’épisode 2 m’a donné envie de voir la suite, mais je m’attendais à un truc bien plus sympathique que ça…

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Ilwan 24/09/2015 00:33

Je crois que ce qui m'énerve le plus dans cette série, c'est qu'il y a de bonnes idées un peu partout, que la promo a été très bien faite (ça, on n'en doute pas) mais que derrière, c'est vide.
Les personnages qui hurlent dans lieux publics, et ça ne choque personne, les morts qui apparaissent et disparaissent, un inspecteur qu'on ne veut plus réapparaître pour l'instant ....on dirait une parodie d'une parodie d'un slasher... et ce n'est pas un compliment.
Le seuls moments que j'apprécie ce sont quand les persos montrent leur malignité dissimulée, leur intelligence (un moment pour n'en citer qu'un : le dialogue entre Chanel et Grace devant la baignoire, il y avait une justesse à ce moment-là que j'ai beaucoup apprécié).

delromainzika 28/09/2015 16:56

On dirait un Scary Movie voilà :D