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Critiques Séries : Tyrant. Saison 2. Episode 11.

1 Septembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Tyrant

Critiques Séries : Tyrant. Saison 2. Episode 11.

Tyrant // Saison 2. Episode 11. Desert Storm.


Je dois avouer que j’ai un peu de mal à cerner où est-ce que Tyrant veut en venir mais de toute façon, c’est le cas depuis le début de la saison. Je ne sais pas ce que cherche la série qui devait au départ être une sorte de version orientale du Parrain, ou en tout cas quelque chose de ce genre là. On est très loin du Parrain, très loin d’un Dynastie au Moyen Orient et l’on est aussi très loin de tout un tas d’autres choses d’un point de vue purement géopolitique. La série n’a pas suffisamment d’ambition et se contente de ce qu’elle a sous les yeux pour avancer. Il n’y a rien d’autre alors que Abuddin aurait pu s’inspirer de tout un tas de choses qui se passent dans le monde arabe par exemple (notamment en Syrie ou en Irak) mais non, tout est inspiré des mauvaises choses. Si voir Leila et Molly travailler ensemble dans cet épisode était assez sympathique, le reste manque cruellement de personnalité. L’avantage de ce duo c’est qu’il permet à Molly de sortir un peu de cette ambiance morose qui tournait autour d’elle depuis la « mort » de son mari au début de la saison. Elle ne l’a toujours pas revu en vrai d’ailleurs et je suppose qu’il va falloir attendre le dernier épisode pour que cela se passe. Mais ce n’est pas ce que je trouve de plus intéressant là dedans. Leila a côté est bien plus intéressante.

Notamment car c’est une femme forte et qu’elle compte bien le montrer. La façon dont la femme est dépeinte dans Tyrant est très étrange car aux antipodes de l’image que l’on peut avoir de la femme au Moyen Orient qui dans beaucoup de pays n’a pas le même pouvoir qu’un homme. Tous les moyens ne sont pas comme ça et Abbudin c’est un peu Abu Dhabi version Tyrant mais tout de même. Molly manquait à côté d’un tempérament de feu et cette année, elle n’a pas pu délivrer grand chose. Cet épisode était donc son heure. Leila a de son côté réussi à s’ouvrir un peu à Molly mais aussi à Ahmed. Elle reste une femme forte, qui campe sur ses postions mais elle avait aussi besoin de montrer qu’elle était une survivante. Jamal de son côté est son propre spectateur, toujours au fond d’un gouffre narratif qui ne parvient pas à donner au personnage un véritable élan créatif. Plus le temps passe et plus j’ai l’impression que Jamal est en train de sombrer dans les méandres de Tyrant alors qu’il devrait prendre une place beaucoup plus importante. Ce n’est que mon humble avis mais je pense sincèrement que la série a complètement perdu quelque chose avec Jamal cette année que Tyrant avait presque l’an dernier.

Je me demande même si je ne préfère pas la saison 1 qui avait ses défauts mais qui avait su par moment rester assez intelligente pour nous offrir des moments de surprises. Cette année il n’y a aucune surprise et ce n’est pas Omar qui va changer grand chose à la fin de cet épisode. Omar avait le potentiel sauf que la série l’a complètement détruit dans cette saison. Si une scène lui fait plus ou moins honneur dans cet épisode, je crois que ce qu’il y a de plus ce sont les moments de Munwar façon je suis Spartacus et la leçon de Barry à Sammy. Rien de plus. Je crois que la désobéissance d’Omar a finalement délivré deux scènes sympathiques et puis c’est tout. Finalement, Tyrant continue son bout de chemin terriblement médiocre au milieu d’une narration qui n’avance pas du tout (ou en tout cas qui ne sait pas avancer dans la bonne direction). Ce qui manque dans cette série c’est d’un véritable entrain narratif. On a l’impression que toutes les scènes s’enchaînent avec une mauvaise fluidité, comme si tout d’un coup tout était en train de partir en cacahuète et que rien ne pouvait le changer, ce qui est bête en somme mais bon, on ne peut pas toujours trop en demander à des séries qui ne savent pas construire des surprises.

Note : 3/10. En bref, la série a toujours autant de problèmes.

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