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Critiques Séries : Zoo. Saison 1. Episodes 7, 8 et 9.

2 Septembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Zoo

Critiques Séries : Zoo. Saison 1. Episodes 7, 8 et 9.

Zoo // Saison 1. Episodes 7, 8 et 9. Sleuths / The Cheese Stands Alone / Murmuration.


Petit à petit, le mal progresse mais la série n’en devient pas vraiment meilleure. En enchaînant ces trois épisodes, je me suis dit que Zoo pourrait enfin me faire comprendre que c’est plus sympathique de regarder tout ça en binge-watch sauf que le résultat n’est pas bien différent. « Sleuths » par exemple était un épisode assez étrange et assez spécial. Il y avait énormément d’action de dans mais d’un point de vue du scénario la série reste encore trop légère et rien ne semble vraiment évoluer non plus. Si durant tout l’épisode les choses s’enchaînent à une vitesse de croisière relativement élevée, cela ne veut pas pour autant dire que le résultat est à la hauteur des attentes non plus. Tout d’abord, il y a des conséquences pour Jamie après avoir tué l’agent Shaffer. Mais la série ne fait pas nécessairement grand chose des menaces qu’elle peut créer « étant donné qu’elle passe assez rapidement à quelque chose d’autre. Notamment quand elle tente de parler des animaux et des mouvements étranges qui peuvent se produire. Jamie a besoin de changer d’identité malgré tout afin de pouvoir poursuivre son enquête avec l’équipe Zoo et pour prouver que l’agent Shaffer n’était pas du tout celui qu’il prétendait être au départ.

Pas facile à prouver mais la série veut relever le défit malgré tout. Je trouve d’ailleurs assez amusant la façon dont Zoo cherche à nous impliquer dans l’histoire de chacun de ses personnages. Il n’y a pas vraiment d’émotions dans cette série, tout est fait par l’horreur que tel ou tel évènement peut créer. C’est ce qu’il y a donc de plus divertissant dirons nous. Mitch de son côté va enfin découvrir quels sont les vrais pouvoirs de la Mother Cell. Elle accélère l’évolution animal, donnant aux animaux les traits et caractéristiques qu’ils auraient dû développer durant des siècles dans le futur. Et bien entendu, tout cela explique cela : la capacité des lions de communiquer, le fait que les chauve-souris puissent voler haut et le nouvel exosquelette des ours qui les rend presque totalement immunisés contre les sédatifs. Et puis bon, ces ours. Il y en a trois qui sont en cavale dans Paris et personne ne va appeler Boucles d’or afin de les retrouver ? Je suis certain qu’elle serait plus efficace que certains personnages dans Zoo. Mais bon, ce n’est que mon humble avis bien entendu. James Wolk de son côté a beau devenir de plus en plus imposant au milieu de la série (et donc plus ou moins la star), je n’aime pas vraiment son personnage. De plus, par rapport au reste du casting, James Wolk n’apparaît pas vraiment comme le meilleur.

Je dirais même que c’est l’un des plus faible. Comment est-ce possible alors que cet acteur était plus ou moins la star montante de la télévision américaine a un moment où Lone Star devait être le nouveau Dallas (ou en tout cas quelque chose de peut-être moins soapy). « The Cheese Stands Alone » se concentre sur… des rats. A chaque nouvel épisode, un nouvel animal bien évidemment. Les rats c’est quelque chose qui fonctionne à tous les coups sauf que contrairement à des téléfilms catastrophes (du genre de Alerte à Paris que TF1 avait diffusé il y a près de dix ans de ça), ici c’est légèrement différent. Et puis bon, les rats méritent bien des vacances eux aussi. Merci à Raiden Global bien entendu d’offrir là aussi à d’autres animaux la possibilité de créer la peur panique un peu de partout. Cela permet de revenir sur Jackson encore et toujours, sauf que le personnage de Jackson est clairement de ceux dont je n’ai strictement rien à faire. Le groupe se retrouve séparé dans cet épisode, bien dommage, d’autant plus que c’est ensemble qu’ils sont tous plus intéressants. Mitch est peut-être celui qui a plus ou moins sauvé l’épisode. Billy Burke est mon acteur préféré dans le casting de Zoo et son personnage de Mitch est également mon préféré. Accessoirement, j’aime beaucoup aussi Abraham (notamment car je trouve l’acteur au poil ici) mais sincèrement, Mitch ne vaut personne d’autre.

C’est presque de lui que l’action vient à chaque fois. Il est capable de courir dans tous les sens, rencontrer des gens qui vont lui donner des réponses, etc. Je suis certain qu’à La Carte aux Trésors il serait toujours le grand gagnant. Il est fort ce Mitch tout de même. Surtout qu’en parallèle, Zoo s’amenuise au milieu des aventures de Jackson, loin d’être le personnage que je préfère ici. S’il a plus ou moins sauvé tout le monde avec l’aide d’Abraham et Chloe (oui, avec l’aide de deux personnages tout de même), cela ne fait pas vraiment de lui un personnage que j’ai tout de suite envie de prendre un peu mieux en considération. Les animaux tentent donc de faire disparaître la race humaine. Hum… c’est assez horrible non ? D’autant plus que cela a été créé par la Mother Cell. Pourquoi vouloir tout détruire. Raiden Global a bien évidemment quelque chose à dire là dessus et c’est là que le dernier épisode des trois cherche à donner des réponses. Avec l’arrivée de Xander Berkeley au casting, sous les traits de Ronnie Brannigan alias Dogstick, je dois avouer que les hostilités peuvent enfin commencer. Cet acteur représente ici tout ce que l’on peut attendre de la part d’un nanar estival comme Zoo.

Car oui, la série reste assez médiocre, voire mauvaise pour certains trucs, mais des personnages comme Dogstick, c’est parfait pour garder le téléspectateur devant son écran afin qu’il ne se pose pas trop de questions sur les origines de l’histoire et que l’on passe donc tous un agréable moment. « Murmuration » était peut-être l’un des meilleurs épisodes de la saison, même si l’inspiration de Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock semble ici se confirmer. Il n’y avait rien de vraiment drôle dans cet épisode, même au second degré. Voir une mère de famille (avec son bébé en poussette à côté) se faire dévorer à l’écran par des oiseaux, c’est assez terrible. C’est pas très bien fait visuellement (on ne voit pas grand chose tant le tout se fait très rapidement) mais cela reste assez choquant. Je crois aussi que cet épisode symbolise plus ou moins ce pourquoi Zoo a été vendue : un mystère où des animaux changent de comportement et deviennent agressif, agressant à tire larigot des gens au hasard afin de nous laisser à en perdre la mâchoire. Je vous rassure, ma mâchoire n’est pas tombée avec cette série mais bon, peu importe, cet épisode est ce que j’attendais depuis le début de la saison.

Comme vous pouvez le voir, je me demandais pas beaucoup de la part de Zoo. Bien au contraire, j’ai eu ce que je voulais et c’est pile poil dans le registre du nanar comme je les aime. Mitch par exemple se retrouve à courir dans tous les sens afin de fuir (mais pas que). La révélation que Delavenne est le chef de la sécurité pour Reiden est assez surprenant et il va permettre de rassembler notre équipe Zoo au grand complet. Ce n’était pas du luxe car on avait bien besoin de rassembler tout le monde autour de la même chose. Finalement, ces trois épisodes sont très différents les uns des autres. Ca démarre correctement avec quelques problèmes narratifs autour de Jackson, puis ça part en sucette (en partie à cause de Jackson) et enfin cela se reprend largement dans le dernier des trois. Il était temps.

Note : 4.5/10, 2/10 et 6.5/10. En bref, trois épisodes inégaux avec une bonne piste sur la fin.

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