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Critique Ciné : The Green Inferno (2015)

31 Octobre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Critique Ciné

Critique Ciné : The Green Inferno (2015)

The Green Inferno // De Eli Roth. Avec Lorenza Izzo, Ariel Levy et Aaron Burns.


Deux ans que l’on attend la sortie de The Green Inferno et Eli Roth continue d’explorer sa façon de torturer et tuer dans des bains de sang des occidentaux. Après avoir massacré des jeunes en Europe de l’Est avec l’excellente franchise Hostel (dont le troisième volet était la faiblesse), il revient ici avec quelque chose de particulièrement différent puisque nous plongeons non pas en Europe mais en Amazonie, un autre terrain peu connu des occidentaux. Co écrit avec Guillermo Amoedo (Knock Knock, The Etranger), The Green Inferno est une étrange surprise à la fois passionnante et ridicule. Dès que le film tente quelques digressions comiques pipi-caca (une femme qui a la diarrhée et un autre qui s’astique le manche en pleine crise, c’est sincèrement les pires idées que le scénario ait pu avoir), c’est tout de suite bien moins passionnant. Puis dès que le film reprend de plus belle sur cette tribu cannibale, les choses sont tout de suite plus intéressantes. De plus, Eli Roth, amoureux du gore, démontre qu’il n’a pas perdu la main et qu’il est capable de trouver encore de nouvelles idées dans un cinéma d’horreur qui a énormément de mal à nous dépayser. Outre le décor somptueux, le film choisi aussi une tribu à la couleur rouge sang, accentuant encore un peu plus le sentiment que The Green Inferno est là pour le faire couler.

Un groupe d'activistes new-yorkais se rend en Amazonie et tombe entre les mains d'une tribu particulièrement hostile.

Ce qui est cependant un peu dommage derrière ce que The Green Inferno dénonce, c’est justement le fait que le sujet est très mal traité. C’est au travers de clichés pour les vilains responsables de la déforestation. Car justement, le film aurait clairement pu faire quelque chose de sympathique de ce point de vue là, sans totalement réussir l’ensemble pour autant. On veut nous rappeler comment l’Homme est dans une situation primate. C’est un film qui se veut donc assez politique et engagé mais ce n’est pas suffisamment bien dépeint. La première partie à New York est par exemple trop longue et parfois trop adolescente dans le mauvais sens du terme. Cela ne nous permet pas vraiment de nous imprégner du sujet comme l’on devrait le faire. Par ailleurs, The Green Inferno reste tout de même intéressant pour ce qu’il installe dès l’entrée de notre groupe au sein de cette tribu cannibale. La série enchaîne les scènes les plus gores destinées à nous en mettre plein les mirettes. Même le crash d’avion est là aussi un bain de sang plutôt sympathique dans son ensemble. S’appuyant sur tout un tas de trucs un peu simpliste, The Green Inferno ne valait peut-être pas l’attente qu’il a suscité. En voulant parfois être sur tous les fronts, on ne peut pas être totalement en symbiose avec ce qu’est le produit final.

The Green Inferno est aussi subversif dans sa manière de parler de l’existence de tribus qui sont encore hostiles et loin de la technologie que l’on connait tous. Tout cela est utilisé au milieu de décors péruviens et chiliens utilisés de façon assez intelligente. Que cela soit sur le village de la tribu ou encore dans ces grandes orées de jungle particulièrement sympathiques. Visuellement c’est donc très différent de ce que Eli Roth a pu offrir avec Hostel ou même Cabin Fever. Le goût pour le rouge sang est là mais ce n’est pas le seul intérêt de The Green Inferno. L’utilisation du vert, du blanc, etc. est là aussi prédominant afin de donner au visuel du film un attrait légèrement différent de ce que l’on aurait probablement pu espérer au départ. Quoi qu’il en soit, je suis ravi du résultat qui va bien au delà de mes attentes. Quand j’ai lu quelques avis avant de voir le film, j’ai cru que j’allais voir le navet de l’année. Dans le registre du cinéma d’horreur gore, The Green Inferno démontre qu’il y a encore du potentiel pour Eli Roth. Si ce dernier n’a pas créé un film brillant ou marquant comme a pu l’être Hostel, il a au moins le mérite de faire un divertissement radical. Dommage que les potacheries, que Eli Roth apprécie, viennent parfois gâcher la fête car semblant être là uniquement pour justifier le côté plus comique du film.

Note : 6.5/10. En bref, une bonne idée, du gore à souhait et gratuit mais un manque cruel d’intentions sur le fond mal travaillé.

Date de sortie : 16 octobre 2015 - Directement en e-Cinéma.

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réveil des masses 01/11/2015 08:23

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