Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Doctor Who. Saison 9. Episode 4.

12 Octobre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Doctor Who

Critiques Séries : Doctor Who. Saison 9. Episode 4.

Doctor Who (2005) // Saison 9. Episode 4. Before the Flood.


Cette année est très différente et peut-être aussi que les thématiques, qui évoluent autour des personnages, sont suffisamment fortes pour que l’on n’ait jamais l’impression de s’ennuyer. Ce que j’aime dans cet épisode et accessoirement dans le précédent, c’est la façon dont ce double épisode fonctionne. C’est clairement une façon de transformer Doctor Who un peu comme une série qui toutes les semaines achève un mini-film. C’est un double épisode qui fonctionne aussi pour sa façon de redonner à ses personnages de la force, de l’émotion. La première partie était différente, mais pas moins bonne. Au contraire, la première partie est une histoire assez traditionnelle et classique pour la série malgré le côté 20 000 lieues sous les mers. Cependant, cet épisode cherche aussi à faire quelque chose de complètement différent, de beaucoup plus expérimental. Outre l’introduction de cet épisode, son monologue ou le riff de guitare, tout fonctionne comme je ne m’y attendais pas. J’avais peur avec l’épisode précédent que Doctor Who ne prenne pas totalement conscience des changements opérés par Steven Moffat dans le double épisode introductif de la saison. Je suis content de voir que c’est tout le contraire qui se passe et plus même encore. Si la partie de guitare n’est pas forcément ce que je préfère, j’ai l’impression que Doctor Who veut aussi apporter un peu plus de l’univers de Peter Capaldi.

C’est une façon de nous attacher peut-être un peu plus à ce nouveau Docteur qui a énormément de mal à se faire une place auprès du public (trop vieux, personnage moins fun qu’Eleven, etc.). Twelve n’est pas le Docteur préféré de tous et pour moi, c’est une variante des plus intéressante qui dénote justement de tous les autres Docteurs. Dans cet épisode, nous en apprenons donc un peu plus sur tout ce que l’on a vu dans l’épisode précédent. C’est une façon d’apporter un point de vue complètement différent sur quelque chose que l’on avait l’impression d’avoir déjà plus ou moins vu auparavant. C’est une densification intelligente de l’histoire avec une utilisation forcément judicieuse des personnages derrière. En face nous avons Clara et le reste de l’équipage. Il doit être sauvé et pour ce faire, le Docteur doit retourner dans le passé et tenter de comprendre la présence des fantômes. Ce n’est pas toujours facile de cerner où est-ce que Doctor Who veut nous emmener avec cette histoire mais ce qui fait presque le plus bel intérêt ici c’est le fait que le Docteur est utilisé de façon judicieuse au milieu d’une intrigue certes classique sur le papier, mais plus expérimentale dans sa manière d’être développée. Le truc reste que parfois on ne comprend pas pourquoi certains chemins sont plus choisis que d’autre, mais une fois que le twist tombe, on a l’impression que Doctor Who a touché le jackpot.

Car c’est d’ailleurs plus ou moins le cas. La série joue pourtant sur quelque chose de très classique est déjà vu mais cela fonctionne car elle nous prend au dépourvu, jouant justement avec ce que l’on sait de la structure narrative de la série pour aller dans la bonne direction. C’est à qu’un problème se révèle être beaucoup plus tordu que prévu, donnant aussi l’occasion au Docteur de se créer de nouveaux enjeux pour cette saison 9 qui se doit de donner un coup de fouet à la série. L’an dernier était une nouvelle introduction, plus sombre, moins dans l’esbroufe et plus centrée sur le caractère émotionnel du héros. Désormais, cette saison doit capitaliser là dessus et même aller au delà. Toutes les belles promesses de Doctor Who ne sont pas forcément tenues mais il n’empêche que le plaisir reste entier. Car les personnages secondaires, bien qu’un poil superficiels, sont là pour donner de l’ampleur au récit (même si lui aussi reste assez simpliste). On retrouve ainsi un Doctor Who assez classique qui vaut presque plus pour le twist de l’épisode qu’autre chose et pourtant, c’est ce twist qui transforme le double épisode en quelque chose de beaucoup plus passionnant. Il ne faut pas imaginer que la première partie est un mauvais épisode. J’avais déjà bien aimé ce côté 20 000 lieues sous les mers mais j’apprécie encore plus l’aventure maintenant que tout cela a été révélé de façon soignée et intelligente.

Note : 7/10. En bref, belle et bonne surprise finale.

Commenter cet article