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Critiques Séries : From Darkness. Mini-series. BILAN (UK).

28 Octobre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #From Darkness

Critiques Séries : From Darkness. Mini-series. BILAN (UK).

From Darkness // Mini-series. 4 épisodes.
BILAN


Être original avec une intrigue policière, ce n’est pas ce qu’il y a de plus facile ces dernières années alors que les scénaristes semblent tordre le problème dans tous les sens. En quatre épisodes, From Darkness ne permet pas vraiment d’exploiter quoi que ce soit de très novateur mais cela reste assez agréable à suivre, en grande partie car l’histoire sait permettre au spectateur de rester alerte. Le problème que je retrouve un peu de partout dans ces épisodes c’est le fait que c’est plein de clichés en tout genre, de poncifs de la série policière sans en faire grand chose de neuf derrière. Le seul truc que l’on peut donc faire c’est suivre l’aventure, se laisser porter et attendre de voir où est-ce que cela nous mène. C’est presque ce qu’il y a de plus dommage là dedans alors que j’aurais justement apprécié que From Darkness soit un peu plus dramatique, plus forte dans sa façon d’utiliser ses personnages et pas dispersée dans tous les sens. BBC One tente encore une fois de poursuivre la stratégie des chaînes britanniques ces derniers temps qui est celle de développer des drames policiers sur un modèle bien précis, celui du polar d’ambiance. Katie Baxendale (Sugar Rush, The Paradise) n’est pas la créatrice la plus connue du paysage sériel britannique mais elle tente ici de se faire un nom.

Claire Church, ancien officier de police, déménage dans les îles éloignées de l'ouest du Royaume-Uni afin d'échapper au passé violent qui la hante toujours. Mais ses collègues la rappellent pour résoudre une affaire qu'elle pensait avoir laissé bien loin derrière elle.

Malheureusement, ce n’est pas le meilleur projet pour le faire. Anne-Marie Duff (Les suffragettes, Shameless) est fort heureusement convaincante dans le rôle de Claire Church. C’est elle qui porte un script parfois un peu faible et une mise en scène là aussi lorgnant sur quelques poncifs du genre. Dominic Leclerc (The Syndicate, Shameless) parvient à utiliser tout un tas de choses que l’on a déjà vu en mieux ailleurs. Sa façon de créer l’ambiance de la série par exemple n’est pas quelque chose de très original. Il n’y a aucune vraie fulgurance dramatique dans sa mise en scène. Ce n’est pas nécessairement plat mais disons que cela manque un peu d’ambition et d’ampleur. J’aurais aimé ressentir un peu plus les émotions de notre héroïne, notamment dans le dernier épisode lors de la scène de face à face avec la voiture. C’était un moment auquel From Darkness aurait dû mieux nous préparer afin de nous conditionner derrière à être ému. Je n’ai pas versé une seule larme face aux quatre épisodes, ce qui est étonnant pour moi qui suit généralement admiratif de ce genre de moments chargés en émotions.

L’histoire met cependant du temps à se mettre en place, laissant ainsi le téléspectateur un peu sur le carreau. C’est comme si la série prenait une petite pause et que l’on assistait médusés à cette pause. Ce n’est pas ce que j’ai vraiment envie de voir. Surtout que From Darkness veut nous raconter l’histoire d’une femme qui est hantée par son passé. Si cela a été bien utilisé dans River (en tout cas de mon point de vue), je trouve que cela a été très mal utilisé ici. Le passé est mal représenté et le poids qu’il implique pour Claire n’est pas suffisamment bien pesé. On sent que la série force sa réussite un peu de partout. L’histoire peine à démarrer, surtout dans un premier épisode qui laisse des tas d’occasions au téléspectateur de décrocher rapidement. Cette introduction, aussi lente soit-elle est d’ailleurs une façon comme une autre de raconter une histoire que l’on a déjà vu ailleurs, en mieux (forcément). From Darkness n’est pas pour autant mauvaise, mais disons que j’aurais aimé être un peu plus surpris d’autant plus que les manières utilisées par le script et la mise en scène cherchent justement l’approbation du téléspectateur que ce que l’on a en face de nous est plus original que l’on ne veut bien l’imaginer, sauf que je vais rester avec la même opinion au fil des épisodes sans jamais en changer. Car la série ne changera jamais…

Note : 4.5/10. En bref, si cela reste honorable sur pas mal de points, From Darkness s’engouffre dans son manque d’originalité derrière une mise en scène bourrée de poncifs et une narration manquant cruellement de punch.

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