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Critiques Séries : Red Oaks. Saison 1. BILAN.

19 Octobre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Red Oaks

Critiques Séries : Red Oaks. Saison 1. BILAN.

Red Oaks // Saison 1. 10 épisodes.
BILAN


Cela fait maintenant quelques années que Amazon s’est illustrée dans le monde des créations originales. Développant notamment une série multi-récompensée : Transparent. Cette dernière reviendra pour une saison 2 très prochainement mais c’est avant tout sur Red Oaks, dont le pilote avait été validé en série il y a près d’un an, qui débarque avec dix épisodes. Cette première saison fait le pari de nous plonger en plein été 1985, entre le soleil et la nostalgie d’une époque. C’est clairement ce que la série cherche à nous faire ressentir, une certaine forme de nostalgie des années 80 et le regard de David Gordon Green (Délire Express, Prince of Texas, Joe) sur le premier épisode a énormément influencé la suite de la série. J’aime bien la façon dont il porte son regard sur la société et dont il a choisi de mettre en scène cet univers, produit par Steven Soderbergh. Ce n’est pas toujours facile de raconter de belles et bonnes histoires à une autre époque sans tomber dans certains clichés. Par chance, la série de Gregory Jacobs (Magic Mike) trouve toujours le moyen de nous émerveiller. Cela peut passer par une scène qui veut briller au travers du choix de chanson, une scène plus tendre sur fond de passe-temps de cette bonne vieille époque.

Je pense que ce qui rend les séries d’époques (et surtout des années 80 ou 60) vraiment intéressantes c’est la façon dont le monde a drastiquement changé sans pour autant qu’il n’y ait l’influence du téléphone portable. Je crois que la nouvelle technologie a un peu bouffé le monde des séries dans certains cas et a laissé s’évaporer une certaine notion des rapports humains. Avec Red Oaks on retrouve les rapports humains d’une époque certes mais au delà de ça, c’est aussi une époque où les rencontres, les relations, etc. tout était complètement différent. Et les années 80, ce sont des années où beaucoup de choses ont changé dans la société, notamment américaine (au delà de la fin de la Guerre Froide, c’est aussi l’émergence de tout un tas de nouvelles technologies). Le but de Red Oaks est de nous raconter une sorte d’histoire estivale avec la dose de nostalgie que cela peut impliquer. Il y a des scènes particulièrement drôles, notamment dans l’épisode 8 alors que David Myers se retrouve avec sa jeune amie dans un club où des performances sexuelles sont proposées en live à des spectateurs pervers. C’est une scène qui m’a marqué et que l’on ne retrouverait jamais de nos jours dans une série qui dépeint les années 2010. Car ce n’est plus du tout dans les moeurs et je crois que c’est justement tous ces petits trucs perdus qui font le charme du passé.

Maintenant, si l’on veut rigoler un peu, il suffit de regarder un film porno ridicule et cela devrait suffire. David Myers est incarné par Craig Roberts. Ce dernier est une sorte de révélation étonnante que j’avais déjà pu apprécier dans l’excellent Submarine (et récemment dans Nos pires voisins ou encore 22 Jump Street). Ce que j’aime chez cet acteur c’est ce côté décomplexé dont il est doté et qui le rend tout de suite attachant. Dans Red Oaks, nous suivons les derniers tribulations de ce jeune garçon avant que la vie adulte ne commence à le rattraper. Car c’est aussi ça que signifie cette série, la fin d’une partie de sa jeunesse, de cette notion de liberté qu’il y avait à l’université. Si l’on aurait probablement pu imaginer que cette série puisse être un trou d’air dès le second épisode, c’est tout le contraire. La série a un vrai charme qui opère d’épisodes en épisodes sans jamais le laisser tomber. Il y a toujours un petit truc pour nous donner envie d’aller plus loin et d’enchaîner tout de suite sur le second épisode. Il y a pas mal de bons épisodes qui arrivent au fil des épisodes. Je retiens notamment l’épisode 5 « Fourth of July » qui n’est pas ce que j’ai vu de mieux cette année bien évidemment mais qui touche bien souvent au bon endroit avec les bonnes idées et les bons personnages.

C’est une sorte de magnifique tendresse qui transperce l’épisode, tandis que que celui-ci reste assez fort émotionnellement. C’est parfois triste dirons nous et c’est justement là aussi l’un des trucs qui fait le succès de cet épisode. Au fil des épisodes, David comprend des choses sur son identité, sur ce qu’il veut devenir alors que les parents de ce dernier, incarnés par Richard Kind et Jennifer Grey s’amusent. Ces deux là font un duo de comédie familiale qui rutile tout au long de l’épisode. Ce couple est très classique et pourtant, je trouve qu’il représente à merveille l’image que j’ai de Red Oaks. Il y a un charme assez tendre et mignon, tout en étant drôle, qui fait aussi le succès de cette série. On a besoin de plus d’épisodes que ça. Wheeler a côté est un autre personnage important de l’univers de la série qui a lui aussi des choses à nous raconter et un humour assez poissard qui vaut le coup d’oeil. Grâce au lieu, Red Oaks peut raconter tout un tas d’histoires différentes, avec des personnages différents (comme la Hall of Fame de l’avant dernier épisode, le cours de tennis, etc.). Finalement, je recommande chaudement Red Oaks qui, en ces périodes de froid va vous réchauffer comme il se doit et vous permettre de passer un agréable moment. On s’attache en plus rapidement aux personnages et à l’univers, nous donnant tout de suite envie d’attente la saison 2 que Amazon se doit de commander le plus rapidement possible.

Note : 7/10. En bref, belle trouvaille pour Amazon au charme désuet mais à la nostalgie bien placée.

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