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Critiques Séries : Wicked City. Saison 1. Pilot.

28 Octobre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Wicked City

Critiques Séries : Wicked City. Saison 1. Pilot.

Wicked City // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Au premier abord, Wicked City est une série fabuleuse : les années 80, de la pop culture en veux-tu en voilà, des personnages élégants, une mise en scène qui colle parfaitement à l’univers, etc. On ne pouvait pas demander mieux de la part de ABC que de nous offrir une anthologie aussi feutrée et intéressante. Rien que l’utilisation de la musique (notamment « Don’t You Want Me » de Human League) est intéressant et permet à la série de visuellement satisfaire le téléspectateur. L’avantage de cette série est peut-être de s’inspirer un peu plus du thriller violent et viscéral que de s’inspirer d’un vrai polar. Je pense que le genre est important et Wicked City ne l’utilise peut-être pas aussi bien que l’on aurait pu s’y attendre. Ce premier épisode est pourtant agréable à suivre mais étrangement, je trouve que le visuel passe avant le scénario. Et l’histoire manque parfois de crédulité, utilisant pas mal de poncifs (le flic qui aime travailler seul et qui se retrouve avec un co-équipier, la scène de sexe attachée, le personnage incarné par Ed Westwick, etc.). Mais Wicked City est une série de genre, aussi surprenant que cela puisse paraître et elle n’est pas totalement mauvaise à ce petit jeu là. Mais au delà du genre, la série ne parvient pas à sortir du lot, à nous plonger dans un monde pornographique, érotique ou même effrayant.

Série anthologique centrée sur des crimes notables, mêlants sexe, politique et "pop culture", qui ont marqué Los Angeles à différentes époques.
La première saison se déroule en 1982, dans l'atmosphère folle du Sunset Strip, coeur de la vie nocturne de Los Angeles, où le rock'n'roll et la drogue forment un cocktail explosif. Deux inspecteurs de police se lancent à la poursuite d'un tueur en série qui s'en prend à des jeunes femmes et defraie la chronique.

D’ailleurs, le héros incarné par Ed Westwick devrait être effrayant, un peu comme le vilain héros de Maniac de William Lustig (1980, dont un remake avec Elijah Wood a été produit en 2012 par Alexandre Aja). Le terrain de jeu qu’est Los Angeles est parfait pour Wicked City mais la série n’utilise pas suffisamment bien ses décors. Kent Grainger a l’air de sortir un peu toujours aux mêmes endroits et les lieux se ressemblent donc un peu trop à mon goût. Le Los Angeles des années 80 se doit d’être une sorte d’eldorado, beaucoup plus que la ville ne peut l’être aujourd’hui. Situer Wicked City dans les années 80 est un choix intéressant d’un point de vue visuel. Il y a donc ces soirées, le fait que la série nous raconte aussi un peu l’histoire de Sunset Strip et de la folie qui pouvait animer ce lieu à cette époque. Mais Wicked City n’arrive pas à aller au delà de ce qu’elle présente et donc à créer de vrais impacts. Je pense aussi que Wicked City a la malchance d’arriver après Aquarius alors que les deux histoires se ressemblent légèrement. La série ne se déroule pas à la même époque mais d’un point de vue narratif, je retrouve un peu les mêmes choses. Steven Baigelman (Get on Up) n’est pas le scénariste le plus connu de sa génération mais on aurait pu tout de même en attendre un peu plus. Non ?

Je me demande pourquoi Wicked City a aussi bien fonctionné lors des panel tests. Peut-être est-ce toute la nostalgie autour de Ed Westwick qui trouve ici un rôle qui lui va plutôt bien. Son interprétation de Chuck Bass dans Gossip Girl se retrouve un peu ici aussi. De son côté, Jeremy Sisto se retrouve dans le rôle du flic. Il retrouve ici un rôle de détective, du genre qu’il a déjà incarné dans des séries comme Law & Order (NBC) ou Kidnapped (NBC). Si sa prestation reste bonne, cela ne veut pas pour autant dire qu’il est parfait dans le rôle. Erika Christensen (Parenthood) se trouve ici un rôle qui lui va bien aussi et qui permet de changer un peu de ce qu’elle incarnait jusqu’à présent. Elle est ici la mère avec des envies sadiques. Le duo qu’elle pourrait former avec Kent me plaît, d’autant plus que c’est sur cette image là que s’arrête ce premier épisode. Finalement, Wicked City n’est pas mauvaise mais elle n’est pas réussie non plus. J’aurais bien aimé que la série puisse être un peu plus surprenante alors que sa narration suit un peu trop tous les poncifs du genre. Visuellement c’est agréable et c’est aussi l’un des éléments qui permet d’aller au bout sans problème. Le plus important sera donc forcément le prochain épisode si la série sort un peu de la dynamique classique qu’elle s’est créée.

Note : 5/10. En bref, pas aussi excitante qu’elle en avait l’air.

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