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Critiques Séries : American Horror Story : Hotel. Saison 5. Episode 7.

19 Novembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #American Horror Story

Critiques Séries : American Horror Story : Hotel. Saison 5. Episode 7.

American Horror Story : Hotel // Saison 5. Episode 7. Flicker.


Cette saison est vraiment magique. C’est majestueux de voir encore une fois que cette série fonctionne aussi bien dès qu’elle est silencieuse. Sa façon de jouer au tango, d’utiliser sa musique, cela me fascine. D’autant plus que les images collent parfaitement avec l’ambiance. Cet épisode est probablement le moins dialogué de la saison pour le moment et le plus imaginé. La musique et les images servent à merveille le récit et permettent au mieux de se plonger dans cet univers sordide et fascinant qu’est Hotel. Ecrit par Crystal Lui, cet épisode est mémorable par rapport justement à son « manque » de dialogues si l’on peut parler de manque. L’épisode utilise au mieux chacun des personnages, chacune des intrigues qui étaient en parties rassemblées dans l’épisode précédent. Ce que j’apprécie aussi avec cet épisode, c’est sa façon de remonter aux origines de notre Countess et la façon dont cette dernière est passée d’Elizabeth à un personnage aussi iconique. J’aime beaucoup la façon dont American Horror Story cherche à nous plonger dans son monde cette année, alternant de bonnes idées avec d’autres choses complètement différentes, beaucoup plus expérimentales et exemplaires d’un point de vue narratif. La semaine dernière, American Horror Story parlait de la saveur des émotions et de la façon dont les émotions plongent notre être dans un état ou dans un autre. Cette semaine, la série cherche à parler d’autres émotions, peut-être aussi beaucoup plus humaines.

Les émotions de cette semaine passent avant tout par la musique. Les choix musicaux viennent supplanter le décor et surtout les dialogues. Après tout, c’est parfois simple de faire passer des messages par de la musique et quelques belles images. Elizabeth, est un personnage légèrement différent de la Countess, beaucoup plus vulnérable, plus excité avec de l’appréhension. Lady Gaga incarnée ce personnage (et ses deux versions, l’une plus vieille que l’autre) avec beaucoup de simplicité, comme si Ryan Murphy avait écrit ce personnage pour elle, avec sa propre personnalité Je me demande d’ailleurs si au fond il n’a pas écrit ce personnage en suivant les deux personnalités de Lady Gaga qui est devenue plus forte en passant de Stefani Germanotta à ce nom de scène iconique. La Countess c’est là aussi un nom assez iconique à sa façon. C’est pour e genre de choses que j’aime cette série et qu’elle est rafraichissante cette année, car Ryan Murphy a compris comment utiliser Lady Gaga au mieux dans cette série. Ce n’est pas uniquement car je suis fan de l’artiste et de sa capacité créative (même au travers de sa façon d’incarner le personnage) que j’apprécie ce que fait la série.

L’idée de faire un flashback dans un flashback dans un flashbacks, tout cela en créant une référence assez intelligente à F.W. Murnau et son Nosferatu est forcément brillant. Les références sont cette année bien intégrées au récit, contrairement à ce que par exemple American Horror Story a pu faire ces dernières années. J’aime bien le fait que la série utilise les références horrifiques de façon soignée, sans jamais déborder ou tomber dans le ridicule. Ce n’est pas Scream Queens et ils veulent bien nous le prouver. Cette saison 5 est clairement celle de la maturité, celle où le créateur a compris que les téléspectateurs avaient besoin de voir réellement autre chose. Hotel n’a pas été vendue par le créateur comme la meilleure saison de la série (contrairement aux deux précédentes avant même de commencer). C’est peut-être aussi pour cela qu’il a appris à être plus humble et donc à nous offrir un spectacle beaucoup plus intéressant, plus travaillé. C’est comme John Lowe alors que l’histoire de ce dernier trouve encore une fois une place assez intéressante dans cet univers. Son intrigue évolue peut-être un peu plus rapidement que je n’aurais probablement pu l’imaginer. Après tout, on entre maintenant dans la seconde partie de la saison et l’expérimental reste fort, quelque chose qui fait corps avec la série et que la série nous rend bien.

Le Cortez est un monde unique, proche de ses références (et pas seulement celle de F.W. Murnau, donnant enfin l’impression que Ryan Murphy est intelligent et capable de trouver appui dans des choses peut-être un peu plus complexes que ses comédies pour adolescents dont il a toujours été un grand fan). Les changements opérés dans le casting prouvent aussi que American Horror Story en avait bien besoin. Certains anciens sont utilisés de façon très secondaire et le reste est mis en avant. Wes Bentley, Lady Gaga, Chloe Savigny, Kathy Bates, etc. C’est un casting de rêve qui se révèle d’épisodes en épisodes. Alors que FX a pris la décision de renouveler American Horror Story pour une saison 6 (sans trop de difficultés), je me demande déjà comment ils vont faire pour faire mieux.

Note : 9/10. En bref, parfois le silence est d’or et ici, il est utilisé comme un moyen artistique de faire passer des émotions et évoluer des intrigues. Brillant.

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