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Critiques Séries : Blood and Water. Saison 1. Pilot (Canada)

15 Novembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Blood and Water

Critiques Séries : Blood and Water. Saison 1. Pilot (Canada)

Blood and Water // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Derrière Blood and Water se cache une envie ambitieuse d’associer le Canada et la Chine autour d’une série. L’idée fonctionne assez bien grâce à une ambiance pluvieuse bien gérée qui n’est pas sans rappeler la version américaine de The Killing (qui se déroulait pas très loin de Vancouver puisqu’à Seattle). Nouvelle série de CBC, son ambition est de casser la carrière de la langue et de se permettre d’intégrer plusieurs langues à l’écran. C’est une bonne idée qui permet aussi de mieux s’imprégner d’un univers qui ne cherche pas à se dérouler uniquement en une seule langue. Alors qu’une saison 2 est déjà en cours de préparation, ce premier épisode nous présente un univers policier assez classique tout en restant intelligent dans la manière de manier les personnages. Car si Blood and Water reste assez classique au travers de l’histoire de base, nous avons des personnages différents qui évoluent au fil de l’épisode. Notamment Jo dont nous allons apprendre un peu plus de chose sur sa vie privée et notamment le fait qu’elle apprend qu’elle est atteinte d’un cancer et qu’elle doit ainsi prendre une décision difficile. Elle doit risquer sa carrière, sa vie et se confronter à la famille Xie, une riche famille menée par le patriarche Li-Rong Xie, qui n’est pas très commode.

Josephine "Jo" Bradley est sûre d'une chose : c'est qu'elle est un bon flic. Originaire de Chine et abandonnée par une famille qu'elle n'a jamais connu, elle a été adoptée par une professeur de sinologie de Vancouver. Ambitieuse, elle a choisi de dédier sa vie à la justice. Récemment promu au sein de la division homicide de la police de Vancouver, elle reçoit sa première grosse affaire. Tout commence quand Charles Xie, le fils d'une riche famille, disparaît et que son corps est retrouvé enterré de manière rituelle.

Aidée par la mise en scène de John l’Ecuyer (ReGenesis), Blood and Water nous offre donc une vision assez intéressante des choses. L’idée qui se cache derrière Blood and Water est une façon de se plonger aussi dans un univers que les canadiens ne connaissent pas forcément, un peu comme quand The Killing nous avait plongée dans la communauté amérindienne. Ici, Blood and Water tente de faire la même chose avec la communauté chinoise de Vancouver. Au delà de la langue (qui est l’un des traits marquants de cette série), nous nous retrouvons avec des intrigues personnelles intéressantes elles aussi. Au delà de Jo, ce sont les relations entre les personnages et la manière dont Blood and Water tente de les exploiter qui fonctionne très bien. C’est très pluvieux, très déprimant, mais c’est aussi ce qui fait bien souvent le succès d’un bon polar. Avant de voir Blood and Water, je ne savais que très peu de choses sur cette série et je dois avouer que j’ai été surpris de voir un récit aussi riche. Les canadiens ne sont pas les fabricants des séries les plus profondes dans le registre policier. J’avais donc un peu peur de me retrouver face à une série un peu fade utilisant des personnages dans des situations globalement médiocres.

Blood and Water est aussi une série sur une femme qui tente de s’intégrer à un pays qui n’est pas son pays d’origine et qui a été élevé par des parents qui ne sont pas les siens. C’est une façon de rappeler que le monde a énormément changé et que ce n’est plus toujours des histoires de flics blancs qui combattent des vilains étrangers. Non, cette série est aussi une série sur la diversité et qui pose justement la barrière de la langue comme une façon de raconter des choses totalement différentes. En mettant en scène trois langues tout au long de cet épisode, nous suivons aussi l’évolution des sous-titres en fonction de la langue qui est parlée. C’est une série brillante, peut-être un peu étrange et confuse sur certains points mais globalement, qui sait rester fidèle à son précepte de départ. Côté casting, on retrouve Steph Song (vu dans jPod, Smallville ou encore Rogue l’ultime affrontement) dans le rôle titre. Si elle est convaincante, le reste du casting ne démérite pas non plus. Comme Elfina Luk (The Runner, Proof, Fringe) qui incarne un personnage de la famille Xie. C’est donc avec grand plaisir que je vais me plonger dans les épisodes suivants.

Note : 7/10. En bref, une idée originale utilisant certaines idées de polar assez classiques proche de The Killing.

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