Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Clean Break. Mini-series. BILAN. (Irlande).

5 Novembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Clean Break

Critiques Séries : Clean Break. Mini-series. BILAN. (Irlande).

Clean Break // Mini-series. 4 épisodes.
BILAN


La série irlandaise en 4 épisodes Clean Break est une mini-série assez efficace et captivante dans son ensemble. Je ne m’attendais pas du tout à être autant surpris après un solide premier épisode mais je suis forcé de constater que la série a su tenir ses promesses au fil des épisodes. L’histoire de base de cette série est tout de même assez classique et ce qui fait l’originalité de l’histoire c’est la façon dont elle est gérée au fil des épisodes. Car le pauvre Frank Mallon, se retrouvant plus ou moins malgré lui au coeur de cette histoire, est une excellente idée. Ce n’est pas forcément une série comme les autres car l’histoire de base est assez différente mais ce qui nous intéresse le plus ici c’est la façon dont l’histoire est découpée. En se plongeant à Wexford, la série se permet d’approcher une dynamique différente de toutes les séries se déroulant à Dublin. C’est très différent aussi d’une The Fall par exemple dans le registre des séries irlandaises. Si je ne suis pas un spécialiste des séries de ce pays, j’ai tout de même déjà pu trouver mon compte à plusieurs reprises. Le lieu est déjà quelque chose d’intéressant que la série parvient à introduire de façon intelligente. L’histoire est presque secondaire dans un temps alors que le créateur veut justement nous imprégner des lieux et des personnages évoluant dans ces lieux.

C’est déjà un choix intéressant et judicieux. Le personnage central, Frank Mallon est quant à lui un personnage de Monsieur tout le monde qui permet justement de s’attacher assez facilement. Ce qui lui arrive pourrait arriver à n’importe qui d’entre nous. En France, le chômage a atteint des sommets alors bon, être désespéré c’est quelque chose en quoi on peut facilement se reconnaître. Quoi qu’il en soit, Frank a une histoire avec la femme du directeur de la banque, Desmond Rane, qui menace de prendre contrôle de ses actifs, de sa maison et de sa société car il n’a plus rien, plus d’argent, que des dettes. C’est là que le kidnapping de la femme de Desmond et de leur fille adoptée intervient et permet justement à la série de lancer toute son histoire. La façon dont cela se développe dans le premier épisode est assez efficace, sans temps morts. Dès le second épisode, les choses commencent à prendre une forme légèrement différente alors que le kidnapping évolue dans une direction légèrement différente et que Clean Break peut enfin se concentrer un peu plus sur la vie de son héros. Car la vie de Frank n’est pas forcément toute rose non plus.

Le ton employé est loin du polar, plus proche du thriller d’ambiance. Il y a donc quelque chose de très léger qui s’installe dans cette série, sans pour autant que cela ne soit trop léger. J’avais déjà pu voir ce genre dans une autre série irlandaise dont je ne pourrais même pas citer le nom mais qui se déroulait dans une ville portuaire avec un butin découvert et de gens qui tentent de le cacher. La façon dont chacun des personnages tourne autour des autres permet de développer les choses de façon légèrement différente. Dernière une atmosphère assez bien gérée, on se retrouve donc avec une série d’ambiance plutôt bonne dans son ensemble. Les metteurs en scène ont su quoi faire de ce script afin de lui donner une vraie ampleur visuelle. Cela aurait pu être le contraire, mais je suis content de voir qu’il y a de bonnes surprises. En ne cherchant jamais à arrêter le rythme si ce n’est pour se concentrer un peu plus sur les personnages et l’évolution que la série peut véritablement leur donner, Clean Break est une idée classique qui trouve finalement être beaucoup plus intéressante que je n’aurais probablement pu l’imaginer. Les irlandais aussi sont capables de faire des séries intéressantes. Je suis cependant curieux de voir ce que donne Love/Hate, vendue comme une sorte de bijou irlandais par divers critiques.

Note : 6/10. En bref, une série qui n’évite pas quelques clichés mais qui parvient à rester efficace.

Commenter cet article