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Critiques Séries : Fargo. Saison 2. Episode 4.

21 Novembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Fargo

Critiques Séries : Fargo. Saison 2. Episode 4.

Fargo // Saison 2. Episode 4. Fear and Trembling.


Il y a quelque chose qui me fascine cette année dans Fargo et que je ne trouvais pas dans la première saison. C’est d’autant plus étrange que c’est la première saison de Fargo qui est une relecture du film des frères Coen et pas celle-ci. Cette saison s’est complètement émancipée du film original afin de raconter sa propre histoire. Toujours avec une ambiance propre et proche de l’esprit des Coen bien entendu. J’ai d’ailleurs parfois l’impression de retrouver un peu de The Big Lebowski dans cette saison, ce qui est un fait assez étrange étant donné que ce n’est pas non plus totalement ça. Dans cet épisode, des personnages importants de l’histoire vont prendre des décisions importantes. Mais ces décisions ne sont pas faites dans le but de mettre les personnages dans de bonnes conditions, non. Le pire c’est que les décisions qu’ils prennent sont là pour les enfoncer encore un peu plus. Comme l’an dernier quand notre héros incarné par Martin Freeman faisait les pires choix et se retrouvait à la fin au fond du gouffre qu’il s’est creusé. Bon, ok, je suis d’accord que certaines décisions sont justifiées mais bon, d’autres ne le sont pas vraiment. Certains personnages ont tout de même des choix assez irrationnels.

Rapidement, la série ne se laisse pas abattre par les choix de ses personnages et décide de tout utiliser à son avantage. Le moindre truc est utilisé de façon intelligente et c’est clairement l’une des choses les plus intéressantes ici. Dodd par exemple est un personnage que j’aime beaucoup et dont l’évolution narrative dans cet épisode se fait toujours de façon intelligente. Je ne m’attendais pas nécessairement à ce que Fargo sache tenir la barre mais pour le moment, elle le fait de façon assez remarquable. D’ailleurs, Dodd a une façon de penser qui me plaît énormément et qui change un peu de ce que j’ai pour habitude de voir dans les séries actuelles. Peut-être est-ce l’esprit Coen qui rode autour ou bien quelque chose d’autre. Le fait qu’il puisse potentiellement se faire tuer c’est aussi quelque chose qui rend la saison encore plus palpitante et l’utilisation des personnages intéressante. La série n’a de cesse d’utiliser certaines références comme des moyens de rappeler que l’on vit dans un monde particulièrement étrange. Et la série s’en sert de façon assez merveilleuse. Fargo donne aussi une chance à chacun des personnages de briller et que chacune des actions de ces personnage résonne tout au long de la saison. Certains sont plus brillants que d’autres, et d’autres ne sont pas vraiment agréables.

Mais tout cela est présenté dans un univers tellement bien fichu que l’on ne peut pas en vouloir à Fargo. Bien au contraire. D’ailleurs, cet épisode ne bénéficie pas vraiment des archétypes des vilains que l’on a pu voir l’an dernier. Il n’y a pas de Lorne Malvo cette année, ni même de Lester. Peut-être un peu Mike Milligan et encore, ce n’est pas le personnage le plus indestructible qu’il y ait dans la saison. C’est peut-être aussi ce qui fait la richesse de cette saison, de mettre plusieurs personnages sur le même piédestal. La série avait besoin de quelque chose de ce genre là. Puis il y a Ed et Peggy Blomquist. Je trouve que ces deux personnages apportent quelque chose d’assez étrange à la saison (mais qui fonctionne aussi très bien). Cette relation un peu disfonctionnelle c’est pile poil ce qu’il faut à une série où les personnages ne sont pas vraiment des gens que l’on a l’impression de croiser tous les jours. Si Fargo tente de faire une représentation de quelque chose, ce n’est pas forcément de la société actuelle ou en tout cas d’une société particulièrement réaliste. Ed veut une vie de famille alors que Peggy tente de s’échapper de cette vie morose et d’accéder à quelque chose d’un peu plus important. C’est complexe mais la série cherche à faire évoluer ses personnages à sa manière, tout en donnant à chacun une place presque prédominante.

Note : 10/10. En bref, narrativement parlant Fargo brille.

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