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Critiques Séries : Flesh and Bone. Saison 1. Episodes 6 et 7.

24 Novembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Flesh and Bone

Critiques Séries : Flesh and Bone. Saison 1. Episodes 6 et 7.

Flesh and Bone // Saison 1. Episodes 6 et 7. F.U.B.A.R / Full Dress.


Ce qui me fascine avec cette série, c’est sa capacité à rester constante encore et encore sans jamais tomber dans les clichés ou dans les rebondissements problématiques. Elle sait rester belle, soignée et toujours curieuse. Les personnages ont tous quelque chose de vraiment intéressant à raconter. Notamment Claire, notre héroïne dont la relation avec le frère reste assez complexe. On ne sait pas trop sur quel pied danser avec eux, mais je trouve que Moira Walley Beckett, la créatrice, a justement su créer une relation qui justement a un truc en place. Bryan et Claire vont d’ailleurs se revoir dans « F.U.B.A.R » et pas forcément pour discuter. Le fait qu’ils entretiennent une relation de frère et de soeur plus que fusionnel sur certains points, mais aussi dysfonctionnelle sur d’autre est quelque chose de vraiment différent et intéressant par rapport à ce que j’avais imaginé au départ. Je ne pensais pas du tout que Flesh and Bone allait aller dans cette direction et encore plus nous révéler autant de choses sur Claire, sur les problèmes qu’il y a eu dans cette relation (et ce que cela a impliqué pour toute la famille Robbins). Car la famille Robbins est certainement l’une des familles les plus fucked-up de toute l’histoire.

Le truc avec les personnages de Flesh and Bone c’est qu’ils sont tous dysfonctionnels, qu’ils ont tous des problèmes qu’il est difficile de régler et/ou de cerner. Claire a beau avoir des problèmes avec son frère, ce n’est pas la seule chose qu’elle a à gérer dans sa propre vie. Il y a aussi sa coloc et sa tentative de suicide à la fin de l’épisode 6. Mia est vraiment un personnage intéressant et Emily Tyra se réveille. Alors qu’auparavant j’avais l’impression que Mia était surtout là pour nous offrir des scènes de sexe dans la série. C’était assez fun mais aussi une façon de rappeler à quel point la vie de Mia est finalement terrible et qu’elle n’a pas beaucoup de choses qui peuvent lui donner une occasion d’être heureuse. Tout au long de l’épisode 6, Flesh and Bone nous prépare à cette fin surprise. Et c’est une excellente surprise à laquelle je ne m’attendais pas du tout. Ce que j’apprécie aussi avec le scénario de Flesh and Bone c’est le fait qu’il trouve toujours un moyen de confronter les personnages de la façon la plus subtile qu’il soit. Si Paul était au centre des deux épisodes précédents (notamment avec l’histoire de Ross), cette semaine il se plonge un peu plus dans le ballet. Les répétitions sur scène peuvent enfin commencer et le solo de Claire dans l’épisode 7 est peut-être bien le moment le plus beau de toute la saison.

Cette façon qu’a la série d’accoupler cette magnifique scène de danse avec quelque chose de beaucoup plus complexe j’aime beaucoup l’idée. D’autant plus que le scénario joue justement avec les problèmes psychologiques de notre héroïne. C’est fort et très soigné d’un point de vue émotionnel. Mais la beauté que l’émotion peut créer Flesh and Bone au travers d’un moment de danse aussi fort c’est vraiment beau. Cela pourrait un peu rappeler ce que la scénariste a pu apprendre sur Breaking Bad, une série pour laquelle elle a écrit de magnifiques épisodes. Ensuite, au delà de l’histoire de Bryan (et de sa relation avec son père qui est là aussi très complexe), il y a aussi l’histoire de Kiira. J’aime bien ce personnage secondaire car elle a beau être dans l’ombre, elle est quelqu’un de fort et d’important. Avec « Full Dress », la série nous plonge un peu plus dans le monde du ballet de Paul, de ce que cela implique et un peu moins du point de vue des relations. Car ce n’est pas les relations qui sont importantes dans cet épisode, plutôt la solitude dans laquelle chacun des personnages est plongée. Ils sont tous seuls. Paul l’est (et l’épisode 5 l’a très bien démontré), Claire l’est (elle a beau avoir son frère mais là aussi c’est une relation très complexe), Mia l’est, en somme tous les personnages sont seuls.

Avec une fluidité exemplaire d’un point de vue du récit, Flesh and Bone continue de surprendre ses téléspectateurs encore et encore. J’ai hâte de voir la suite de la saison et donc le dernier épisode. Si Flesh and Bone n’est pas prévue pour durer beaucoup plus longtemps que ces 8 épisodes, je dois avouer que je vais avoir énormément de mal à lui dire au revoir. C’est le genre de mini série qui aurait très bien pu durer plus longtemps tant la richesse de l’univers n’a pas vraiment d’égal. Le monde de la danse n’avait jamais été aussi bien traité. Moins métaphorique que Black Swan, Flesh and Bone se veut ainsi beaucoup plus réaliste et le résultat est d’autant plus étonnant. Je ne m’attendais pas forcément à ce que Flesh and Bone aille dans cette direction, mais je suis aussi ravi de voir Claire évoluer et grandir. Cette dernière a vraiment décidé de changer à la fin de « Full Dress » quand elle se couche les cheveux. La question est de savoir si cela va avoir une incidence (ou non) sur son rôle. J’imagine mal comment ses cheveux, qui font corps avec le reste de ses gestes quand elle danse, ne plus fait partie d’elle dans le dernier épisode.

Note : 8/10. En bref, une tenue de route étonnante pour cette série.

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