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Critiques Séries : Good Girls Revolt. Saison 1. Pilot.

15 Novembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Good Girls Revolt

Critiques Séries : Good Girls Revolt. Saison 1. Pilot.

Good Girls Revolt // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Dana Calvo (Narcos, Made in Jersey) revient avec une série assez étrange qui veut nous plonger dans un univers ultra féministe. J’aime bien les séries qui semblent parler du droit des femmes. C’est une bonne chose car cela sort un peu de tous les poncifs machistes que l’on peut voir ailleurs. Du coup, je suis un peu entrer dans ce premier épisode facilement, d’autant plus que l’angle de la fin des années 60 et journalistique a beaucoup aidé. Bon, après Good Girls Revolt n’est pas la digne héritière de Mad Men mais Amazon démontre ici qu’elle a probablement fait le bon choix en donnant sa chance à cette petite série. Cela ne veut pas pour autant dire que Good Girls Revolt est brillante mais elle fait des choix narratifs intéressants. Notamment du point d vue de ce procès balancé contre Newsweek pour discrimination de sexe. Ce n’est pas facile de raconter les droits des femmes à une époque où ceux-ci n’étaient pas aussi acquis que de nos jours. Ce que je trouve cependant dommage c’est que ce premier épisode n’ait pas énormément de choses pour nous attacher à ce qu’elle pourrait raconter sur la longueur. On sent donc qu’il y a une volonté d’aider les femmes de Newsweek en racontant comment cela s’est passé à cette époque pour elle.

A la fin des années 1960, la vie d'un hebdomadaire national en pleines revendications pour les droits des femmes.

Mais justement, le casting fait aussi beaucoup. On trouve des personnalités féminines fortes comme Grace Gummer que les fans de The Newsroom ou encore de American Horror Story auront reconnus. J’aime beaucoup cette actrice, elle a quelque chose de pugnace dans sa façon d’intégrer ses personnages qui s’impose tout de suite. On retrouve aussi Genevieve Angelson, vu dans The Good Wife ou encore True Story qui connait donc assez bien les histoires de procès et de justice à l’écran. Sa place ici est intéressante car c’est plus ou moins elle qui emporte l’histoire du début à la fin. Ensuite, Anna Camp (Pitch Perfect) que l’on ne présente plus se trouve ici un rôle un peu mineur qui ne cherche peut-être pas à la mettre en avant de trop. Si je ne pense pas que Good Girls Revolt soit pour le moment particulièrement addictive, ce qu’elle nous présente est suffisamment intéressant pour nous donner envie d’en voir un peu plus (peut-être pas une saison de 10 épisodes et d’autres par la suite, mais une mini série de 6 épisodes pourquoi pas). Quoi qu’il en soit, Good Girls Revolt c’est un peu Mad Men aussi alors que cette dernière a souvent parlé de l’évolution des moeurs à l’égare des droits des femmes (notamment avec des personnalités féminines fortes qui rêvait d’émancipation et qui vont trouver des places importantes non sans peine)..

Good Girls Revolt n’a pas l’élégance narrative de la série de Matthew Weiner mais Dana Calvo tente des tas de choses tout au long de cet épisode afin de nous plonger dans son environnement journalistique. Cela faisait un sacré bout de temps qu’une série d’époque n’avait pas voulu dépeindre les années 60 aux Etats-Unis. C’est donc un retour à des années qui me fascinent. J’ai toujours aimé les années 60 pour ce qu’elles ont représentés aux Etats-Unis, une certaine forme de cassure sociale avec une évolution drastique des moeurs sur des questions comme le droit des femmes, l’égalité des américains avec les afro-américains, etc. Si Good Girls Revolt a encore des progrès à faire pour nous donner envie de suivre son engagement, elle est peut-être bien en bonne voie. Le casting est bon, l’ensemble reste suffisamment curieux pour nous donner envie de creuser et de ce pilote dont je n’attendais strictement rien (contrairement à d’autres pilotes de Amazon sorti ce mois-ci) j’en ressors simplement avec une bonne impression. La mise en scène me rappelle d’ailleurs un peu ce que les anglais peuvent faire avec les séries d’époque, ce qui est là aussi un choix intéressant.

Note : 5/10. En bref, le féminisme dans les années 60. Un pilote intriguant sur la condition des femmes dans le monde de la presse.

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