Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Critiques Séries : Le Passager. Saison 1. BILAN (France).

23 Novembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Le Passager

Critiques Séries : Le Passager. Saison 1. BILAN (France).

Le Passager // Saison 1. 6 épisodes.
BILAN


Dans le genre série foutraque, je pense que l’on tient une vainqueur. Je suis allé au bout des six épisodes de Le Passager difficilement mais je suis allé au bout car justement j’ai imaginé de bons twists, des révélations qui allaient me laisser sur le carreau sans que je ne m’y attende et puis rien. C’est un immense plouf. Tout commençait avec deux épisodes corrects par moment, mais ennuyeux. La série avait beau développer une atmosphère sombre et complexe, je ne savais pas trop sur quel pied danser de ce point de vue là. Je suis un très grand fan de thrillers et je dois avouer que l’univers de Jean Christophe Grangé est un univers que j’aime beaucoup. Sauf que là, je me demande ce qui s’est passé dans l’adaptation. Il y a un truc qui ne colle pas aussi bien que l’on aurait probablement pu le souhaiter. C’est la faute à un scénario qui ne sait pas forcément où aller, que faire et qui passe son temps à errer. Les deux premiers épisodes sont corrects mais le problème c’est la suite. A ce moment là Le Passager devient incompréhensible et de plus en plus étrange. Les mystères s’épaississent et pourtant, le casse tête n’est pas très lisible. Quelqu’un a dit sur mon avis des deux premiers épisodes que la série était un exemple de mise en scène et que justement, derrière son côté complètement foutraque se cachait une sorte de génie. Question de perception (ou de point de vue) mais je ne trouve pas vraiment qu’il y a quoi que ce soit de véritablement passionnant là dedans.

Le truc c’est que l’on se retrouve avec un brouet plus ou moins digeste de mythologie mâtiné de polar et de rêveries vagues. On a l’impression que Le Passager tente d’être proche d’une analyse freudiennes dans sa quête de réponse. Peut-être car le héros cherche son identité, ce qui fait qu’il a été détesté ou aimé. C’est là que le psychiatre Mathias Freire entre en jeu et que la série tente d’apporter de vraies réponses sauf que tout est mal fichu et l’on se retrouve donc avec quelque chose de particulièrement médiocre. Heureusement tout de même que Le Passager a quelqu’un pour tenter de maintenir le cap : Jean Hugues Anglade. Ce dernier tente de donner à son personnage une petite personnalité qui n’est pas inutile ou en tout cas, qui permet de passer un agréable moment. Derrière ce thriller se cache donc une série qui a énormément de mal à surprendre ou en tout cas qui ne sait pas forcément dans quelle direction elle peut (ou veut) aller. On a des réponses qui arrivent, qui nous sont comme balancées en pleine figure car le déroulé n’est pas ce qu’il y a de plus compréhensible non plus. Les différents soubresauts sont aussi compliqués qu’improbables et les incohérences scénaristiques n’aient pas vraiment à prendre son pied. Je dirais même que c’est un truc qui donne un peu plus mal au crâne au téléspectateur.

Les deux derniers épisodes cherchent alors à offrir un but précis à cette série, sans véritablement le trouver. Les personnages sont balancés dans des intrigues très classiques à la résolution bien maigre par rapport à l’ambition de départ. Je savais pertinemment avec les deux premiers épisodes que cette adaptation allait être difficile mais le résultat est d’autant plus catastrophique qu’au fond il n’y a rien de neuf. Accessoirement, les acteurs n’ont même pas l’air d’être tout à fait concentrés. On a l’impression qu’ils sont là et font le boulot avec les moyens du bord, histoire de maintenir la série à flot. Raphaëlle Agogué par exemple sous les traits d’Anaïs n’est pas le genre d’actrice particulièrement brillante. Elle n’excelle pas vraiment dans l’exercice et je dirais même qu’elle échoue malheureusement aux portes de ce que Le Passager cherche vraiment à raconter. Surtout qu’elle est là pour tenter de garder un pied dans les forces de l’ordre, sauf que la place des forces de l’ordre est là aussi très difficile à cerner. Sans parler de notre héros, qui oscille entre son intrigue personnelle et celle qui le relie à toute l’histoire de la saison. On gardera alors en tête peut-être uniquement Bordeaux qui est un décor qui change de ce que l’on a pour habitude de voir dans ce genre de séries. Mais alors l’ensemble ne laisse aucune empreinte dans le monde des séries françaises et ce même si France 2 signe ici l’un de ses rares faux pas.

Note : 3/10. En bref, une série décevante aux trop nombreuses incohérences et décisions scénaristiques étranges.

Commenter cet article