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Critiques Séries : New York, Unité Spéciale. Saison 17. Episode 3.

19 Novembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : SVU

Critiques Séries : New York, Unité Spéciale. Saison 17. Episode 3.

New York, Unité Spéciale // Saison 17. Episode 3. Transgender Bridge.


SVU a toujours aimé parler de sujets qui animent la société. L’une de ses grandes forces est souvent de s’inspirer de faits divers. On a déjà eu des cas semblables à ceux de DSK, de O.J. Simpson, de tout un tas d’autres criminels et crimes commis. Mais cet épisode nous raconter une histoire moderne sur la haine du genre alors qu’un transsexuel est agressé et balancé par dessus un pont. Ce dernier ne meurt pas tout de suite et va pouvoir identifier son agresseur et à ce moment là, SVU commence à nous embarquer dans une aventure judiciaire. J’ai toujours adoré l’aspect judiciaire de la série et l’ensemble fonctionne même très bien ici. Les histoires sur les transgenres sont risquées. Les séries n’ont pas toujours la bonne façon de raconter ce genre d’histoire, le détail qui va les rendre attachantes sans tomber dans tout un tas de stéréotypes. Mais SVU connaît les intrigues de ce genre et le fait qu’elles sont originales. Du coup, SVU nous offre dans cet épisode l’histoire nuancée sur deux adolescents, l’un étant transgenre et la façon, aussi tragique soit-il dont leur destin s’est croisé. La scène d’ouverture était très intéressante et surtout efficace. Le contraste entre la vie d’Avery et de Darius nous permet de comprendre que ce n’est pas une simple histoire de bullying qui va trop loin (et ce n’est pas du tout le cas).

Les parents d’Avery sont toujours derrière elle, en lui faisait des smoothies dans la cuisine pendant que Darius doit surveiller sa petite soeur car sa mère doit travailler. La scène de bullying en elle-même était parfois un peu stéréotypée mais je peux pardonner cela à SVU, d’autant plus que l’épisode gère de façon très soignée et intelligente les conséquences et l’émotion qu’il y a derrière. La scène du bullying est d’ailleurs la seule scène un peu surréaliste de l’épisode alors que le reste donnait l’impression d’être face à la vérité, face à quelque chose de très réel. Darius et Avery sont des personnages complètement différents et la façon dont ils évoluent est tout aussi intéressante. Darius est forcément celui qui est le plus développé. Il était abandonné par ses amis car il était talentueux et avait l’attention d’un adulte (en l’occurence ici son professeur d’anglais qui l’a encouragé à s’intéresser à l’art). Avery n’aura pas autant de choses de voir son histoire être développée mais son intérêt pour les romans graphiques, son besoin de pardonner constamment transforme ce personnage en un être humain particulièrement touchant et pas seulement comme un personnage transgenre. SVU ne laisse passer aucun détail, notamment la façon dont elle gère le cas, le stérérotype du flic transphobe, etc. J’ai toujours adoré le personnage de Benson dès que cette dernière doit venir en aide à des enfants de tous les horizons.

Sa façon d’accepter les différences de tout le monde est l’une de ses plus grandes forces et elle nous démontre dans cet épisode que SVU sait très bien s’y prendre. L’aspect judiciaire de l’affaire était très différent de ce que j’avais imaginé, poursuivant Darius comme un adulte pour agression et crime de haine c’est terrible. Je n’étais pas forcément surpris que Avery meurt mais j’aurais presque préféré qu’elle reste en vie. Cela aurait pu permettre aussi de faire des tas de choses complètement différentes. L’apparition de Robert Sean Leonard dans le rôle de l’avocat de la défense était vraiment solide. Son plaidoyer est d’ailleurs assez logique et compréhensible. Ce que je ne m’attendais pas forcément dans cet épisode c’est à ce que Darius soit condamné comme tel. Je me demande ce qu’ils viennent de faire étant donné que l’école n’était pas le bon lieu pour lui, alors la prison… Quoi qu’il en soit, SVU nous démontre encore une fois qu’elle reste une série policière et judiciaire avec des convictions et qu’elle a la maîtrise de ce qu’elle raconte. C’est passionnant et très réussi. Ce troisième épisode est peut-être l’un des meilleurs épisodes de SVU depuis un petit bout de temps. Cela ne veut pas dire que les autres sont mauvais mais disons qu’ils ont réussi à faire quelque chose de légèrement différent ici et qui fonctionne très bien.

Note : 9/10. En bref, intelligent et solide.

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