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Critiques Séries : Scandal. Saison 5. Episode 7.

6 Novembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : Scandal

Critiques Séries : Scandal. Saison 5. Episode 7.

Scandal // Saison 5. Episode 7. Even the Devil Deserves a Second Chance.


Shonda Rhimes adore créer des conflits entre ses personnages. Et c’est ça le problème. Avec cet épisode, tout commençait avec un cas de la semaine. Pas de conséquences, rien de très important. C’était une sorte de relecture de l’histoire récente de Bill Cosby. Ce n’est pas la première fois que Scandal s’inspire d’un scandale existant afin de se caler un cas de la semaine facile à faire et résolu en moins de deux. Sauf que voilà, le problème c’est que si l’idée est sympathique et qu’elle délivre quelque chose de tout à fait correct, cela n’a rien de très important et/ou impliquant. J’ai bien aimé le fait qu’ils aient choisi William Russ (Boy Meets World) afin d’incarner le violeur. Mais au delà de ces choix sympathiques, du fait que l’histoire fonctionne, cela se noie un peu dans ces trucs que Scandal nous délivre habituellement. Frank Holland est donc le genre de personnages qui a des choses à raconter et la série s’amuse avec tout cela afin de mettre en scène quelque chose de fort. Olivia gère le cas et elle doit rester forte. L’affaire a pour but aussi de rappeler le côté féministe de Scandal à l’ordre. Ce qui n’est pas une mauvaise chose non plus. Shonda Rhimes, au travers du personnage d’Olivia, continue d’explorer des thématiques différentes et de donner son avis.

Etant donné que c’est Shonda, elle ajoute un twist à cette histoire. La femme de Frank Holland était étrange et à un moment j’ai même imaginé qu’elle participait à toutes ces histoires. L’idée de faire plus ou moins comme la couverture du New York Magazine qui a réussi à rassembler toutes les victimes de Bill Cosby ensemble, était bonne et elle a plus ou moins le même effet. Cela met mal à l’aise et en même temps cela reste quelque chose d’assez osé. Pas pour un épisode de Scandal, mais pris dans un angle beaucoup plus réaliste. Olivia se retrouve de son côté plus ou moins seule de son côté, ce qui n’est pas si bête que ça puisque de toute façon, Scandal a complètement abandonné le cas de la semaine géré par une équipe depuis la saison 3. Cela fait donc un sacré bout de temps que Pope & Associates n’est plus vraiment justifié. De toute façon, Olivia est toujours au coeur de la tourmente puisque ce n’est pas facile de gérer le scandale de sa relation avec Fitz au grand jour. Elle a beau être une pro des scandales, ce n’est pas vraiment facile. L’erreur de l’épisode précédent est d’avoir fait revenir Rowan. C’est comme une façon de dire que Scandal retourne dans ses mauvais moments et c’est certainement ce qu’il y a de plus décevant.

J’aime bien Scandal mais Rowan est le pire des personnages. Il était intéressant avant qu’il ne devienne une mauvaise parodie de genre. Cet épisode est aussi important dans le sens où Olivia ment face à Fitz quand elle prétend ne pas savoir par rapport au fait que son père est sorti de prison. Le face à face entre Olivia et Abby apporte un petit plus non négligeable à l’épisode et Kerry Washington et Darby Stanchfield ont une vraie scène intéressante dans cet épisode. Par ailleurs, ce que j’ai parfois un peu de mal à cerner c’est où est-ce que Scandal veut en venir avec des personnes comme Lizzie et Rosen. Ce n’est pas qu’ils sont mauvais ces personnages, c’est juste que l’on a l’impression que la série ne sait pas vraiment quoi faire d’eux et c’est bien dommage. J’aimerais bien que cette série sache quoi faire avec ses personnages par moment, cela me permettrait d’avoir des moments de répit. Finalement, ce nouvel épisode de Scandal fait parfois l’erreur de ne pas fonctionner comme il devrait. Il y a un cas sympathique mais une gestion un peu étrange d’Olivia dans cette histoire. Ce n’est pas un mauvais épisode, juste un épisode de la semaine très banal et l’on sait pertinemment que Scandal est capable de beaucoup plus que ce genre de choses.

Note : 5/10. En bref, d’une banalité désolante mais sympathique tout de même.

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