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Critiques Séries : The Art of More. Saison 1. Pilot.

29 Novembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Art of More

Critiques Séries : The Art of More. Saison 1. Pilot.

The Art of More // Saison 1. Episode 1. Pilot.


Les services de streaming sont devenus depuis quelques années des incontournables vers lesquels il faut se tourner afin de découvrir parmi les meilleures séries actuellement diffusées. Ce sont des supports qui ont du redoubler de créativité afin d’attirer les téléspectateurs et créer des contenus de qualité par la même occasion. Alors que Crackle est connu pour Chosen, elle a déjà délivré plusieurs petites séries à droite et à gauche dont peu de gens se souviennent probablement mais qui sont pourtant intéressantes comme par exemple The Unknown (qui était une sorte de relecture de la Quatrième Dimension), Cleaners (arrêtée après 2 saisons), Sequestered (arrêtée après une saison) et j’en passe. Quoi qu’il en soit, The Art of More fait partie du haut du panier. Ce qu’il y a d’intéressant dans cette série avant tout c’est le monde dans lequel elle nous plonge. Je dois avouer que le monde des enchères, ce n’est pas quelque chose que je connais mais justement, le point de vue offert dans ce premier épisode est assez étonnant. On sent que comme The Art of More n’a pas les moyens d’être une grande série de vols et de braquages, elle décide alors de se concentrer sur les relations entre les personnages et surtout sur ce que c’est que de posséder des choses d’une telle valeur alors que peu de gens sur terre peuvent se dire qu’ils vont dépenser un million de dollars pour une oeuvre d’art.

Ancien militaire au passé obscur, Graham Connor s'est mué en expert en Art. Devenu chargé de clientèle dans une prestigieuse maison de vente aux enchères, il devient un atout sérieux en s'attachant l'exploitation de l'inestimable collection Davenport. Rusé et maître dans l'art de la manipulation, il avance ses pions pour grimper rapidement les échelons. Pour atteindre son but, il lui faudra déjouer les nombreux obstacles et parer aux imprévus, notamment les fantômes du passé susceptibles de réduire ses plans à néant.

Quoi qu’il en soit, The Art of More a réussi à capturer l’essence même de ce monde assez étrange. Tout cela nous est alors conté du point de vue de Graham Connor (incarné par Christian Cooke). Ce dernier débarque chez les Davenport pour lesquels il va devoir travailler afin de faire de belles et nouvelles acquisitions. On sent que Graham est plus intéressé que l’on ne pourrait l’imaginer mais c’est aussi ce qui fait que ce personnage est intéressant et que la série a un intérêt sur la longueur. On voit que le personnage a des choses à raconter et c’est aux futurs épisodes de nous dire ce qui vaut la peine. C’est assez drôle de voir des personnages se battre pour une Ferrari ou bien (dans l’épisode 2 les paroles de Won’t Get Fooled Again de The Who). A côté de Graham, nous avons Roxanna (incarnée par Kate Bosworth). La rivalité entre les deux maisons qu’ils représentent va forcément créer des intrigues assez classiques par la suite (on imagine facilement que Roxanna et Graham vont se rentrer dedans dans tous les sens du terme à un moment donné). Les deux cherchent les mêmes choses, les mêmes clients et Roxanna a elle aussi son propre passé, ses intrigues personnelles ce qui permet à Graham de ne pas se sentir trop seul non plus.

Malgré le fait que certaines choses soient assez prévisibles, The Art of More a tout de même beaucoup plus à raconter que l’on ne pourrait le penser. A commencer car nous avons des intrigues policières, des intrigues personnelles étranges et puis le passé de Graham. C’est dans compter sur la famille Davenport qui a elle aussi tout un tas de petits secrets bien à elle. Créée par Chuck Rose (Come as You Are), ce dernier n’est pas le plus connu des scénaristes et pourtant, on sent qu’il a travaillé son histoire avec cette série. On sait pertinemment aussi que la série va rapidement entrer dans une sorte de mécanique un peu comme Leverage ou encore White Collar mais l’univers est encore différent. La série ne cherche pas à être légère et fun, mais à dépeindre le tout avec un certain réalisme. Le monde de cette série s’étend également aux familles et aux relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres. Si le côté cas de la semaine pourrait être rebutant, on voit dans le second épisode que ce n’est là que pour justifier l’histoire professionnelle du héros, rien de plus. Tout le reste est fait pour raconter des choses différentes et résoudre les mystères de chacun.

Note : 6.5/10. En bref, une introduction assez intéressante pour un sujet original.

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