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Critiques Séries : Black-ish. Saison 2. Episode 5.

4 Décembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Blackish

Critiques Séries : Black-ish. Saison 2. Episode 5.

Black-ish // Saison 2. Episode 5. Churched.


L’Eglise, la foi, la religion, etc. c’est quelque chose que Black-ish n’avait pas encore utilisé mais cette semaine, c’est le cas. C’est ici un épisode assez simpliste que la série nous propose mais aussi un épisode qui n’a malheureusement pas grand chose de mémorable. C’est un épisode consommable, que l’on déguste durant 20 minutes et que l’on va rapidement oublier. Car tout est trop facile, tout tombe trop facilement sous le sens et l’on n’arrive donc pas vraiment à être surpris. En donnant à Dre et Bow l’envie de dire plus souvent « oui » mais aussi d’aller à l’Eglise durant cet épisode, la série associe deux choses qui auraient pu faire deux bons épisodes utilisées autrement. C’est ce qu’il y a de plus problématique du coup, car l’on ne profite pas suffisamment de l’histoire et de ce qu’il a à raconter véritablement en parallèle. De plus, l’épisode ne nous donne pas vraiment l’occasion de comprendre ce que la famille Johnson veut d’un coup ou d’un autre. Certes, l’expérience de l’Eglise n’est celle que d’un épisode mais je trouve qu’il manque un petit quelque chose. Je crois que l’une des choses les plus drôles c’est probablement Dre et Bow qui ont envie de donner des conseils aux organisateurs afin de faire en sorte que les dimanches à l’Eglise soient moins cafardeux pour eux.

Sauf que l’on sait très bien comment cela se passer. Encore plus quand la mère de Bow débarque. La série cherche à raconter deux histoires d’Eglise différentes. D’un côté la presbytérienne et de l’autre l’Eglise baptiste. La première, à prédominance blanche, est une occasion de plonger nos personnages préférés au milieu d’une sacrée histoire qui ne leur correspond pas du tout. L’autre, est plus destinée à Ruby qui a besoin d’une expérience bien à elle. La série tente de mélanger le tout, avec les Cooper. D’ailleurs, ceux-là n’apportent rien du tout à l’épisode dans leur confrontation avec les Johnson. Cela aurait pu être hilarant mais étrangement, il ne se passe rien du tout de tout ça. Tout est trop plat à mon goût alors que justement, Black-ish est une série qui a énormément de potentiel pour faire beaucoup plus. L’Eglise était de toute façon un terrain glissant, encore plus pour cette comédie qui déteste les conventions. Elle tombe cependant ici dans une convention qui ne lui sied pas vraiment et c’est l’un des plus gros problèmes que la série peut avoir, car on n’a pas besoin d’une comédie qui fait les choses dans l’ordre sans sortir des clous. Car justement, ce qui fait la force de Black-ish c’est quand elle sort de ces conventions de la sitcom afin de devenir sa sitcom à elle.

Ce qui est intéressant ce n’est pas non plus Dre et Bow qui demandent à leurs enfants leur opinion sur l’Eglise et la religion. Le seul truc vraiment intéressant c’est plutôt le fait que Dre et Bow viennent de famille où l’Eglise faisait partie de leur éducation, où c’était forcé. Cela me fait un peu penser à ma vie personnelle. Mes parents n’ont jamais été forcés à aller à l’Eglise (et je pense que c’est aussi car l’on n’est pas aux Etats-Unis) mais ils ont tout de même eu les prémices d’une éducation religieuse (catéchisme et baptême). C’était quelque chose qui se faisait apparemment à l’époque. Sauf qu’avec les années qui passent et les enfants, certains parents n’ont pas eu envie de faire subir à leurs enfants quelque chose qui ne leur a finalement rien apporté. C’est le message qu’il y a ici aussi, Dre et Bow n’ont pas voulu imposer à leurs enfants une éducation religieuse. Les intrigues secondaires sont donc un peu plus plates. Jack et Diane par exemple n’ont rien à nous offrir de neuf. C’est bien le problème. Finalement, Black-ish est une série qui fonctionne plutôt bien dans son ensemble mais qui s’est ici reposée sur ses lauriers. Pris dans son ensemble, cet épisode est assez fun mais est-ce suffisant ? Je ne pense pas. Surtout que Black-ish a été capable de faire tellement mieux.

Note : 5/10. En bref, un peu décevant.

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