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Critiques Séries : Catastrophe. Saison 2. BILAN (UK).

12 Décembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Catastrophe

Critiques Séries : Catastrophe. Saison 2. BILAN (UK).

Catastrophe // Saison 2. 6 épisodes.
BILAN


La saison 1 de Catastrophe était une agréable petite surprise venue de nulle part. Je ne m’attendais pas du tout à tomber sous le charme mais j’étais très heureux que Channel 4 renouvelle la série l’an dernier pour une saison 2 de 6 nouveaux épisodes. La comédie de Sharon Horgan et Rob Delaney était pleine de tendresse, de folie et de tout un tas d’autres choses. Le pendant britannique de You’re the Worst continue d’illuminer la vie de ses personnages et ce que la série va nous apprendre c’est qu’il peut se passer énormément de choses entre deux saisons. Peu de temps après les évènements de la saison 1, nous retrouvons donc Rob et Sharon dans de nouvelles aventures. On retrouve donc des choses nouvelles comme le fait qu’ils ont maintenant deux enfants à surveiller et des trucs qui n’ont pas changé. Le charme et le côté chaleureux de la première saison n’a pas disparu. Bien au contraire, je dirais même que cela est devenu beaucoup plus sympathique. Cette comédie romantique est une vraie tarte gourmande, pleine d’idées et de surprises, grâce à ses personnages très simplistes mais soignés. C’est un portrait vrai, autour de dépression post-natale, de la démence, et de tout un tas de sentiments différents.

Ce qui reste original avec cette comédie romantique c’est le point de départ de l’histoire et l’ironie du sort derrière. Car Catastrophe c’est un titre. La catastrophe dans la saison 1 c’était le bébé qui arrivait sans que les deux ne l’aient vraiment commandé. Du coup, quand on avait vu Sharon et Rob pour la dernière fois l’an dernier, ils venaient tout juste de se marier et Sharon perdait les eaux. Le fait que la série répète cette année plus ou moins le schéma est intéressant car le point de vue est complètement différent (et forcément, l’humour repose sur des bases tout aussi différentes mais pas moins intéressantes). Au fil des épisodes, les personnages vont avoir largement de quoi nous permettre de passer un bon moment tout en riant et en étant parfois même touchés par ce qui se passe. Ce qu’il y a de plus délicieux là dedans c’est probablement Carrie Fisher qui incarne la mère de Rob, Mia. Elle n’est plus au bout du fil et maintenant en chair et en os. C’est un choix judicieux d’actrice mais en plus de ça, la série parvient à étendre son univers de façon assez intelligente. Je ne m’y attendais pas du tout mais le résultat est au rendez-vous. Elle est maintenant à Londres, pour une période indéterminée. Elle ne fait aucun effort pour prononcer le prénom irlandais de sa petite fille (et ce même si Rob a aussi un peu de mal) et puis on ne peut pas dire qu’elle soit autre chose qu’un boulet.

Mais j’adore les boulets surtout dans une série comme Catastrophe. C’est toujours judicieux des boulets. Du côté de Sharon, le père de cette dernière ne peut même pas se souvenir de comment s’appelle sa propre fille alors qu’elle se retrouve en pleine dépression. J’aime bien la façon dont la série traite justement les peurs de Sharon, sur le fait qu’elle pense ne pas profiter assez de son enfant. C’est très réaliste en même temps de nous plonger dans un univers très cocasse. On plonge donc cette année un peu plus dans la vie personnelle des personnages, surtout de nos héros. J’aime bien le fait que la série propose des choses de ce genre là car justement, c’est pile poil ce que je pouvais attendre. Avec une dose d’humour toujours bien dosée, de la tendresse aussi et des moments originaux et réaliste, Catastrophe est l’une des comédies les plus surprenantes de sa génération. Elle repose sur des idées ultra simples et pourtant, en articulant son histoire autour de ses héros et de certains aléas de la vie, la série trouve encore une fois le ton juste afin de parler de choses parfois plus graves que d’autres. Ce n’est pas toujours facile de faire rire avec l’amour, surtout quand celui-ci est dépeint comme dans Catastrophe.

Note : 8/10. En bref, le charme opère toujours.

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