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Critiques Séries : New York, Unité Spéciale. Saison 17. Episode 4.

14 Décembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : SVU

Critiques Séries : New York, Unité Spéciale. Saison 17. Episode 4.

New York, Unité Spéciale // Saison 17. Episode 4. Institutional Fail.


Souvent, SVU est une bonne série dès qu’elle s’occupe de problèmes de société. Après le solide épisode précédent, parlant de bullying et de transexualité, ce nouvel épisode de SVU parle d’un tout autre sujet : le Département de la protection des enfants qui est débordé. Cet épisode est une façon de dire à quel point l’institution ne fonctionne pas aussi bien qu’elle le devrait car elle est débordée par ce qui se passe. Dommage cependant que cela ne se concentre pas toujours sur les meilleurs aspects de cette histoire car du coup, SVU repose parfois un peu trop sur son très bon casting et notamment Whoopi Goldberg (récemment vu dans Glee) qui trouve ici un rôle à la hauteur de son talent et qui lui permet de véritablement nous démontrer qu’elle est capable de tout un tas de choses. Sa façon de se défendre, de parler et de donner son témoignage, tout cela fonctionne dans la cour de justice. Cela va bien évidemment de pair avec tout le reste de l’histoire qui fonctionne là aussi en grande partie au service de l’actrice et d’autres bonnes guests comme l’arrivée de Peter Gallagher au casting de la série, autre personnalité bienvenue dans l’univers de SVU que l’on avait déjà pu apercevoir l’an dernier.

La série nous offre une histoire assez touchante dans son ensemble avec la volonté de créer quelque chose de fort autour des personnages. Si le personnage de Whoopi Goldberg fonctionne très bien, je suis heureux de voir que la série cherche aussi à faire des dialogues des moments de critiques de la société actuelle. Par moment, SVU ressemble à une série de David E. Kelley, ce dernier étant souvent engagé pour parler des problèmes de la société américaine et de son système judiciaire. J’aime bien ce que fait SVU ici car cela change (sans totalement changer non plus) la façon d’aborder certains sujets. Sans compter qu’ici, la partie judiciaire prend le pas sur le reste, donnant la part belle à Barba et la cour de justice. J’ai toujours aimé l’univers judiciaire de SVU, bien que souvent très peu utilisé mais à chaque fois qu’il est mis en avant comme ici, il est rare que cela soit raté. Ce que j’attendais peut-être aussi c’est que l’enquête soit un peu plus importante par moment, notamment car elle aurait peut-être permis d’être un peu plus touché par ce qui se passe. L’émotion vient à manquer malgré toutes les terribles choses subit dans cet épisode. Je crois que le conflit entre One Police Plaza et nos héros était peut-être beaucoup plus intéressant que l’affaire policière en elle-même.

Le conflit permet là aussi de parler de sujets qui fâchent et de la façon dont la police gère la solution. C’est peut-être aussi plus intéressant que la morale et les questions politiques de l’épisode. L’intégralité des gens est remise en cause, la rébellion fait elle aussi rage afin de contrer un mauvais leadership pour la bonne cause. J’ai trouvé Dodge beaucoup plus ennuyeux qu’habituellement par exemple avec ses insinuations sur le fait qu’Olivia n’aura pas sa promotion car elle ne reste pas dans les rangs et fait toujours les choses de façon à aller dans le sens de la victime et pas toujours dans le sens de la police. Mais quand on voit Olivia, on a envie de tout lui donner car c’est une femme forte, qui sait très bien gérer le personnel à sa charge et les affaires qui sont sous sa responsabilité. Dodge est peut-être l’un des personnages les plus décevants aussi car il ne parvient pas à rendre intéressant ses idées. L’aventure de Rollins et de sa grossesse manque parfois un peu de pep’s mais ce n’est pas si neuf que ça non plus. Disons que les histoires de grossesse n’ont jamais été les meilleures de toute l’histoire de la série.

Note : 7/10. En bref, des problèmes de société soignés même si le côté policier aurait mérité de prendre un peu plus de temps.

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