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Critiques Séries : New York, Unité Spéciale. Saison 17. Episodes 5 et 6.

15 Décembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Crit. Sér. : SVU

Critiques Séries : New York, Unité Spéciale. Saison 17. Episodes 5 et 6.

New York, Unité Spéciale // Saison 17. Episodes 5 et 6. Community Policing / Maternal Instincts.


Ce n’est pas toujours facile de parler de choses qui ont fait débat mais SVU aime défendre des cas laissant le débat toujours ouvert. Avec « Community Policing », la série s’inspire parfaitement de ce qui s’est passé avec l’affaire Ferguson aux Etats-Unis, ce jeune garçon afro-américain abattu par un policier qui a toujours soutenu le fait qu’il lui a tiré dessus car il avait une arme. Sauf qu’il était impossible de retrouver cette dite arme qu’il aurait vu. L’affaire est complexe mais traitée de façon intelligente, surtout car SVU ne cherche pas qu’à donner le point de vue de l’histoire (déjà débattu dans les médias) mais aussi la façon dont le SVU peut gérer la crise, contenir les problèmes liés à cette crise tout en développant aussi les histoires personnelles de chacun. Dans un premier temps et avant même le cas de la semaine, Declan Murphy est le père du bébé de Rollins. C’est une bonne façon de faire revenir Murphy dans la série même si je regrette toujours autant que Donal Logue soit coincé dans Gotham dans un rôle qui ne lui offre pas vraiment l’occasion de briller autant qu’il a pu briller dans SVU depuis ses premières apparitions. J’ai toujours adoré l’histoire de Rollins et accessoirement celle de Murphy. Connecter les deux est une très bonne idée, en espérant que Murphy face plus d’apparitions dans la série dans un futur proche.

Mais je dois également admettre que je suis un peu surpris car la relation entre Murphy et Rollins m’est toujours apparue comme un mentor pour Rollins, ni plus ni moins. Leur relation avait débutée de façon assez singulière au détour d’une mission sous couverture. Pour ce qui est du cas de la semaine, c’est une occasion de rappeler que SVU est toujours très proche de ce qui se passe dans la réalité et donc dans la rubrique des faits divers aux Etats-Unis. L’inspiration est clairement là et même s’il y a ici tous les poncifs du genre, cela reste efficace. L’action est omniprésente car la tension que la série parvient à installer fonctionne. Tout au long de l’épisode, le comportement des flics comme de la communauté où le jeune homme est abattu s’appui sur tout un tas de stérérotypes. La question n’est donc pas forcément de savoir qui est coupable ou qui est innocent mais plutôt de comprendre ce qu’une mort de ce genre là, dans ce genre de circonstance, peut apporter dans une communauté de flics et afro-américaine. La confrontation des deux reste bien moins intéressante que celle qui s’est passée dans la réalité avec le crime de Ferguson. C’est là que SVU n’a finalement pas réussi à faire les choses comme on aurait probablement pu l’espérer mais l’on ne peut pas en vouloir aux scénaristes non plus.

Avec « Maternal Instincts », SVU confirme une nouvelle fois que cette saison est celle de Rollins. Si la précédente était plus celle de Benson, gérant les conséquences de ce qui s’était passé dans la saison 15 (et accessoirement aussi celle de Danny Pino avant son départ), cette année c’est Rollins qui est mise en avant. L’histoire est un peu soap-esque, ce qui apporte une nuance intéressante à l’univers de SVU. En attendant, si l’épisode n’est pas toujours une belle réussite, il permet surtout de redonner à Amanda l’occasion de voir à quel point sa famille est vraiment bancale. Le cas de la semaine était ainsi plus important que l’histoire d’Amanda et de son drame familial. J’ai toujours apprécié les épisodes de Rollins depuis qu’elle est apparue dans la série. Kelli Giddish a toujours su se faire une très belle place dans l’univers de SVU sans que l’on ne puisse remettre en cause son intégrité. Peut-être aussi que cet épisode ne fonctionne pas toujours du point de vue de Rollins car l’on a l’impression que la série ne cherche pas à créer un once d’originalité. On a l’impression que tout est un peu tombé à l’eau. Ce n’est que mon humble avis bien entendu. Du côté du cas de la semaine, j’ai toujours trouvé les épisodes qui impliquent des victimes masculines intéressants.

En effet, les séries policières n’ont de cesse de parler de viol en mettant en scène des femmes victimes de viols alors qu’au fond, les hommes sont eux aussi sujet au viol. Cependant, c’est parfois difficile de croire qu’un homme puisse être une victime de viol sauf dans SVU. Dans cette série, les scénaristes parviennent toujours à trouver une façon de mettre en scène le sujet de façon intelligente et soignée. Tout ce qui se passe encore une fois ici touche donc le téléspectateur de plus près (et ce même si ce n’est pas si différent que ça de tout un tas d’autres affaires que la série a déjà traitée au fil des années). Finalement, SVU et donc une série intelligente qui sait soigner ses idées même si tout ne fonctionne pas toujours de la meilleure des façon. L’histoire d’Amanda n’était donc pas brillante mais elle reste intéressante. L’histoire de la semaine reste un parallèle correct mais une fois de plus, je pense que SVU vaut pour ce qu’elle sait créer avec ses personnages. Ils sont toujours mal en point, chamboulés par les cas de la semaine et puis j’espère que cet épisode n’est pas la première apparition de Kim que l’on ait pu voir dans cet épisode.

Note : 6.5/10 et 5/10. En bref, difficile de traiter certains sujets sans certains poncifs. Si les poncifs sont là, ce n’est pas toujours une mauvaise chose non plus, permettant de porter un peu mieux le récit.

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