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Critiques Séries : Rosewood. Saison 1. Episodes 4 et 5.

8 Décembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #Rosewood

Critiques Séries : Rosewood. Saison 1. Episodes 4 et 5.

Rosewood // Saison 1. Episodes 4 et 5. Vandals and Vitamins / Necrosis And New Beginnings.


Après trois épisodes à tourner en rond autour des abdos de son héros, Rosewood reste la série décevante qu’elle est depuis le départ. En effet, la série n’arrive pas vraiment à nous offrir le spectacle que l’on aurait probablement pu espérer (et/ou imaginer). Dans « Vandals and Vitamins », Rosewood reçoit notamment une lettre dans laquelle on lui annonce qu’il pourrait bien être le père d’un enfant qui appartient à l’une de ses ex. Il va alors partir à la recherche de cette ex qu’il aurait pu engrosser. Par chance pour lui, sa petite amie officiellement, Kate, l’accompagne dans sa quête de réponse en lui assurant qu’elle se moque complètement de son passé. Du point de vue de la vie personnelle de son héros, la série continue d’explorer les thématiques sauf que le résultat est très différent de ce que j’aurais pu espérer. J’aimerais bien que Rosewood puisse donner un coup de fouet à son histoire et éviter de tomber dans tous les clichés du genre. C’est une série procédurale, très classique, mais justement c’est aussi sa plus grande faiblesse. Si les histoires personnelles du héros ramollissent les épisodes (et c’est le contraire que j’espérais, que cela puisse pimenter un peu le tout), le résultat est tout autre.

Notamment du point de vue de la relation entre Rosewood et Villa. J’ai l’impression que ces deux là s’appuient sur tout un tas de relations qui ont déjà montré ce dont elles étaient capable ailleurs (Bones, Sleepy Hollow, etc.). Sauf que les duo de flics de ce genre là (même si ici ce n’est pas vraiment un duo de flics à proprement parler) on en a déjà vu des dizaines. C’est sacrément dommage de se répéter tout de même et l’intrigue de la semaine n’est pas suffisamment forte pour que l’on ait envie d’aller beaucoup plus loin. Le fait que Villa et Rosewood travaillent ensemble est important pour la dynamique de la série, mais rien d’original n’est fait autour de ces deux là, étant donné qu’en plus de ça les deux personnages sont forcés de travailler ensemble depuis le début de la saison sans que cela ne soit vraiment voulu. J’aurais préféré que justement les deux personnages puissent travailler ensemble avec l’envie de travailler ensemble (même si le développement sous jacent de leur amitié reste un élément décisif). Donna va de son côté démissionner mais continuer de fourrer son nez dans la vie personnelle de Rosewood. Mais là aussi, dès que la série tente d’être un peu plus tendre elle échoue lamentablement. J’aimerais bien que la série assume son envie de nous divertir sans se prendre la tête car c’est un peu tout le contraire qu’elle nous délivre.

Certes, les deux personnages ont quelque chose mais l’alchimie est toujours trop forcée entre les deux acteurs. Les deux personnages construisent leur amitié, leur relation, mais si le casting ne suit pas alors cela ne sert strictement à rien. « Necrosis and New Beginnings » n’est pas là pour me faire changer d’avis. Surtout que l’on a l’impression que Rosewood est déjà en train d’imaginer que Villa puisse avoir des sentiments pour le héros. Elle tente de le cacher mais tout est tellement mal joué que le résultat laisse clairement à désirer. Ce qui me fait rire c’est que de ce point de vue là, la relation entre Rosewood et Villa ressemble énormément à ce que l’on avait déjà pu voir par le passé avec Castle et Beckett lors de la première saison de Castle. Sauf que la première saison de Castle était efficace et savait très bien comment une relation entre deux personnages de ce genre là se doit de fonctionner. Rosewood tombe aussi dans certains clichés de la série afro-américaine (notamment à cause de Kat dont j’ai énormément de mal à voir où est-ce que la série peut bien aller). La crise de nerf de Villa face au baiser échangé entre Rosewood et Kat à la fin de l’épisode m’a fait plus rire qu’autre chose.

Mais d’un autre côté, c’est peut-être la première scène qui ressemble vraiment à quelque chose dans cette série depuis qu’elle a commencé. De plus, sur fond de « Russian Roulette » de Rihanna, j’ai eu l’impression de voir un épisode de Being Mary Jane ou une série de ce genre là. Je ne suis pas forcément le plus grand client du monde mais cela a le mérite d’être un poil plus intéressant. Car c’est une zone de confort que Rosewood est en train de toucher avec moi. Comme quoi, parfois même dans la médiocrité il y a des choses intéressantes en lesquelles on peut se retrouver. Dans cet épisode, Villa et Rosewood continuent de travailler ensemble et cette fois sur le meurtre d’un ancien escroc, Lavetta Serrano. L’histoire évolue de façon très classique, sans trop de surprises. C’est bête comme tout, Villa a raison, Rosewood est toujours l’élément perturbateur et humoristique, un peu comme Castle et Beckett sauf que ce n’est pas aussi touchant et attachant que cela n’a pu l’être dès le départ pour la série de ABC. Donna de son côté continue de fouiller dans les affaires de ses enfants. Je me demande si Donna ne court pas un danger quelconque et si à un moment donné cela ne va pas lui revenir en pleine figure. Ce pourrait être un poil ambitieux non ?

Note : 3/10 et 4.5/10. En bref, le potentiel de Rosewood s’évapore mais une scène à la fin de l’épisode 1.05 a réussi à me donner envie de revenir.

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