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Critiques Séries : The Grinder. Saison 1. Episode 4.

17 Décembre 2015 , Rédigé par delromainzika Publié dans #The Grinder

Critiques Séries : The Grinder. Saison 1. Episode 4.

The Grinder // Saison 1. Episode 4. Little Mitchard No More.


Ce n’est pas facile de savoir quoi dire de cet épisode de The Grinder car il est très différent des épisodes précédents. Ce qui est étrange avec cette série c’est sa capacité à se réinventer à chaque fois. L’épisode 2 était déjà intéressant dans sa façon de critiquer la difficulté de faire un épisode 2 après un pilote. Cet épisode, tourné comme le troisième de la saison, est dans la même lignée originale, sortant des codes pour nous surprendre. Si d’un point de vue de l’histoire c’est une mauvaise idée que d’avoir mis cet épisode après le faux épisode 3 (notamment car Claire est à nouveau la nouvelle alors que dans le vrai épisode 4 elle était déjà en train de travailler et semblait même faire partie de l’équipe). Cet épisode donne donc l’impression qu’il est hors champ, qu’il n’est pas dans la même lignée que les épisodes précédents. C’est aussi le premier épisode qui sort The Grinder de la cour de justice afin de nous plonger dans des aventures plus familiales. C’est dans ce genre d’épisodes que l’on est en droit de se demander si finalement cette comédie ne veut pas jouer sur plusieurs tableaux à la fois et pour le faire, doit donner de l’importance à chacune de ses intrigues.

La série parle aussi d’un sujet intéressant sur le fait que le héros se serait laissé un peu trop prendre au jeu du « Grinder » et aurait donc perdu sa propre personnalité. C’est une façon de parler de ces personnages qui sont enfermés dans la même dynamique sans parvenir à en sortir. J’aime bien Rob Lowe dans le rôle du Grinder et je trouve qu’il est justement parfait pour la comédie. Il n’y a rien dans cet épisode qui cherche à nous donner l’impression que l’on est dans une comédie judiciaire. Le but est de nous dire que les personnages évoluent chacun de leurs côtés et c’est fait de façon assez soignée. Disons que je ne m’attendais pas du tout à un tel épisode. Par ailleurs, ce n’est pas un épisode qui cherche à donner à Dean l’occasion de se poser des questions sur lui-même. C’est un épisode qui fait plus référence au second épisode de la saison et son côté meta : un nouveau personnage est introduit et les anciens sont par conséquents oubliés. Claire rejoint l’équipe et Todd a peur pour sa place dans l’équipe. Dean arrive en ville et Stewart est maintenant plus que jamais lié à son frère. Et ce n’est que des choses de ce genre là qui veinent rappeler à quel point la série cherche aussi à montrer que les nouveaux menacent toujours les anciens.  

The Grinder nous offre cependant ici un épisode particulièrement tendre et plein de moments assez touchants. C’est justement ce dont j’avais besoin avec cette série afin d’être complètement séduit. J’avais besoin de ressentir quelque chose et pas seulement d’être hilare devant car The Grinder n’est pas une série hilarante fondamentalement. Ce que je ressens pour cette série ce n’est pas vraiment les moments où Dean joue de sa célébrités, mais plutôt la façon dont elle parvient à organiser les relations entre les personnages (notamment entre Dean et Stewart alors que l’alchimie se veut de plus en plus palpable au fil des épisodes). Si en évitant un cas de la semaine The Grinder peut développer toujours plus ses personnages, je ne suis pas contre ce genre d’épisodes à l’avenir. L’apparition de Nat Faxon (malheureux depuis que FX a décidé d’annuler Married après 2 saisons) dans cet épisode est sympathique mais cependant très mal utilisée. J’aurais bien aimé qu’ils en fassent un peu plus autour de lui alors que la série semble préférer la relation qui se tisse entre Claire et Dean (la scène finale est d’ailleurs assez drôle).

Note : 6/10. En bref, difficile de juger un épisode jonglant entre les idées.

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